3 508 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 508
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 015
Avec résumé IA
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour la fabrication et la remise d'une carte de séjour pluriannuelle. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge estime que la convocation du préfet postérieure à la requête rend sans objet la demande d'injonction. Il rejette donc cette demande mais condamne l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés pour le procès. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 (référé mesures utiles) et L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).
Avocat : DIARRA
**Sujet principal** : Demande d'injonction urgente pour obtenir une attestation de prolongation ou un récépissé suite à une demande de renouvellement de carte de résident déposée en ligne. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête en référé, considérant que la demande ne présente pas de caractère d'urgence suffisant pour justifier une injonction, l'étranger étant déjà en situation régulière jusqu'à une date récente et n'ayant pas démontré un préjudice imminent. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (conditions de l'urgence et rejet sans débat), ainsi que les articles L. 431-1, R. 431-2, R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (procédure de demande de titre de séjour).
Avocat : DIARRA
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) d'accorder des conditions matérielles d'accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a annulé la décision de l'OFII en date du 18 février 2026, considérant que le retrait de la décision initiale du 11 février 2026 pour illégalité rendait également illégale la nouvelle décision qui en reprenait les termes. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article L. 243-3 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a statué sur une requête en excès de pouvoir concernant le refus initial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) d'accorder des conditions matérielles d'accueil à une demandeuse d'asile. La juridiction a prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle et a donné acte de son désistement concernant l'annulation de la décision, celle-ci étant devenue sans objet puisque l'OFII avait finalement accordé les conditions d'accueil de manière rétroactive. Le tribunal a également mis à la charge de l'OFII une somme de 1 000 euros au titre des frais liés au litige, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal administratif de Nantes donne acte du désistement des requérants concernant leur recours en annulation contre un refus de visa de long séjour. Ce désistement est la conséquence de l'absence de confirmation du maintien de leur requête au fond, dans le délai d'un mois suivant le rejet de leur demande de suspension en référé. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, qui prévoit cette procédure de désistement d'office.
Avocat : BERRADIA
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant nigérian visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire attestant de la régularité de son séjour et l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que l'administration avait pris des arrêtés refusant le renouvellement de son titre de séjour, prononçant une obligation de quitter le territoire et une assignation à résidence. La mesure sollicitée, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été jugée faire obstacle à l'exécution de ces décisions administratives, condition prohibée par ce texte. Le requérant a été invité à se pourvoir éventuellement en référé-suspension contre ces arrêtés.
Avocat : MEHAMMEDIA-MOHAMED
**Sujet principal** : Demande de référé-liberté visant à obtenir l'enregistrement d'une demande d'asile présentée à la frontière et la mise sous le régime légal de la zone d'attente. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête au motif que la condition d'urgence n'est pas caractérisée. Il relève que la requérante, se trouvant dans une zone aéroportuaire, relève du régime spécifique de l'asile à la frontière, et que l'absence d'enregistrement immédiat de sa demande ne constitue pas, en l'espèce, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2, L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative ; articles L. 531-2, L. 521-7, L. 351-1, L. 351-4 et L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET THIERNO DIALLO
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté, rejette la requête de Mme A... qui demandait l'enregistrement immédiat de sa demande d'asile et son placement en zone d'attente. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante, qui a présenté sa demande à la frontière, relève du régime spécifique de l'asile à la frontière et non de la procédure de droit commun. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et les dispositions du livre III du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET THIERNO DIALLO
Le Tribunal Administratif de Montreuil rejette la requête d'un ressortissant malien demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, du défaut d'examen et de la méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 435-1 et L. 423-23). Elle estime que l'administration a régulièrement exercé son pouvoir d'appréciation en constatant l'absence d'attaches suffisantes en France et la présence d'attaches familiales dans le pays d'origine.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant sénégalais visant à enjoindre au préfet de lui accorder un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'utilité de la mesure sollicitée, faute d'avoir effectué des démarches administratives préalables suffisantes et d'avoir précisé les dysfonctionnements allégués. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et a été rendue selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : NDIAYE
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de Mme A... visant à annuler le refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire algérien contre un permis français. Le préfet avait motivé son refus par le caractère falsifié du document présenté. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant que la décision était suffisamment fondée en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de la requête, sur la base des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que de l'arrêté du 12 janvier 2012.
Avocat : DIAZ
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A..., ressortissant nigérian, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d’un visa de retour en France. La juridiction a jugé que la décision de la commission de recours contre les refus de visa, qui s’est substituée à la décision consulaire, était légale. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, de la méconnaissance de l’article L. 312-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, la requête a été rejetée.
Avocat : DIALLO
Le Tribunal Administratif de Melun constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation d'un refus implicite de titre de séjour, car la préfecture a délivré le titre demandé après la saisine du tribunal. La juridiction ordonne néanmoins à l'État de verser 1000 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'elle a obtenu satisfaction après l'introduction de son recours. Les autres conclusions sont rejetées.
Avocat : DIALLO
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Avocat : DIAKA AIMÉ
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. E..., ressortissant russe, contestant un arrêté de transfert aux autorités hongroises et une assignation à résidence pris par le préfet de la Haute-Garonne. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, et de la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, la demande d'annulation de l'arrêté de transfert a été rejetée, et le désistement des conclusions contre l'assignation à résidence a été constaté. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur le règlement Dublin III.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé-liberté, rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à faire cesser son placement en zone d'attente de l'aéroport d'Orly. Le juge estime que l'atteinte à la liberté fondamentale d'aller et venir n'est pas manifestement illégale, l'étranger ne satisfaisant pas aux conditions légales d'entrée, notamment l'obligation de présenter une attestation d'accueil pour un séjour privé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 311-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VAHEDIAN
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un recours en excès de pouvoir concernant le refus implicite de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant dominicain. La juridiction a constaté qu'un récépissé avait finalement été délivré au requérant après l'introduction de sa requête, rendant ses conclusions sans objet. En conséquence, le tribunal a décidé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, et a rejeté la demande de condamnation aux frais exceptionnels.
Avocat : VAHEDIAN