10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
10 745
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 470
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté municipal de préemption urbain. La société requérante s'étant désistée de sa demande d'annulation, le tribunal a donné acte de ce désistement en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a condamné la commune à verser à la société la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code, tout en rejetant la demande similaire de la commune.
Avocat : SCP MASSON ET DUTAT
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants dans leur recours contre une décision de l'ANAH relative au retrait partiel d'une prime « MaPrimeRénov’ ». La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorisent à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de l'affaire.
Avocat : LES AVOCATS DU CROISE
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, a examiné une requête en excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement. Le magistrat a estimé que la juridiction n'était plus territorialement compétente suite à la fin de la rétention administrative et à l'assignation à résidence du requérant à Compiègne (Oise). Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif compétent, en l'occurrence celui d'Amiens, en application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 922-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BAUDUIN
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l'Association des pratiquants de catamaran (APCAT). Celle-ci demandait la suspension de cinq saisies administratives à tiers détenteur (SATD) exécutées le 15 décembre 2025 pour un montant total de 23 160 euros. Le juge a estimé que la demande était manifestement irrecevable, car l'effet d'attribution immédiate des SATD, prévu à l'article L. 262 du livre des procédures fiscales, s'était épuisé dès leur notification au tiers détenteur, avant l'introduction de la requête. En outre, les conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer et à la restitution des sommes excédaient les pouvoirs provisoires du juge des référés.
Avocat : AUDUBERT VICTOR
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 janvier 2026 obligeant Mme A... B... à quitter le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal a renvoyé l’affaire au Tribunal Administratif de Montreuil, compétent car la requérante résidait en Seine-Saint-Denis à la date des décisions attaquées.
Avocat : GONZALEZ DUARTE
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., une fonctionnaire territoriale, qui contestait le refus du maire d'Annœullin de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie (Covid-19 contracté en 2020). La juridiction a estimé que la requérante n'apportait pas d'éléments suffisants pour établir un lien direct et essentiel entre sa contamination et l'exercice de ses fonctions, comme l'exige l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. Les conclusions nouvelles, déposées hors délai, ont par ailleurs été jugées irrecevables.
Avocat : SCP MASSON ET DUTAT
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande d'une ressortissante sénégalaise visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour le renouvellement de sa carte de séjour "passeport talent". Le juge a considéré que la condition d'urgence était caractérisée, l'absence de régularisation exposant la requérante à la perte de son emploi, et que l'administration n'avait pas satisfait à son obligation de procéder à l'enregistrement de la demande dans un délai raisonnable. En conséquence, le tribunal a ordonné au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer l'attestation sollicitée dans un délai de quarante-huit heures.
Avocat : DURANT GIZZI
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, malgré la suspension de son contrat de travail. Par conséquent, sans examiner l'éventuelle atteinte à une liberté fondamentale, la requête a été déclarée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : LE GOUEFF-DUONG
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension et d'injonction concernant le refus de renouvellement d'une carte de résident. La juridiction a constaté que la convocation du requérant par la préfecture pour déposer une nouvelle demande rendait la demande de suspension sans objet. Elle a en conséquence rejeté l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, faute de preuve de frais exposés.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'une demande de regroupement familial. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas de manière probante de l'impossibilité pour son épouse de se rendre dans un pays tiers. La requête est donc rejetée sans examen du sérieux du moyen de légalité.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a été saisi d'une requête visant à suspendre la décision préfectorale de clôture d'une demande de titre de séjour et à obtenir la délivrance d'un titre provisoire. La juridiction constate le désistement pur et simple de la requérante sur le fond de sa demande en suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative). Elle admet néanmoins la requérante à l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser à son avocate une somme au titre des frais exposés (article L. 761-1 du CJA et article 37 de la loi du 10 juillet 1991).
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus de renouvellement de la carte de résident de M. B... Le juge a considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, notamment car le préfet avait convoqué l'intéressé pour la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision expresse de rejet n'était établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, constate le désistement d'instance du requérant, M. A... B..., suite à son défaut de confirmer le maintien de ses conclusions dans le délai imparti. Cette décision fait suite à une demande d'annulation d'un arrêté préfectoral refusant une autorisation au titre de l'article L. 732-40 du code rural et de la pêche maritime. La juridiction applique les procédures de désistement prévues aux articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Avocat : ASSOCIATION D'AVOCATS RIVIERES DUFOUR LORENTE
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de la société Barry Callebaut France visant à suspendre une décision de destruction de marchandises par les douanes. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, nécessaire pour obtenir une mesure de sauvegarde d'une liberté fondamentale dans un délai de 48 heures. L'ordonnance de rejet a été rendue selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : DUBRULLE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'un ressortissant ivoirien demandant une injonction au préfet de police pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative n'était pas remplie, notamment parce que la demande de renouvellement avait été déposée hors délai. En conséquence, la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
Avocat : DUCASSOUX
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge estime que la requérante, qui n'a pas obtenu de récépissé attestant de l'enregistrement complet de sa demande, n'est pas confrontée à une décision administrative susceptible d'être suspendue. La demande est donc jugée irrecevable, les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplies en l'absence de décision contestée.
Avocat : LGAvocats, Association d'Avocats à Responsabilité Professionnelle Individuelle
Avocat : CABINET BREON DUCLOYER AVOCATS
Avocat : DUPLANTIER
Avocat : DUPY
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, rejette la requête de M. B... visant à annuler son maintien en rétention administrative. Le tribunal écarte les moyens soulevés, estimant que la décision a été prise par une autorité compétente (délégation de signature), qu'elle est suffisamment motivée, et que le droit d'être entendu n'a pas été méconnu. La décision s'appuie notamment sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN