3 508 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 508
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 670
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant pakistanais, contestant la décision du ministre de l'intérieur du 16 décembre 2025 refusant son admission sur le territoire au titre de l'asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de la violation de la confidentialité de la demande d'asile, jugeant que le ministre, en tant qu'autorité compétente, pouvait légalement accéder au compte-rendu de l'entretien avec l'OFPRA. Il a également rejeté les autres moyens, dont celui relatif aux conditions matérielles de l'entretien, en application des articles L. 352-1 et L. 352-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DIAWARA
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... qui contestait le refus de l'exonérer de l'épreuve pratique du permis de conduire et le refus de restitution de son permis. Le tribunal a relevé que le requérant n'avait pas déposé sa demande d'inscription au permis dans le délai de neuf mois suivant la notification de l'invalidation de son permis, comme l'exige l'article R. 224-20 du code de la route. En conséquence, la préfète se trouvait en situation de compétence liée pour refuser la dispense, rendant le moyen d'incompétence inopérant. Les conclusions relatives à la restitution du permis ont été jugées irrecevables en l'absence de décision administrative préalable.
Avocat : MEHAMMEDIA-MOHAMED
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de Mme C... contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône fixant le pays de destination de son éloignement. Le juge écarte les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'absence d'examen particulier, et juge inopérants les vices de notification. Il estime que le droit d'être entendu n'a pas été méconnu de manière déterminante et que la décision ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de l'enfant.
Avocat : BERRADIA NEJLA
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, rejette la requête de M. E... contre l'arrêté du préfet de la Loire-Atlantique fixant la Russie comme pays de destination pour son éloignement. Le juge écarte les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, la délégation de signature étant régulière et la décision suffisamment précise. Il estime que le requérant n'établit pas de risques personnels et actuels en cas de retour en Russie, ni de liens familiaux suffisamment stables avec ses enfants majeurs, et rejette donc les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BERRADIA NEJLA
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait l’arrêté du préfet du Val-de-Marne du 6 février 2025 l’obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen de la situation, en se fondant sur la délégation de signature et la motivation de l’arrêté. Il a également jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en prononçant l’interdiction de retour, au regard des critères des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : NDIAYE
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 1er août 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'éloignement de l'intéressé demeurait une perspective raisonnable, le préfet justifiant de démarches concrètes pour son exécution. La solution s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du CESEDA.
Avocat : VAHEDIAN
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les conditions de délivrance d'un titre de séjour pour les ressortissants algériens sont exclusivement régies par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. C..., y compris ses demandes d'injonction et de frais de justice.
Avocat : DIA IBRAHIMA
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 10 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour "salarié" et prononçant son éloignement. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était légal, faute pour le requérant de justifier d'un visa de long séjour, condition exigée par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 412-1) et non incompatible avec l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Par conséquent, les décisions portant obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire et interdiction de retour de deux ans ont été validées, les moyens soulevés étant écartés comme infondés.
Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. C... comme manifestement irrecevable. Ce dernier demandait l’annulation d’une décision implicite de refus de titre de séjour, née de l’absence de réexamen de sa situation par le préfet après l’annulation d’un précédent refus. Le juge a estimé que cette absence de décision ne constitue pas un nouveau refus, mais relève de l’exécution du jugement d’annulation, relevant de la procédure spécifique de l’article L. 911-4 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée en toutes ses conclusions.
Avocat : NDIAYE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante malgache, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de changement de statut vers celui de salarié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la situation de l'intéressée résultant de l'écoulement du temps et non d'une circonstance particulière nécessitant une intervention à très bref délai. Il a également relevé qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour était née, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET THIERNO DIALLO
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi par M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police du 12 novembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles. En cours d’instance, le préfet a retiré cet arrêté le 9 décembre 2025, privant d’objet la demande d’annulation. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes accessoires, notamment celles relatives aux frais d’instance. La décision s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de Saône-et-Loire refusant le regroupement familial sollicité par M. B..., ressortissant algérien, pour son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'établissant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré l'invocation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
Avocat : N DIAYE CATHERINE
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant soudanais, contestant le refus de l'OFII de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a estimé que le requérant n'avait pas sollicité l'asile dans le délai de 90 jours suivant son entrée en France, sans motif légitime, conformément à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les éléments médicaux fournis étaient insuffisants pour démontrer une particulière vulnérabilité justifiant une dérogation au titre de l'article D. 551-17 du même code. La décision attaquée a donc été validée, et les conclusions à fin d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
Avocat : DIAZ
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. D..., ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 26 janvier 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D..., incluant les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement pur et simple de M. B..., qui contestait les arrêtés du 17 novembre 2025 du préfet des Hauts-de-Seine l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour. La requête en excès de pouvoir visait l'annulation de ces mesures. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a homologué par une ordonnance du 23 décembre 2025. Aucune autre disposition légale ou réglementaire n'a été mobilisée pour le rejet au fond.
Avocat : DIANGO
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 8 décembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé le renouvellement du titre de séjour « étudiant » de Mme B... et l'a obligée à quitter le territoire. La juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante de démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation, et qu'aucun moyen soulevé n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. L'ordonnance se fonde sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : MEHAMMEDIA-MOHAMED
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial au profit de son épouse. Le préfet de la Haute-Vienne a finalement autorisé ce regroupement le 22 avril 2024, conduisant le requérant à se désister de son instance. Par ordonnance du 22 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de M. C... au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à sa demande de frais irrépétibles.
Avocat : FADIABA-GOURDONNEAU
Le Tribunal Administratif de Montreuil (11ème chambre) a annulé la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis sur la demande de titre de séjour de M. A..., au motif d'un défaut de motivation. Le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, la décision est illégale. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. A... dans un délai de quatre mois et de lui délivrer un document provisoire de séjour en attendant, sans astreinte.
Avocat : DIARRA
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 22 décembre 2025, le président de la 11e chambre donne acte de ce désistement et clôt l’instance.
Avocat : MEHAMMEDIA-MOHAMED
Le tribunal administratif de Nantes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant le rejet implicite de son recours contre un ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a constaté que le recours contentieux, introduit le 6 novembre 2025, était tardif car formé après l'expiration du délai de deux mois suivant la naissance de la décision implicite de rejet du ministre le 27 mai 2025. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement des articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que de l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : DIABATE