3 508 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 508
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 370
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B..., ressortissant turc, contestant l'arrêté du 22 décembre 2025 par lequel le préfet de la Haute-Garonne a renouvelé son assignation à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation. Il a considéré que l'assignation à résidence était légalement fondée sur les articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que le requérant n'établissait pas de changement de circonstances de fait ou de droit faisant obstacle à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B..., ressortissant irakien, qui contestait l'arrêté du préfet du Calvados du 6 octobre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni n'était entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour étaient légales, l'intéressé ne justifiant pas de circonstances humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET NDIAYE
Refus de carte professionnelle par le CNAPS. Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise. Non-lieu à statuer sur l'annulation et l'injonction car la carte a été délivrée en cours d'instance. Rejet des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) car le refus initial était fondé et aucun recours gracieux n'avait été formé.
Avocat : DIAKITE
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant son admission au séjour en qualité de salarié et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a substitué la base légale erronée (article L. 435-1 du CESEDA) par le pouvoir de régularisation du préfet, conformément à l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Il a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen complet de la situation de l'intéressé. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Avocat : NDIAYE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme C... demandant l'annulation de la décision du ministre de l'intérieur du 14 novembre 2022 classant sans suite sa demande de naturalisation. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence de la signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier de la situation. Elle a jugé que le classement sans suite était justifié sur le fondement de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, en raison de l'absence de production de l'original de l'acte de naissance de l'intéressée malgré les relances du ministre. La requête a été rejetée dans son intégralité.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du 3 novembre 2025 par lequel le préfet du Calvados a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B... et l’a obligé à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas présumée, car la demande de titre de séjour relevait d’un changement de statut, et que M. B... ne justifiait pas d’une situation d’urgence particulière. En outre, aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, compte tenu de la menace pour l’ordre public constituée par ses condamnations pénales et de la possibilité de reconstituer la cellule familiale au Nigéria.
Avocat : CABINET NDIAYE
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné les requêtes de M. E... et Mme D..., contestant les arrêtés préfectoraux ordonnant leur remise aux autorités suédoises (responsables de leur demande d'asile) et leur assignation à résidence. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison d'un risque de renvoi vers l'Iran où ils craignent des persécutions pour leur conversion au christianisme. Le tribunal a rejeté les requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, validant ainsi les décisions de remise et d'assignation à résidence.
Avocat : DIAZ
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B..., demandeur d'asile colombien, qui sollicitait son admission dans un hébergement pour demandeurs d'asile ou d'urgence. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans instruction préalable. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, sans faire droit aux moyens tirés de l'atteinte à la dignité humaine ou à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet du Calvados refusant de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant algérien. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car postérieurement à la requête, l'intéressé a obtenu une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 6 avril 2026 et a été convoqué devant la commission du titre de séjour. En conséquence, la décision attaquée ne porte pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation.
Avocat : CABINET NDIAYE
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. E... et Mme D... contestant les arrêtés préfectoraux du 29 décembre 2025 ordonnant leur remise aux autorités suédoises et leur assignation à résidence. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III) et de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison d'un risque de renvoi en Iran où ils craignent des persécutions pour leur conversion au christianisme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions de transfert vers la Suède, responsable de l'examen de leurs demandes d'asile.
Avocat : DIAZ
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant l'arrêté régulier. Il a jugé que la seule promesse d'embauche ne constituait pas un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision n'a pas été considérée comme portant une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du préfet de police du 10 décembre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour "étudiant" de Mme A... et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a admis l'urgence, présumée en cas de refus de renouvellement de titre, et a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la requérante justifiant d'une progression dans ses études malgré des difficultés personnelles. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Avocat : DIARRA
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des textes applicables, notamment l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés par la requérante, tirés de l'absence de communication de l'avis médical de l'OFII et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de visa de long séjour opposé à Mme A... par l’autorité consulaire à Dacca. En cours d’instance, le visa sollicité a finalement été délivré le 2 novembre 2025, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 800 euros aux requérants au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : MEHAMMEDIA-MOHAMED
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. C... contestant l'amende administrative de 1 000 euros infligée par le département du Doubs pour fraude au revenu de solidarité active (RSA). Les moyens de légalité externe (vice de forme, de procédure et défaut de motivation) ont été jugés irrecevables car soulevés tardivement, après l'expiration du délai de recours. Sur le fond, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles, notamment l'article L. 262-52, et du code de justice administrative.
Avocat : DIAZ
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet des Alpes-Maritimes a indiqué qu'un récépissé était sur le point d'être délivré et que la carte de séjour était en cours de fabrication. Le juge des référés a constaté que la requête était devenue sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en condamnant l'État à verser 500 euros à Mme A... au titre des frais de l'instance.
Avocat : DIASPARRA JUSTINE
Avocat : DIAWARA
Avocat : NDIAYE
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 décembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités allemandes. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée, qu'elle ne méconnaissait pas les articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que l'administration n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'activant pas la clause discrétionnaire de l'article 17.1 du même règlement. La demande d'annulation a donc été rejetée.
Avocat : BERRADIA NEJLA