16 689 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
16 689
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 570
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C... A... contestant le second renouvellement de son assignation à résidence dans le Maine-et-Loire. Le requérant, ressortissant tchadien sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français, soutenait une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 18 mars 2026 était suffisamment motivé en droit et en fait, et que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation. La solution retenue est fondée sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté les requêtes de M. D..., ressortissant malgache, dirigées contre un arrêté du préfet de Maine-et-Loire refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire, et contre un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation sur le caractère réel et sérieux des études, en application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire n'était pas disproportionnée et que l'assignation à résidence était justifiée par un risque de fuite, sans erreur manifeste d'appréciation.
Avocat : DONAZAR
La Cour administrative d’appel de Marseille a rejeté la requête de l’association syndicale autorisée (ASA) du canal de Ventavon - Saint-Tropez, qui contestait le refus du tribunal administratif d’annuler une facture de 87 508,80 euros émise par EDF pour une ouverture anticipée des vannes. La cour a jugé que le droit d’eau de 2 500 litres par seconde, accordé par la loi du 20 juillet 1881, avait été abrogé par l’article 3 de la loi du 26 août 1919, et que les conventions de 1972 et 1976 limitaient les prélèvements gratuits de l’ASA à la période du 15 avril au 15 octobre. En conséquence, la facture d’EDF était fondée, et la demande de remboursement a été rejetée.
Avocat : SELARL LANDOT & ASSOCIES
Le Conseil d’État rejette le pourvoi de M. A... pour défaut de moyen sérieux. Il estime que les moyens soulevés (erreur de droit, insuffisance de motivation, dénaturation) ne permettent pas l’admission du pourvoi. Cette décision confirme l’ordonnance de la cour administrative d’appel et met fin au litige.
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Avocat : DONAZAR
Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B..., estimant qu’aucun des moyens soulevés (contradiction de motifs, dénaturation, méconnaissance de l’article 6-1 de la CEDH) n’est sérieux. La décision confirme le rejet de sa demande de titre de séjour pour irrecevabilité, faute de présentation personnelle en préfecture. Cette ordonnance clôt définitivement le litige sans examen au fond.
Avocat : SCP DOUMIC-SEILLER
Le Conseil d’État refuse d’admettre le pourvoi de M. B... contre l’ordonnance rejetant sa demande d’hébergement d’urgence et d’allocation pour demandeur d’asile. Le moyen unique de dénaturation, tiré de l’absence d’urgence particulière, est jugé insuffisant pour permettre l’admission. Cette décision confirme le rejet de la requête en référé-liberté.
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : SCP CELICE, TEXIDOR, PERIER
Avocat : LE PRADO
Avocat : KADOCH
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler le refus de délivrance d'un visa de court séjour en France. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 12 février 2024, dûment motivée, s'était substituée à la décision implicite initialement contestée, rendant irrecevable le moyen tiré de l'insuffisance de motivation. Il a estimé que l'administration avait légalement justifié son refus en relevant un risque de non-retour au pays d'origine, au regard notamment des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ALEXIS TORDO
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Avocat : SELAS WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS;AARPI ANDOTTE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la demande d'un contribuable visant à obtenir la décharge de rappels de TVA et de pénalités pour la période 2013-2017. Le tribunal a jugé que l'activité d'agent commercial exercée constituait bien une activité économique imposable à la TVA, et que son défaut de déclaration caractérisait une activité occulte. Cette qualification a permis à l'administration d'appliquer le délai de reprise étendu de dix ans prévu à l'article L. 176 du livre des procédures fiscales et la majoration de 80% prévue à l'article 1728 du code général des impôts.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS JURISDOMUS
Avocat : CALVO PARDO
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A... qui contestait des rectifications et pénalités fiscales pour défaut de déclaration de revenus non commerciaux (activité d'agent commercial) sur la période 2013-2017. La juridiction a jugé régulière la procédure de rectification contradictoire et a validé l'évaluation d'office des bénéfices ainsi que la majoration de 80 % pour activité occulte, au titre des articles L. 169 et suivants du livre des procédures fiscales. Elle a également estimé infondées les critiques sur le calcul des charges et du quotient familial.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS JURISDOMUS
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à modifier une précédente ordonnance pour enjoindre au préfet de lui délivrer une nouvelle autorisation provisoire de séjour. Le juge estime que la perte d'emploi de la requérante ne constitue pas un "élément nouveau" au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative et que sa demande, équivalant à une nouvelle requête en référé, est manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1, L. 521-4 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : KADDOURI
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'éloignement. Il a constaté que le requérant était placé en rétention administrative à Nîmes. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal s'est déclaré incompétent territorialement. Il a en conséquence ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Nîmes, juridiction territorialement compétente.
Avocat : ABDOU
Le Tribunal administratif de Paris rejette la demande d'injonction en référé visant à obtenir la communication d'un rapport d'évaluation sociale concernant des enfants. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative implicite de refus, intervenue après un mois de silence de l'administration conformément aux articles R. 311-12 et R. 311-13 du code des relations entre le public et l'administration. Il relève également que les requérants ne justifient pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ni d'un péril grave qui permettrait de contourner ce refus implicite.
Avocat : DOUMI
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler la décision de la Ville de Paris de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée. Le juge rappelle qu'un agent en CDD n'a pas de droit au renouvellement, mais que l'administration doit agir dans l'intérêt du service, ce qui peut inclure des considérations sur la manière de servir. Il écarte les moyens soulevés (incompétence du signataire, défaut de motivation, absence d'entretien préalable et de communication du dossier), estimant que la décision contestée n'avait pas le caractère d'une sanction disciplinaire et que les procédures spécifiques à celle-ci ne s'appliquaient donc pas. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique.
Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)