3 565 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 565
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 270
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Lille statue sur une requête en annulation d'un rejet implicite d'une demande d'aide sociale à l'hébergement. Considérant que l'intéressé a finalement été admis à cette aide postérieurement à son recours, le tribunal a mis en œuvre la procédure de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. À défaut de confirmation du maintien de sa requête par le requérant dans le délai imparti, le président donne acte de son désistement par ordonnance.
Avocat : MARCOURT ADRIEN
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 22 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, constatant que le recours avait été introduit plus d'un mois après la notification de l'arrêté, conformément aux articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, sans examen des moyens de fond soulevés par le requérant.
Avocat : DRIDI
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. A... qui s'opposait à une contrainte émise par France Travail Normandie pour recouvrer un indu d'allocation de solidarité spécifique (ASS). Le tribunal a jugé que l'opposition à contrainte était infondée, car le cumul de l'ASS avec l'allocation aux adultes handicapés (AAH) est interdit par l'article L. 5423-7 du code du travail, et que la subrogation prévue par ce texte pour récupérer l'indu n'avait pu être mise en œuvre. Il a également rejeté la demande de restitution de 750 euros, cette somme ayant déjà été déduite du montant de l'indu, et n'a pas mis les frais d'instance à la charge de l'administration.
Avocat : RODRIGUEZ
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'arrêté du 27 novembre 2025 par lequel le préfet de la Gironde a obligé M. A..., ressortissant marocain, à quitter le territoire français sans délai et a prononcé une interdiction de retour de trois ans. La solution retenue est que la requête est manifestement mal fondée, car le recours en annulation de l'arrêté, déposé le 5 décembre 2025, bénéficie d'un effet suspensif en vertu des articles L. 722-7 et L. 722-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rendant la demande de suspension sans objet. Par conséquent, le juge des référés rejette la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 décembre 2025 suspendant le permis de conduire de M. B... pour six mois. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, estime que la condition d'urgence n'est pas remplie. Il considère que le requérant n'apporte pas d'éléments suffisants sur sa précarité économique et que, face à la gravité de l'infraction de conduite sous stupéfiants, les impératifs de sécurité routière priment. La requête est donc rejetée.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne la demande de suspension d’un refus implicite de titre de séjour opposé à Mme B..., ressortissante nigériane. La requérante invoque l’urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment un défaut de motivation et une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas établie au regard de la situation administrative et personnelle de la requérante.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision rejetant un recours contre le refus d'un visa long séjour pour motif familial. Juridiction : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). Solution retenue : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime qu'aucun des moyens soulevés par les requérants ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision de la commission de recours. Textes appliqués : L'article L. 521-1 du code de justice administrative, relatif aux conditions de la suspension en référé (urgence et doute sérieux sur la légalité).
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C... demandant l’annulation du refus de visa de long séjour opposé à M. C..., ressortissant tunisien, en qualité de conjoint de Français. La commission de recours avait fondé son refus sur la menace à l’ordre public, en raison de la condamnation de M. C... pour violences conjugales et de son maintien irrégulier en France malgré une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que ces éléments justifiaient légalement le refus de visa, sans erreur manifeste d’appréciation ni violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, appliquant l’article L. 312-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : RODRIGUES DEVESAS
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté les requêtes de Mme D... et de M. C..., qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 23 juin 2025 leur refusant l’autorisation de résider en France au titre de l’asile, les obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a estimé que les décisions de refus d’admission à résider étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les dispositions de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a également jugé que les obligations de quitter le territoire français n’étaient pas illégales par voie de conséquence et ne violaient pas les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Enfin, la demande de suspension de l’exécution des mesures d’éloignement a été rejetée, faute pour les requérants de présenter des éléments sérieux justifiant leur maintien sur le territoire dans l’attente de l’examen de leur recours par la CNDA.
Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE
Le Tribunal Administratif de Dijon (3ème chambre) a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 18 juillet 2025 refusant son autorisation de résidence au titre de l'asile, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que la requérante ne pouvait invoquer des moyens de légalité interne sans rapport avec la demande d'asile. Par conséquent, les conclusions subsidiaires de suspension de la mesure d'éloignement ont également été rejetées. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE
Saisi en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le tribunal administratif de Bordeaux rejette la demande de M. A..., ressortissant camerounais, tendant à suspendre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, dès lors que la situation de précarité administrative invoquée par le requérant résulte de l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement devenue définitive, et non de la décision contestée. En conséquence, la requête est rejetée par ordonnance, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : SELARL ULDRIF ASTIE
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme B... O... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 juin 2025 qui lui refusait un titre de séjour et lui ordonnait de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de Loir-et-Cher n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation dans son refus, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions subsidiaires, y compris la demande d'injonction de délivrer un titre de séjour, ont également été rejetées.
Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID
Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que la motivation de l'arrêté attaqué, qui s'appuie sur l'accord franco-algérien de 1968 et les articles L. 432-1-1, L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), est suffisante au regard des exigences du code des relations entre le public et l'administration. Elle considère que la préfète a procédé à l'examen nécessaire de la situation personnelle de l'intéressé.
Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) prononcés par la préfète de l'Essonne. La juridiction estime que l'administration a procédé à un examen sérieux de sa situation et que les liens personnels et familiaux invoqués, bien qu'anciens, ne sont pas suffisamment établis par des preuves objectives pour justifier la délivrance d'un titre au titre de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-23 et L. 435-1) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : ANDRIVET
Le Tribunal administratif de Versailles constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de titre de séjour étudiant, car la préfète de l'Essonne a délivré le titre sollicité postérieurement à l'introduction du recours. La juridiction admet néanmoins la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, mais rejette sa demande de condamnation de l'État aux frais de procédure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et 20 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ADRIEN
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de M. A... B..., ressortissant capverdien, contestant l'arrêté préfectoral du 8 décembre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour en tant que membre de famille d'un citoyen européen, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le préfet avait motivé son refus par la séparation du couple et par la menace grave pour l'ordre public que constituait le requérant en raison de condamnations pénales pour violences conjugales. Le tribunal a jugé que la séparation du couple ne faisait pas automatiquement perdre à M. A... B... son droit au séjour dérivé, et que les condamnations pénales invoquées n'étaient pas suffisamment récentes ou graves pour caractériser une menace réelle et actuelle pour l'ordre public au sens de la directive 2004/38/CE. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français ont été annulées, de même que les décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour et assignation à résidence).
Avocat : DRIDI
Avocat : FRIEDRICH AVOCATS
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'exécution d'un jugement antérieur, la préfète ayant finalement accordé une carte de séjour temporaire à la requérante. La juridiction a toutefois condamné l'État à verser à la requérante une somme de 350 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du même code, permettant de constater l'absence d'objet du litige.
Avocat : RODRIGUES
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête en annulation de deux permis de construire (initial et modificatif) délivrés pour un immeuble de logements à Orléans. Les requérants, des riverains, contestaient notamment la légalité du projet au regard du PLUm (coefficient d'emprise, stationnement, abattage d'arbres) et alléguaient une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les autorisations étaient conformes aux dispositions du code de l'urbanisme et du règlement d'urbanisme local.
Avocat : SCP MADRID-CABEZO MADRID-FOUSSEREAU MADRID
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour fondée sur la vie privée et familiale. La juridiction a jugé que ce rejet portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie familiale de la requérante, en violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également prononcé d'office une injonction enjoignant au préfet de délivrer à l'intéressée un titre de séjour d'un an portant la mention "vie privée et familiale".
Avocat : ADRIEN