10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 670
Avec résumé IA
Avocat : SELARL MAUDUIT LOPASSO GOIRAND & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le recours en annulation de la société requérante, la décision attaquée ayant été retirée et rendue sans objet. Il a néanmoins condamné la Caisse des dépôts et consignations à verser à la société une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La juridiction s'est fondée sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : CABINET PAVET - BENOIST - DUPUY - RENOU - LECORNUE (SCP)
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et prononçant une OQTF avec interdiction de retour. Le tribunal a annulé la décision de refus de titre de séjour, estimant que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son appréciation de la menace pour l'ordre public, au regard des articles L. 423-7 et L. 432-1 du CESEDA. En revanche, il a rejeté les conclusions visant à enjoindre la délivrance du titre, renvoyant l'affaire à l'administration pour une nouvelle instruction.
Avocat : ANDUJAR
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait exercé son pouvoir discrétionnaire sans erreur manifeste d'appréciation, notamment au regard de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 qui régit spécifiquement la situation. Les moyens tirés de l'article L. 435-1 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH ont été écartés.
Avocat : CABINET KOSZCZANSKI, BERDUGO AVOCATS ASSOCIES (SELARL)
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que ce refus, fondé sur le fait que l'intéressée présentait une demande de réexamen de sa demande d'asile, était légal au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que Mme A... n'apportait aucun élément concret justifiant une prise en compte de sa vulnérabilité au sens de l'article L. 522-3 du même code, et que le bien-fondé de sa demande d'asile était sans incidence sur ce litige.
Avocat : DU FRESNAY
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... demandant la suspension de la décision du ministre des armées refusant de lui verser l'indemnité de sujétion géographique. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'établissant pas que le refus, qui ne la prive pas de son traitement, porterait à sa situation une atteinte suffisamment grave. En conséquence, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions de Mme B... sans examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision.
Avocat : AUDUBERT VICTOR
Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de M. B... contestant la décision du Garde des Sceaux du 17 mars 2023 ordonnant son transfert de la maison centrale de Saint-Maur à celle d'Arles. Le tribunal a jugé que cette décision constitue une mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, car elle ne porte pas une atteinte disproportionnée aux droits fondamentaux du détenu, notamment au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les contraintes liées à l'éloignement des visiteurs n'excèdent pas celles inhérentes à la détention. En conséquence, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens.
Avocat : DURANÇON DELPHINE
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable délivré par le maire de Marseille le 21 septembre 2025. Le juge a retenu que la condition d'urgence était caractérisée par le début des travaux et le contexte de voisinage tendu. Il a également estimé que le moyen tiré de la communication de fausses informations à l'administration par la pétitionnaire était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est prononcée en application des articles L. 521-1 et L. 600-3 du code de l'urbanisme.
Avocat : DUVAL-ZOUARI
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de Mme C... contestant la réduction puis la suppression de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) par le département de l'Orne. La requérante soutenait notamment ne pas avoir été informée des manquements reprochés et que les sanctions ne pouvaient être fondées sur une carence de son conjoint. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles L. 262-5, L. 262-27, L. 262-28 et L. 262-34 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : DUMAINE
Le Tribunal Administratif de Nantes annule la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa, qui avait rejeté le recours de M. B... contre un refus de visa de long séjour en qualité de travailleur salarié. La juridiction retient que la décision est insuffisamment motivée, car elle se borne à indiquer que les informations fournies sont incomplètes ou non fiables sans énoncer les considérations de fait propres à la situation du demandeur, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration.
Avocat : KOSZCZANSKI & BERDUGO
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de la 6ème chambre, a été saisi par M. et Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre l’arrêté du 29 mars 2023 par lequel le maire de Biganos s’est opposé à leur déclaration préalable de division parcellaire. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que la demande de déféré préfectoral formée dans les délais avait prolongé le délai de recours contentieux. Sur le fond, il a annulé l’arrêté attaqué au motif que la division projetée, qui ne prévoyait pas de nouvelles constructions, ne méconnaissait pas les dispositions du code de l’urbanisme applicables, notamment l’article L. 121-8. Cette solution s’appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative ainsi que sur les articles L. 2131-6 et L. 2131-8 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : DUCOURAU
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la société Buildinvest demandant l’annulation de l’arrêté du 16 novembre 2023 par lequel le maire de Megève a refusé de lui délivrer un permis de construire valant permis de démolir pour un ensemble immobilier. Le tribunal a écarté l’exception d’illégalité de la modification n°3 du plan local d’urbanisme (PLU) soulevée par la société, jugeant que les moyens tirés de vices de procédure et de la méconnaissance du principe de clarté de la norme n’étaient pas fondés. Il a également considéré que le projet ne respectait pas les dispositions du règlement de la zone UH1C issues de cette modification, notamment en matière d’implantation et de hauteur, justifiant ainsi le refus de permis. La solution retenue s’appuie sur les articles L.153-36 et suivants du code de l’urbanisme relatifs à la modification des PLU.
Avocat : SCP DUCROT ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande d’injonction visant à obtenir une attestation de prolongation d’instruction d’une demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-3 du code de justice administrative n’est pas remplie, car la requérante, sollicitant un premier titre sur un nouveau fondement, ne bénéficie pas de la présomption d’urgence et n’apporte pas la preuve de circonstances particulières justifiant une mesure conservatoire. Les textes appliqués sont l’article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : DURANT-GIZZI
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants qui sollicitaient l'annulation d'un permis de construire. En conséquence, la juridiction rejette la demande de la commune de condamner les requérants aux dépens. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : DUBRULLE
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait en Seine-Saint-Denis à la date des décisions attaquées, il a ordonné le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif de Montreuil, en application des articles R. 351-3, R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Avocat : GONZALEZ DUARTE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du département de l’Isère lui retirant son agrément d’assistante maternelle. En cours d’instance, le département a retiré la décision contestée, et Mme B... s’est désistée de sa requête. Par ordonnance du 23 février 2026, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R.222-1 du code de justice administrative. Aucun texte substantiel n’a été appliqué au fond, l’affaire étant close sans examen du litige.
Avocat : SELARL BALESTAS DURAND GRANDGONNET MURIDI & ASSOCIES
Avocat : DUFRAISSE
Avocat : PEUDUPIN
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision prolongeant le placement à l'isolement d'un détenu. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (dont le non-respect des délais de procédure et le défaut de motivation) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la mesure. Par conséquent, sans avoir à se prononcer sur la condition d'urgence, la suspension a été refusée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : DURAND
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête du préfet du Pas-de-Calais visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Cucq pour un projet de 58 logements. Le tribunal a estimé que le préfet ne démontrait pas que le projet était susceptible d'avoir des incidences notables sur l'environnement justifiant une étude d'impact, et que les griefs tirés du règlement du plan local d'urbanisme n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement et du code de l'urbanisme relatives à l'évaluation environnementale et aux règles d'urbanisme.
Avocat : DUBRULLE