3 024 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 024
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 770
Avec résumé IA
Avocat : SELARL CLEMENT-DELPIANO
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B et l'obligeant à quitter le territoire. La condition d'urgence, nécessaire pour obtenir une suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'a pas été jugée caractérisée en raison du trouble grave à l'ordre public causé par les condamnations pénales et l'évasion de l'intéressé. Le juge a ainsi considéré que l'intérêt public lié à son éloignement primait sur sa situation personnelle.
Avocat : CLEMENT
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la SAS Centre de formation Moto Contact, qui contestait des rappels de TVA pour la période de mai 2020 à avril 2022. La requête a été jugée tardive car introduite après l'expiration du délai de deux mois suivant la notification de la décision de rejet de sa réclamation préalable, conformément à l'article R. 199-1 du livre des procédures fiscales. Le juge a fait application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour statuer par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande de la commune de Salindres visant à désigner un expert. Cette mesure a pour objet d'examiner les désordres liés à l'absence de fossé pluvial entre les lots 2 et 3 d'un lotissement, à l'origine d'inondations récurrentes pour les colotis, et de déterminer les responsabilités ainsi qu'une solution technique pérenne. Le tribunal a rejeté la demande de pré-rapport, laissant l'expert libre d'organiser sa mission, et a réservé les dépens.
Avocat : HEMEURY
Avocat : MEMETI-KAMBERI
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, était saisi par M. C... d’une demande de suspension des refus de visas long séjour pour regroupement familial opposés à ses quatre enfants par l’autorité consulaire française à Yaoundé. Le ministre de l’intérieur ayant justifié avoir donné instruction de délivrer les visas sollicités, le juge a constaté que la décision litigieuse était devenue sans objet. En application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d’injonction. L’État a été condamné à verser 800 euros à M. C... au titre des frais de justice.
Avocat : YEMENE TCHOUATA
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite de refus de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône a accordé à l’intéressé un certificat de résident algérien « vie privée et familiale », rendant la requête sans objet. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales et a rejeté les demandes accessoires, notamment celles fondées sur l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : DEME
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. B du centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA) qu'il occupait sans titre. La demande du préfet de la Loire-Atlantique a été accueillie car la condition d'urgence était établie, le maintien de l'intéressé compromettant le bon fonctionnement du service public de l'asile, et la contestation sérieuse faisait défaut, sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée. Le tribunal a toutefois accordé à M. B un délai de trois mois pour quitter les lieux, en raison de sa situation de vulnérabilité, avant de recourir à la force publique. Cette décision applique les articles L. 551-11, L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, fixation du pays de destination et interdiction de retour de deux ans. La requête, présentée comme sommaire avec l’intention de produire un mémoire complémentaire, n’a pas été suivie d’un tel mémoire dans le délai de quinze jours prévu par l’article R. 911-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, le tribunal a donné acte du désistement de la requérante et a rejeté sa demande d’aide juridictionnelle provisoire, celle-ci étant manifestement dépourvue de fondement au sens de l’article 7 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : EMESSIENE
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 28 juillet 2025 par laquelle le président du conseil départemental de l'Ain avait suspendu l'agrément d'assistante maternelle de Mme C pour une durée de quatre mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la privation de rémunération mettant la requérante dans une situation financière difficile, et qu'un moyen était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment celui tiré de la méconnaissance de l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : GOUDEMEZ
Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d’une demande de titre de séjour, constate qu’il n’y a plus lieu de statuer. En effet, postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète de l’Isère a pris un arrêté explicite de refus de séjour et d’obligation de quitter le territoire, abrogeant ainsi la décision implicite contestée, devenue sans objet. L’ordonnance admet provisoirement le requérant à l’aide juridictionnelle mais rejette les conclusions de son avocat au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État n’étant pas partie perdante.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire française à Douala refusant un visa de court séjour à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le contrat de travail en République tchèque invoqué ne constituant pas une urgence particulière justifiant une intervention avant la décision de la commission de recours contre les refus de visa. La requête a été rejetée par ordonnance sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C visant à suspendre la décision du maire de Grimaud refusant d’exercer ses pouvoirs de police de l’urbanisme. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les risques environnementaux et la responsabilité pénale invoqués n’étant pas suffisamment établis ou imminents. Il a également considéré qu’aucun des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’absence d’autorisation pour l’installation de mobil-homes et la création d’un parking, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 480-1 du code de l’urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C, qui demandait la désignation d’un expert médical sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative pour évaluer ses préjudices suite à un accident de service. Le juge a estimé que la mesure d’expertise était prématurée et dépourvue d’utilité, car une procédure d’expertise était déjà en cours à l’initiative de l’employeur, Grenoble Alpes Métropole, pour déterminer la consolidation de l’état de santé du requérant. En conséquence, la demande a été rejetée, y compris les conclusions accessoires relatives aux frais d’expertise et aux dépens.
Avocat : GERMAIN-PHION JACQUEMET
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté du 28 juillet 2025 par lequel le préfet du Pas-de-Calais obligeait M. B C, ressortissant égyptien, à quitter le territoire français. La juridiction a retenu un défaut d'examen complet de la situation personnelle du requérant, qui avait déclaré être demandeur d'asile en Italie, le préfet n'ayant ni établi un refus de prise d'empreintes ni saisi les autorités italiennes pour vérifier sa situation. Cette annulation entraîne celle des décisions subséquentes de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CLEMENT D'ARMONT
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A alias C, qui contestait un arrêté du préfet du Nord l'obligeant à quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et signé par une autorité compétente. Il a également rejeté les autres moyens, notamment ceux tirés de la violation du droit d'être entendu et de l'erreur manifeste d'appréciation, en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.