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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 699 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 699

Décisions totales

383 581

Ordonnances

250 970

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : DUEffacer tout
TA80Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2504850

Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Le litige porte sur une délibération du conseil municipal de Puisieux-et-Clanlieu approuvant un bail rural sur des parcelles du domaine privé communal, ainsi que sur la contestation d'une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement de la créance locative. Le juge estime que la délibération contestée n'est pas détachable du contrat de droit privé (bail rural) et que le contentieux du recouvrement de cette créance non fiscale relève du juge judiciaire, en application des articles L. 2211-1 du code général de la propriété des personnes publiques et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales.

Avocat : SCP DES RIVIERES DUFOUR LORENTE

20 janvier 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2406325

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation en juin 2022, qui demandait réparation pour l'absence de relogement. Le tribunal a rejeté les conclusions en annulation de la décision implicite de rejet du préfet, celle-ci ayant simplement lié le contentieux. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l'État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d'existence, mais a estimé que le requérant ne justifiait pas d'un préjudice indemnisable en l'absence d'éléments suffisants sur l'inadaptation de son logement actuel. La demande d'indemnisation de 20 000 euros a donc été rejetée, ainsi que les frais liés à l'aide juridictionnelle.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : DUBOIS CLAIRE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2410601

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... épouse A... d’une demande d’indemnisation de 15 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement, après avoir été reconnue prioritaire par la commission de médiation le 1er mars 2023. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite de rejet du préfet, considérant que le litige relevait du plein contentieux. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour troubles dans les conditions d’existence, mais a estimé que, la requérante ayant été reconnue prioritaire uniquement pour défaut de réponse à sa demande de logement social, son maintien dans son logement actuel ne constituait pas un trouble ouvrant droit à réparation, faute de preuve d’inadaptation de ce logement. La demande indemnitaire a donc été rejetée, sur le fondement des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2412359

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par Mme B... épouse A... D... d’une demande d’indemnisation de 15 000 euros pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement de sa famille, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 25 mai 2022. Le tribunal a rejeté les conclusions à fin d’annulation de la décision implicite de rejet du préfet, estimant que la requête relevait du plein contentieux. Sur le fond, il a jugé que la carence fautive de l’État à exécuter la décision de la commission engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est une condamnation de l’État à verser à la requérante une somme de 3 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 6 mai 2024, en réparation des préjudices subis.

Avocat : DUBOIS CLAIRE

20 janvier 2026• 8ème chambre (J.U)
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2402370

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme E... et M. C... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (177 583 euros) liées à une plus-value de cession de parts sociales réalisée en 2019. Le tribunal a écarté le moyen tiré du principe de confiance légitime, inopérant car la situation n'était pas régie par le droit de l'Union européenne. Il a également rejeté les arguments relatifs à l'abattement renforcé de 85 % et à la prescription, confirmant le bien-fondé des impositions établies sur le fondement des articles 12 et 156 du code général des impôts.

Avocat : DUBANCHET

19 janvier 2026• 4ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301017

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme C..., agent de police municipale, qui demandait la condamnation de la commune de Carqueiranne à lui verser 30 000 euros pour harcèlement moral. La requérante invoquait une sanction disciplinaire annulée, un changement d'affectation et un contexte de travail délétère. Le tribunal a jugé que les agissements dénoncés, bien que pouvant être source de difficultés, ne constituaient pas un harcèlement moral au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique, car ils relevaient de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique et n'étaient pas établis comme répétés et excessifs. La demande d'indemnisation a donc été rejetée.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

16 janvier 2026• 2ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401298

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la requalification de ses contrats de travail en contrat à durée indéterminée (CDI) et l’indemnisation de ses préjudices. Le tribunal a jugé que l’agent, recruté comme projectionniste pour des besoins temporaires et saisonniers, ne justifiait pas d’un besoin permanent de la commune de Vénissieux. La décision s’appuie sur les articles 3 et 3-1 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984, relatifs aux recrutements pour accroissement temporaire ou saisonnier d’activité.

