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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 699 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 699

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 270

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : DUEffacer tout
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2401107

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 848,01 euros notifié par la CAF de la Drôme. Le tribunal a jugé que, le recours administratif préalable obligatoire ayant donné lieu à une décision implicite de rejet, cette dernière se substituait à la décision initiale du 30 août 2023, rendant inopérants les moyens dirigés contre cette décision initiale. La solution retenue est fondée sur les articles L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles et L. 412-7 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : MASSON & DUTAT

10 décembre 2025• Juge unique 5
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2307067

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A... d’une requête en plein contentieux visant à obtenir l’annulation d’un rejet de demande de remise gracieuse d’un indu d’aides du fonds de solidarité Covid-19, ainsi que la décharge de la mise en recouvrement correspondante. En application des articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-2 du code de justice administrative, le requérant a été invité à confirmer le maintien de ses conclusions, sans réponse dans le délai imparti. Par conséquent, le tribunal a constaté le désistement d’instance de M. A... et lui en a donné acte par ordonnance.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DU CREST

9 décembre 2025
TA54Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2401257

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par le département de Meurthe-et-Moselle d’une requête en plein contentieux visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs à lui verser 158 352,29 € pour des désordres survenus lors de travaux d’extension et de rénovation d’un centre technique. Par un mémoire du 26 novembre 2025, le département s’est désisté purement et simplement de sa requête, désistement accepté par la société Techni-plafond. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la magistrate désignée a donné acte de ce désistement par ordonnance du 9 décembre 2025. Aucune condamnation n’a donc été prononcée au fond.

Avocat : DUPIED

9 décembre 2025
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500921

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a rejeté la requête de la SCI Le Clos du Rieu. Celle-ci demandait l’annulation de la décision de la CAF du Gard refusant de rétablir le versement de l’aide au logement pour sa locataire, au motif que la dette locative était apurée. Le tribunal a considéré que la décision de suspension était fondée sur la non-décence du logement, et non sur les impayés, et que la SCI ne justifiait pas du respect des conditions de décence permettant la reprise du versement. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 821-1, L. 842-1, L. 824-1, R. 824-4 et R. 824-7 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : SCP COUDURIER CHAMSKI RAMACHERS LAFONT

8 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305722

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la demande de la société Caisse d’épargne et de prévoyance Aquitaine Poitou Charentes, qui sollicitait la décharge partielle de sa cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) pour 2021. La société soutenait que sa contribution au Fonds de résolution unique (FRU) européen, versée en 2021, ne constituait pas un impôt et devait être déduite de la valeur ajoutée servant de base à la CVAE. Le tribunal a jugé que cette contribution, bien que relevant d'un mécanisme de l'Union européenne, présente le caractère d'une imposition obligatoire et ne peut être exclue de l'assiette de la CVAE en application du code général des impôts. La solution retenue s'appuie sur le règlement (UE) n° 806/2014 et le code général des impôts.

Avocat : DU PARC CURTIL ET ASSOCIES

5 décembre 2025• 10ème chambre
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310711

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. et Mme A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018, issues de revenus distribués par la SARL Suban. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu partiel à statuer à hauteur de 53 366 euros, suite à un dégrèvement accordé par l'administration. Sur le fond, il a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure, estimant que l'administration avait bien répondu aux observations des requérants, et a jugé que la méthode de reconstitution des recettes de la société n'était pas radicalement viciée. Enfin, il a considéré que l'administration apportait la preuve de l'appréhension des sommes distribuées et du manquement délibéré, justifiant ainsi les majorations appliquées sur le fondement du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.

Avocat : SCP DUBAULT BIRI & ASSOCIES

4 décembre 2025• 7éme chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513395

Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par l’association syndicale autorisée du Canal de Gap d’une demande d’expertise, sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, afin d’identifier les causes et l’étendue des désordres résultant d’une fuite sur le canal, potentiellement liée à des travaux de réalisation d’une rocade. Le juge des référés a fait droit à cette demande, considérant que la mesure d’expertise était utile pour éclairer un éventuel litige au fond, et a désigné un expert avec une mission complète d’investigation. En revanche, la demande de l’association tendant à ce que les sociétés mises en cause et l’État soient condamnés à lui verser une somme au titre des frais d’instance a été rejetée, ces derniers n’ayant pas la qualité de partie perdante.

