3 565 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 565
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 470
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus d'un visa de long séjour. Cette solution est retenue car l'autorité consulaire a délivré le visa sollicité après l'introduction de la requête, rendant celle-ci sans objet. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne l'État à verser 500 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Avocat : ALESSANDRINI
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral des Landes du 29 janvier 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour "travailleur saisonnier" et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence de la signataire et en jugeant la motivation suffisante au regard des obligations liées au statut de saisonnier. La décision s'appuie sur les dispositions de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante camerounaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 14 août 2025 refusant de lui délivrer une carte de séjour temporaire et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de la Gironde n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour sollicité sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que les autres mesures (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour) étaient légales. La décision s'appuie sur le CESEDA et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
**Sujet principal** : La requête d'une conseillère pédagogique visant à annuler le refus implicite de sa demande de rupture conventionnelle et à obtenir réparation pour des préjudices liés à des faits allégués de harcèlement moral et de manquement à l'obligation de sécurité de l'employeur. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare non-lieu à statuer sur la demande d'annulation, la requérante ayant finalement signé une rupture conventionnelle postérieurement à sa requête. Concernant la demande d'indemnisation, l'analyse des faits (non entièrement reproduite ici) conduit généralement, dans ce type de contentieux, à vérifier l'existence d'une faute de l'administration engageant sa responsabilité. **Textes appliqués** : Le Code de justice administrative (notamment pour la procédure et l'exception de non-lieu) et les textes régissant la fonction publique et les obligations de l'employeur public (loi n°83-634 du 13 juillet 1983, décret n°82-453 du 28 mai 1982).
Avocat : ANDRIEUX
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet, agissant dans le cadre de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation, considérant que les éléments d'intégration personnelle invoqués ne suffisaient pas à justifier l'exercice de son pouvoir discrétionnaire. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien ont également été écartés.
Avocat : KADRI
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension d'urgence d'un refus de visa de long séjour pour conjoint de Français. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, considérant que la séparation du couple n'est pas suffisamment grave et immédiate au regard des visites régulières de l'épouse et de la prise en charge médicale dont elle bénéficie. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant un rejet implicite d'une demande de regroupement familial. La juridiction constate un non-lieu à statuer sur ces demandes, l'administration ayant accordé le regroupement familial après l'introduction du recours. Elle condamne néanmoins l'État à verser 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, considérant que le recours était nécessaire pour obtenir une issue favorable.
Avocat : RODRIGUES-DEVESAS
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui renonçait à son recours contre une décision de placement à l'isolement en milieu pénitentiaire. En conséquence, le tribunal ne statue pas sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement.
Avocat : DRIS
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de visa pour conjoint de Français. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré le caractère d'urgence, malgré l'allégation de violences conjugales et de difficultés familiales, faute d'éléments probants. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une atteinte grave et immédiate pour justifier une mesure de suspension en urgence.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de court séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, considérant que la séparation du couple, qui maintient des contacts réguliers et peut se marier en Algérie, ne créait pas un préjudice suffisamment grave et immédiat. La décision a été rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour pour raison médicale. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais que les moyens soulevés (défaut de motivation, vice de procédure, erreur d'appréciation) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante a toutefois été admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale rejetant une demande de regroupement familial pour un enfant mineur. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le juge a ordonné la suspension de l'exécution de la décision de rejet, considérant que la condition d'urgence était remplie en raison de la séparation familiale préjudiciable, et qu'il existait un doute sérieux sur sa légalité quant à l'appréciation des ressources. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), et articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (conditions de ressources pour le regroupement familial).
Avocat : ANDRIVET
Avocat : ANDRIVET
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête d'un ressortissant malgache visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire mais a estimé que la mesure préfectorale, prise en application des articles L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, était légale. Il a jugé qu'une perspective raisonnable d'éloignement existait, notamment au vu des démarches engagées pour obtenir un laissez-passer auprès des autorités malgaches.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur une requête en excès de pouvoir concernant un regroupement familial. Le requérant s'étant désisté suite à l'obtention d'une carte de résident et à l'admission de sa famille, le tribunal donne acte de ce désistement. Il condamne l'État à verser 800 euros au requérant au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : RODRIGUES
Avocat : DRIDI
Avocat : DRISSI BOUACIDA FAOUZIA
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Avocat : RODRIGUES DEVESAS