188 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
188
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 020
Avec résumé IA
Avocat : CABINET DROUINEAU 1927
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la chambre d'agriculture de la Charente-Maritime. Celle-ci sollicitait le versement d'une provision de 140 000 euros au titre des loyers impayés pour les années 2022 et 2023, en vertu d'un bail emphytéotique conclu avec l'État. Le juge a estimé que l'obligation dont se prévalait la chambre d'agriculture était sérieusement contestable, notamment en raison de l'avenant de 1999 qui prévoyait la gratuité de la mise à disposition des locaux. Par conséquent, la demande de provision a été rejetée.
Avocat : DROUINEAU 1927
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de Mme D..., ATSEM stagiaire, contestant la décision de la maire de Rezé de mettre fin à son stage et de la radier des cadres. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une erreur manifeste d'appréciation liée à la non-prise en compte de son handicap. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence, considérant que la délégation de signature à l'adjointe était régulière et exécutoire. Il a également rappelé qu'un stagiaire n'a aucun droit à être titularisé, ce qui implique que la décision de non-titularisation n'est pas soumise à une motivation spécifique. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de la Fédération nationale des transports routiers (FNTR) contestant l'arrêté du 29 décembre 2022 par lequel la commune de Pas-de-Jeu a interdit la circulation des poids lourds de plus de 26 tonnes (ou 12 tonnes à vide) sur la route départementale 759 traversant son agglomération. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation et a jugé que le maire était compétent pour réglementer la circulation sur sa portion de voie, sans nécessité d'une coordination avec les maires des communes voisines. Cependant, il a estimé que la mesure d'interdiction totale, sans limitation de durée ni itinéraire de substitution défini, était disproportionnée par rapport à l'objectif de sécurité et de tranquillité publiques, et portait une atteinte excessive à la liberté de circulation. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, en application des articles L. 2212-2 et L. 2213-4 du code général des collectivités territoriales, et a condamné la commune à verser 2 000 euros à la FNTR au titre des frais de justice.
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon concerne une demande d'expertise préventive formulée par la commune de Beauvallon sur le fondement des articles R. 532-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative. La commune souhaite faire constater l'état des immeubles voisins avant des travaux de démolition pour la création d'un tiers-lieu de santé, en raison de la proximité des bâtiments et de la présence de murs mitoyens. Le juge des référés fait droit à cette demande et désigne un expert pour dresser un état des lieux technique et qualitatif des immeubles susceptibles d'être affectés. L'ordonnance prévoit également que la mission de l'expert pourra se poursuivre, à l'initiative de la commune, pour rechercher les causes et l'étendue des éventuels dommages survenant pendant la durée des travaux.
Avocat : DROUIN
Avocat : CABINET DROUINEAU 1927;SCP RAFFIN & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération n° 2025_80 du 16 juin 2025 par laquelle la communauté de communes du Haut Limousin en Marche a adopté un nouveau règlement de service public de prévention et de gestion des déchets. Cette décision remplace la collecte des ordures ménagères résiduelles en porte à porte par un système de points d'apport volontaire (PAV). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les requérants n'apportant pas la preuve d'une atteinte grave et immédiate à leurs intérêts ou à un intérêt public, et qu'aucun des moyens soulevés n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 4 novembre 2024 par lequel la maire d'Ars-en-Ré a délivré un permis de construire valant démolition pour la surélévation d'une maison d'habitation. La requérante, Mme G, invoquait notamment une situation de fraude, une méconnaissance du plan de prévention des risques naturels et une irrégularité liée à un changement de destination. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'association DUSP 87. Celle-ci demandait la communication de documents relatifs à la collecte des ordures ménagères pour préparer un recours contre une délibération. Le juge a estimé que la mesure n'était ni urgente ni utile, car il appartiendrait au tribunal saisi du fond du litige d'ordonner la production des pièces nécessaires. La demande d'astreinte et les conclusions de la communauté de communes au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Poitiers rejette la demande d'indemnisation de M. D, qui sollicitait la condamnation de la commune de Ruelle-sur-Touvre pour les frais supplémentaires engagés lors de l'inhumation de sa mère dans un caveau familial, en raison du goudronnage de l'allée centrale du cimetière. Le tribunal estime que les travaux de goudronnage, bien qu'ayant pu rendre l'opération plus onéreuse, n'ont pas rendu la concession funéraire impropre à sa destination, et ne constituent donc pas un manquement contractuel de la commune. Par suite, la responsabilité contractuelle de la commune n'est pas engagée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la prescription de la demande.