Avocat : DUCROT ASSOCIES - DPA

4 décembre 2025
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301760

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté les requêtes de Mme et M. B... contestant des indus d’aides sociales (prime d’activité, aide au logement, aides exceptionnelles) réclamés par la CAF de la Vienne. Les requérants invoquaient notamment un défaut de procédure contradictoire (article L. 211-8 du code des relations entre le public et l’administration), des erreurs d’appréciation sur leur droit au séjour et leurs prestations perçues en Roumanie, ainsi que la prescription biennale de certaines créances. Le tribunal a écarté l’ensemble de ces moyens, jugeant la procédure régulière et les indus fondés. Il a également rejeté les demandes de décharge et d’injonction, et mis à la charge des requérants les frais de justice.

Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS

4 décembre 2025• 2ème chambre - JU
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2408183

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de M. B... et Mme A... tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu, de contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et de prélèvements sociaux au titre de 2017. Ces impositions résultaient de la remise en cause par l'administration fiscale du report d'imposition de la plus-value réalisée lors de l'apport de titres à la société RB INVESTISSEMENTS le 15 décembre 2015, au motif que les conditions de réinvestissement prévues au 2° du I de l'article 150-0 B ter du code général des impôts n'étaient pas remplies. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le moyen soulevé par les requérants n'était pas fondé.

Avocat : CABINET FIDUFRANCE

3 décembre 2025• 1re Section - 1re Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302357

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A..., un artiste tatoueur, qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour l'année 2021. Le tribunal a jugé que l'activité de tatoueur ne peut être assimilée à celle de dessinateur ou graveur au sens du 2° de l'article 1460 du code général des impôts, qui prévoit une exonération pour ces professions, et que cette disposition doit être interprétée strictement. Il a également écarté le moyen tiré de la violation des articles 10 et 14 de la Convention européenne des droits de l'homme, estimant que la différence de traitement entre les tatoueurs et les artistes listés par le code général des impôts est justifiée par un but légitime. En conséquence, la demande de décharge de l'imposition et la demande subsidiaire de sursis à statuer ont été rejetées.

Avocat : SCP DUHAMEL

3 décembre 2025• 5ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2303938

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... et autres, qui demandaient la condamnation de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris (AP-HP) pour la prise en charge de Georges Gauthier à l'hôpital Henri-Mondor en novembre 2020, ayant conduit à son décès. Les requérants invoquaient une faute liée à l'administration de tramadol et de zopiclone, jugée "déconseillée" en raison d'une insuffisance rénale. Le tribunal a estimé que ce traitement n'était pas contraire aux règles de l'art et qu'aucun lien de causalité n'était établi entre ces médicaments et le décès, la cause déterminante étant l'infection au Covid-19. La responsabilité de l'AP-HP n'a donc pas été engagée sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : DUQUESNE-CLERC

2 décembre 2025• 1ère chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500234

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française s'est déclaré incompétent pour connaître du litige opposant Mme G... à la Polynésie française concernant l'emprise irrégulière d'une route territoriale sur sa propriété à Raiatea. Le tribunal a relevé d'office que l'ouvrage routier, incorporé au domaine public, avait entraîné l'extinction définitive du droit de propriété de la requérante, rendant la juridiction judiciaire seule compétente pour statuer sur la réparation du préjudice, conformément à la jurisprudence du Tribunal des conflits. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : SELARL TANG & DUBAU

2 décembre 2025• 1ère Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2518994

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler la carte de résident de M. A..., ressortissant sri-lankais bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu de la précarité administrative et financière du requérant et de sa famille, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison de l’absence de saisine de la commission du titre de séjour, en méconnaissance des articles L. 424-13 et L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.