Avocat : SELARL DUMOULIN-PIERI

16 janvier 2026• 8ème chambre
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400062

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la société civile d’attribution (SCA) Amespar, qui contestait un rappel de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 355 516 euros pour l’année 2018. La société, créée pour acquérir un terrain et y construire des immeubles destinés à être attribués à ses associés, soutenait ne pas exercer d’activité économique. Le tribunal a jugé que la SCA Amespar, en réalisant des opérations concourant à la production d’immeubles, exerçait une activité économique au sens des articles 256 et 256 A du code général des impôts, la soumettant ainsi à la TVA. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant le bien-fondé du rappel de TVA et des pénalités appliquées.

Avocat : DURAFFOURD THIERRY

16 janvier 2026• 1ère chambre
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2303054

Le Tribunal Administratif d'Orléans a examiné la requête de la société A&G Pautout Immobilier contestant des rappels de TVA et des pénalités pour 2019-2020. La société s'est désistée de ses conclusions en décharge des droits de TVA, ce dont le tribunal lui a donné acte. L'administration fiscale a partiellement fait droit à la demande en prononçant un dégrèvement des intérêts de retard à hauteur de 2 110 euros, créant un non-lieu à statuer sur cette partie. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment la contestation de la majoration pour manquement délibéré, en application des articles 1729 et 1727 du code général des impôts.

Avocat : SELAFA FIDUCIAL SOFIRAL

16 janvier 2026• 3ème chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2501834

Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une mesure d’expertise médicale à la demande des parents d’un enfant de 8 ans blessé à l’école primaire publique de Saint-Priest-sous-Aixe le 17 décembre 2024. L’enfant a subi une section de l’annulaire droit lors d’une chute dans la cour de récréation, nécessitant une hospitalisation et un suivi psychologique. La commune et son assureur, Groupama, ne se sont pas opposés à l’expertise, émettant des réserves sur leur responsabilité. L’expert désigné devra évaluer l’état de santé de l’enfant, la date de consolidation, et l’étendue des préjudices subis.

Avocat : DUBOIS DUDOGNON VILLETTE

15 janvier 2026
TA06Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2503241

Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi par M. A... pour contester une décision de retrait de points et la perte de validité de son permis de conduire. En cours d'instance, le ministre de l'intérieur a fait droit à sa demande en lui restituant des points et en supprimant la décision d'invalidation. Le tribunal a alors invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions, conformément à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l'absence de réponse dans le délai imparti, M. A... est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement d'office.

Avocat : CABINET DUFOUR & ASSOCIES

15 janvier 2026
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302024

Le Tribunal Administratif de Poitiers a examiné la requête de Mme E... contre le centre hospitalier universitaire (CHU) de Poitiers pour défaut d'information sur les risques d'une opération d'hyperparathyroïdie, notamment le risque de dysphonie. Le tribunal a retenu la responsabilité du CHU pour manquement à son obligation d'information, mais a estimé que l'intervention était médicalement nécessaire, limitant l'indemnisation au préjudice d'impréparation. Il a condamné le CHU à verser à Mme E... une somme de 3 000 euros pour ce préjudice, avec intérêts au taux légal, et a rejeté les autres demandes indemnitaires. La décision s'appuie sur les articles L. 1111-2 du code de la santé publique relatifs à l'information du patient et L. 376-1 du code de la sécurité sociale pour les débours de la caisse primaire d'assurance maladie.

Avocat : SCP DUFLOS - DE CAMBOURG

15 janvier 2026• 3ème chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2300862

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme C..., assistante familiale, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant du refus du département de la Manche de lui verser les indemnités légales de licenciement et de l’irrégularité de la procédure. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le département, jugeant recevable la demande d’indemnisation du préjudice moral, même non mentionnée dans la réclamation préalable, dès lors qu’elle se rattache au même fait générateur. Sur le fond, le tribunal a examiné la responsabilité du département au regard des articles L. 423-10 et L. 423-12 du code de l’action sociale et des familles, applicables aux assistants familiaux employés par des personnes morales de droit public.