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi de deux requêtes en annulation d'un arrêté du 25 novembre 2022 par lequel le président de la communauté de communes de l'île d'Oléron a exercé le droit de préemption urbain sur des terrains à Saint-Trojan-les-Bains. Les requérants contestaient notamment la compétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation de la décision et l'absence de réalité d'un projet d'aménagement conforme à l'article L. 300-1 du code de l'urbanisme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la délégation de compétence était régulière, que la motivation était suffisante et que la collectivité justifiait d'un projet réel de construction de logements. En conséquence, il a rejeté les requêtes et condamné les requérants à verser des frais à la communauté de communes.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en plein contentieux, était saisi par M. A, ancien secrétaire général de la commune de Rouillac, d’une demande d’annulation d’un titre de recettes de 51 074,20 euros émis le 6 octobre 2022 pour le remboursement d’heures supplémentaires indûment perçues. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la créance n’était pas prescrite, que le titre était régulier et que M. A ne justifiait pas du bien-fondé des heures supplémentaires litigieuses. La solution retenue s’appuie notamment sur l’article 37-1 de la loi du 12 avril 2000 et l’article 2224 du code civil.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par Mme B, adjointe technique territoriale, pour contester trois arrêtés de la maire de Luxé la plaçant en disponibilité d’office puis la licenciant pour inaptitude physique. Le tribunal a jugé que l’arrêté du 25 juillet 2022 retirait celui du 23 février 2022, et a examiné la légalité du second. Il a annulé l’arrêté de licenciement du 25 juillet 2022, au motif que la commune avait méconnu l’obligation de prononcer le licenciement dès le constat de l’inaptitude, en violation des articles L. 511-1 et L. 613-1 du code général de la fonction publique. En conséquence, l’arrêté du 23 février 2022 a été rétabli dans l’ordonnancement juridique, et la commune a été enjoint de régulariser la situation de Mme B.
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Boutiers-Saint-Trojan s'opposant à l'installation d'une station de radiotéléphonie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société TDF ne démontrant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ou à l'intérêt public, au vu de la couverture mobile existante sur la commune. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a été saisi par M. et Mme C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Lésignac-Durand délivrant un permis d’aménager pour la transformation d’une grange en salle de réception, la création de places de stationnement, un gîte rural et des emplacements pour camping-car. Les requérants contestaient notamment la méconnaissance des articles AU1 et AU2 du plan local d’urbanisme, l’absence d’évaluation environnementale, et des vices de procédure liés à l’accessibilité et à la fraude. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le projet était conforme aux dispositions applicables et que les requérants ne justifiaient pas d’un intérêt à agir suffisant. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application des textes spécifiques au-delà du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A, qui contestait deux délibérations du conseil communautaire du Haut Limousin en Marche du 14 novembre 2022, l'une approuvant le projet de territoire et l'autre le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Brame-Benaize. La juridiction a d'abord reconnu l'intérêt à agir de la requérante en tant que propriétaire sur le territoire concerné. Sur le fond, le tribunal a jugé que le projet de territoire, bien que constituant un document de portée générale, n'était pas un acte faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir, car il ne fixait pas de règles impératives mais des orientations stratégiques. En conséquence, les conclusions dirigées contre ce projet ont été déclarées irrecevables, et les moyens soulevés contre le PLUi, notamment la méconnaissance de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a examiné la requête de M. A contestant plusieurs délibérations de la communauté de communes Vendée Grand Littoral instaurant et fixant la tarification de la redevance incitative pour la collecte des ordures ménagères, ainsi qu'une facture individuelle. Le tribunal a rejeté comme portées devant un ordre de juridiction incompétent les conclusions relatives à l'annulation de la facture et au remboursement, jugeant que le litige relève du droit privé. Sur le fond, il a écarté les moyens soulevés par M. A, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 2333-76 et R. 2224-24 du code général des collectivités territoriales, et a rejeté l'ensemble de ses demandes.