Avocat : KOSZCZANSKI & BERDUGO

2 décembre 2025
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503397

Le Tribunal administratif de Pau, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 13 octobre 2025 par lequel le préfet des Landes a refusé de délivrer un titre de séjour "salarié" à M. B..., ressortissant marocain. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la demande de l'intéressé s'analysant comme une première demande de changement de statut et non un renouvellement, et qu'il s'était lui-même placé dans la situation de précarité qu'il invoquait. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : DUMAZ-ZAMORA

1 décembre 2025
TA69Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2505497

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a étendu les opérations d'expertise judiciaire déjà ordonnées aux sociétés Axima Centre, Deluermoz et Legros TP. Cette extension, sollicitée par l'expert désigné, vise à déterminer les causes des désordres affectant une propriété à Fontaines-sur-Saône, ces sociétés étant intervenues sur les travaux litigieux (reprise de trottoir et étanchéité). La demande a été accordée sur le fondement de l'article R. 532-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'étendre une expertise à de nouvelles personnes à la demande de l'expert. La Métropole de Lyon et son assureur ont vu leur demande de condamnation des requérants aux frais de justice rejetée.

Avocat : SCP DUCROT ASSOCIES - DPA

28 novembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301785

Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation pour une infection nosocomiale contractée lors d’une intervention chirurgicale au CHRU de Nancy. La responsabilité de plein droit de l’établissement a été reconnue sur le fondement de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique, l’infection étant établie et le déficit fonctionnel permanent étant inférieur à 25 %. Le tribunal a condamné in solidum le CHRU de Nancy et son assureur, la société Relyens, à verser à M. B... une somme totale de 16 234,45 euros en réparation de ses préjudices patrimoniaux et extra-patrimoniaux, incluant notamment les souffrances endurées, les déficits fonctionnels temporaires et permanents, et le préjudice esthétique.

Avocat : SCP DUBOIS - MARRION- MOUROT

28 novembre 2025• Chambre 2
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2302430

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la demande de Mme A... B..., agent du CHRU de Nancy, qui sollicitait réparation pour des préjudices moral et financier suite à des faits d'outrage et de diffamation (simulacre de lieu de recueillement à son nom) survenus les 9 et 10 février 2022. Le tribunal a jugé que, bien que la protection fonctionnelle ait été accordée, la requérante pouvait engager la responsabilité pour faute de l'hôpital. Il a retenu que les agissements de certains agents constituaient une faute de nature à engager la responsabilité du CHRU. La solution retenue est fondée sur les articles L. 134-1, L. 134-5 et L. 134-12 du code général de la fonction publique.

Avocat : SCP DUBOIS - MARRION- MOUROT

28 novembre 2025• Chambre 2
TA95Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2310153

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement de la SNC RIVE DÉFENSE PROMOTION, qui contestait ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à l'instance.

Avocat : GIBSON DUNN & CRUTCHER

27 novembre 2025
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2207330

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la demande d'indemnisation de M. A..., blessé lors d'une manifestation des "gilets jaunes" le 12 janvier 2019 par un tir de lanceur de balles de défense. Le requérant invoquait la responsabilité sans faute de l'État sur le fondement de l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, ainsi que la responsabilité pour faute. Le tribunal a jugé que les conditions de la responsabilité sans faute étaient réunies, mais a retenu une faute d'imprudence de la victime, qui s'est maintenue en connaissance de cause dans une zone de violence, pour exonérer totalement l'État. La requête a été rejetée.

Avocat : DUJARDIN

27 novembre 2025• 4ème Chambre
TA38Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2100308

Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement de la société SMABTP, qui demandait la condamnation de Grenoble Alpes métropole à la garantir de condamnations prononcées par le tribunal judiciaire. La métropole, qui ne s'opposait pas au désistement, a maintenu sa demande de frais irrépétibles. En application de l'article L.761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné la société SMABTP à verser 2 000 euros à Grenoble Alpes métropole au titre des frais de justice.

Avocat : SCP DUCROT ASSOCIES

27 novembre 2025