Avocat : GARNIER-DURAND

14 janvier 2026• 2ème chambre
TA75Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327639

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... demandant la décharge de cotisations sur le revenu pour 2019. La décision de rejet de sa réclamation préalable, notifiée par pli recommandé présenté le 13 avril 2023 et retourné avec la mention "pli avisé et non réclamé", a été jugée régulièrement notifiée à cette date. La requête, enregistrée le 1er décembre 2023, était tardive car introduite après l'expiration du délai de deux mois prévu par l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. L'ordonnance a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET GROUPE FIDUCIAIRE FORTUNY (SELAFA)

13 janvier 2026
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2515477

Cette décision du Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, fait droit à la demande de Mme A... visant à obtenir une expertise médicale. La requérante, qui a subi une ischémie aiguë, une gangrène de Fournier et une amputation après sa prise en charge au centre hospitalier de Saint-Denis et à l'hôpital Avicenne, souhaitait déterminer les conditions de ces soins. Le juge a ordonné cette mesure d'expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, la jugeant utile en vue d'un éventuel litige au fond. La mission confiée aux experts consiste notamment à décrire la prise en charge, évaluer la conformité des soins aux données acquises de la science, et rechercher l'existence d'éventuelles fautes médicales ou nosocomiales.

Avocat : DUGUET

12 janvier 2026
TA59Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2207039

Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 500 000 euros en réparation des préjudices qu'il estimait avoir subis du fait du refus illégal d'une remise gracieuse de taxe d'habitation de 35 euros. Le juge a constaté que les préjudices allégués (dettes, surendettement, logement indécent, maladie) n'étaient assortis d'aucune précision ni commencement de preuve établissant un lien de causalité avec la faute invoquée. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme ne comportant que des faits manifestement insusceptibles de venir au soutien du moyen.

Avocat : STIENNE-DUWEZ

12 janvier 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2322046

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., agent contractuel de la DREES, qui demandait réparation pour l'absence de revalorisation de sa rémunération et le non-renouvellement de son contrat. Le tribunal a jugé que la différence de traitement résultant de la politique indemnitaire mise en place par une note du 9 novembre 2018 était justifiée, car M. A... ne remplissait pas les critères de diplômes et d'expérience professionnelle requis. Il a également estimé que l'administration n'avait commis aucune faute en ne renouvelant pas le contrat à durée déterminée. La responsabilité de l'État n'étant pas engagée, les conclusions indemnitaires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : BRILLIER LAVERDURE

9 janvier 2026• 5e Section - 3e Chambre
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2503289

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise complémentaire à la demande de M. D... et de l’EARL Rente de la jument. Cette mesure vise à déterminer les causes et origines des désordres d’étanchéité persistants affectant leurs bâtiments à Vernot, malgré des travaux réparatoires réalisés en 2023. Le tribunal a écarté l’argument du département de la Côte-d’Or selon lequel l’expertise serait inutile ou tardive, jugeant que les faits relatés justifiaient cette mesure d’instruction.

Avocat : FIDUCIAL LEGAL BY LAMY

9 janvier 2026
TA33Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2600069

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SCI Altaley. Celle-ci demandait d'enjoindre à la commune de Castres-Gironde de ne pas abattre un ormeau situé sur une placette, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à son droit de propriété. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas établie, la commune n'ayant pas prévu d'abattage imminent, et que le droit de propriété de la SCI sur la placette n'était pas suffisamment certain, celle-ci relevant vraisemblablement du domaine public communal. La solution retenue est le rejet de la demande, sans application des textes spécifiques au-delà de l'article L. 521-2 du code de justice administrative.

Avocat : DUCOURAU

9 janvier 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2311061

Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par M. C... d'une demande de provision de 200 000 euros, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, afin d'obtenir réparation d'un accident médical non fautif survenu lors d'une opération du canal carpien au centre hospitalier de Valenciennes. Le requérant soutenait que les conditions de l'indemnisation au titre de la solidarité nationale, prévues à l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, étaient remplies. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'obligation de l'ONIAM n'était pas suffisamment certaine, dès lors que l'expertise n'avait pas établi le caractère anormal du dommage au regard de l'état de santé antérieur du patient et de l'évolution prévisible de sa pathologie.

Avocat : SCP MASSON ET DUTAT

9 janvier 2026