3 565 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 565
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 720
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande d'une requérante visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de la décision de refus déjà prise par le préfet, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également considéré que les conditions légales d'urgence et d'utilité n'étaient pas remplies, la requérante n'ayant pas démontré l'impossibilité d'obtenir l'attestation auprès du préfet territorialement compétent.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 5 décembre 2024 lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une mesure d'éloignement vers la Guinée et une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu du rejet définitif de sa demande d'asile et de l'examen de sa situation personnelle. Les moyens tirés de l'état de santé du requérant et d'une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme ont également été écartés.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B... visant à annuler les arrêtés préfectoraux des Landes le concernant. Le tribunal a estimé que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) était régulière, le préfet ayant examiné sa situation personnelle, et que les griefs concernant le pays de destination (la Turquie) et le refus de délai de départ volontaire étaient infondés ou insuffisamment étayés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SANCHEZ-RODRIGUEZ
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le juge a constaté que la requérante, ayant été invitée à régulariser sa demande en produisant un titre justifiant de son intérêt à agir, n'avait pas satisfait à cette obligation dans le délai imparti. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme, qui conditionne la recevabilité du recours, et sur les articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs au rejet des requêtes irrecevables.
Avocat : PERDRIX
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent et que le refus, fondé sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'est entaché ni d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation. Elle écarte également l'application des articles L. 435-1 et L. 435-4 du CESEDA, considérant que l'accord bilatéral constitue le régime complet pour les ressortissants algériens.
Avocat : DRIDI
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté d'éloignement. Le juge a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle du requérant. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : KADRI
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête de Mme A..., qui demandait initialement l'annulation du refus implicite de délivrance d'un récépissé de carte de séjour. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, visant à annuler les décisions du préfet de la Loire lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision contestée était compétent et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant la demande au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que le refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement ne méconnaissaient pas les droits du requérant, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : KADRI
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant congolais. Le juge a retenu que le préfet de la Gironde, en ne répondant pas à la demande de communication des motifs de son refus tacite, a méconnu les dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité, tenant au défaut de motivation, a conduit à l'annulation de la décision sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la demande d'expertise relative à des hospitalisations sans consentement. Il estime que le juge judiciaire (juge des libertés et de la détention) est seul compétent pour contrôler la régularité de telles mesures de soins psychiatriques, en application des articles L. 3211-12 et L. 3216-1 du code de la santé publique. Par conséquent, la requête est jugée irrecevable devant la juridiction administrative.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et la motivation fondée sur l'absence de titre de séjour régulier (article L. 611-1 du CESEDA). La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée pour défaut d'urgence.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire initial et un permis modificatif délivrés à une SCI. Le tribunal a jugé que le requérant justifiait d'un intérêt à agir et que sa requête était recevable, mais a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à une prétendue fraude et au non-respect du règlement du PLU, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
Avocat : PERDRIX
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un riverain contre un arrêté municipal autorisant un festival sur le domaine public. Le tribunal a jugé que le requérant justifiait d'un intérêt à agir en sa qualité de voisin, mais a rejeté ses moyens au fond. Il a estimé que l'obligation de réaliser une étude d'impact acoustique, prévue par les articles R. 571-26 et R. 571-27 du code de l'environnement, ne s'appliquait pas en l'espèce à une autorisation d'occupation temporaire du domaine public pour une manifestation ponctuelle.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B... A..., qui renonçait à son recours contre son ajournement à l'examen d'accès à la profession de conducteur de VTC. La juridiction rejette la demande de la chambre des métiers et de l'artisanat de la région PACA de condamner le requérant aux frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du même code, qui habilite le juge à constater un désistement.
Avocat : SELARL MAS CEDRIC
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler le refus implicite de délivrance de visas de court séjour à la famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a annulé la décision administrative, considérant que le refus était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaissait les droits au respect de la vie familiale. La solution s'appuie sur la directive 2004/38/CE et les articles L. 200-4, L. 232-1 et R. 221-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui garantissent un droit au visa pour les membres de la famille d'un citoyen de l'UE.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D... A..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, le respect de la procédure (avis médical) et la motivation suffisante. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les conventions internationales invoquées.
Avocat : KADRI
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet visant à expulser une famille d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada). Le juge a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité publique requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas établies, notamment au regard de la situation médicale grave d'un enfant de la famille. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la fin de l'hébergement.
Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE