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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

3 024 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

3 024

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 120

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : EMEEffacer tout
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505416

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par l'association One Voice, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, afin de suspendre un arrêté préfectoral autorisant l'effarouchement renforcé par tirs non létaux d'ours brun dans l'Ariège. L'association soutenait que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit de vivre dans un environnement équilibré (article 1er de la Charte de l'environnement) et au droit à l'information et à la participation du public, en raison d'une méconnaissance des articles 12 et 16 de la directive Habitats et des articles L. 411-1 et L. 411-2 du code de l'environnement. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que les conditions d'urgence et d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étaient pas réunies, au vu des mesures de protection prévues et de la nécessité de prévenir les dommages aux troupeaux.

Avocat : SELARL GOSSEMENT AVOCATS

30 juillet 2025
TA86Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2501819

Le Tribunal Administratif de Poitiers, par une ordonnance du 30 juillet 2025, a donné acte du désistement de l’association Centre de santé (CDS) Place Jean de Berry. Ce désistement est intervenu à la suite du rejet de sa demande de suspension en référé, l’association n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête au fond dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. La requête initiale visait l’annulation d’une sanction conventionnelle de deux ans prononcée par la CPAM de la Vienne.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : AARPI MCDERMOTT WILL & EMERY

30 juillet 2025
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2512913

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 30 avril 2025 par lequel le préfet de la Loire-Atlantique avait assigné M. A B à résidence pour un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la mesure d'assignation à résidence n'est pas par elle-même constitutive d'une urgence, que le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières et qu'il a lui-même contribué à la situation d'urgence en saisissant le juge près de trois mois après la notification de la décision. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité, par application de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : CLEMENT

30 juillet 2025
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2400564

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de Mme A B, détenue à la maison d'arrêt d'Epinal, qui contestait son placement à l'isolement pour trois mois par décision du 25 janvier 2024. La requérante invoquait une erreur de fait, une erreur manifeste d'appréciation, le caractère disproportionné et disciplinaire de la mesure, ainsi qu'une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la mesure d'isolement, fondée sur les articles L. 213-8 et suivants du code pénitentiaire, était justifiée par des motifs de sécurité liés au comportement agressif de l'intéressée et n'était pas disproportionnée. La solution retenue est le rejet des conclusions en annulation, la mesure ayant pris fin avec la libération de Mme B le 4 octobre 2024.

Avocat : LEMELLE

29 juillet 2025• Chambre 3
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2300307

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la demande de M. C, personnel de direction de l’Éducation nationale, qui réclamait le versement de la majoration de traitement indiciaire de 40% pour la période d’avril à juillet 2021, ainsi qu’une indemnisation pour préjudice moral. Le tribunal a jugé que le requérant ne pouvait prétendre au maintien de cette majoration durant son congé maladie ordinaire (avril 2021) ni pendant sa suspension administrative (mai à juillet 2021), en application des articles L. 531-1 du code général de la fonction publique et 34 de la loi du 11 janvier 1984. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, faute de fondement juridique et de préjudice établi.

Avocat : BROUSSARD EMELINE

29 juillet 2025• 1ère chambre
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506067

Le Tribunal Administratif de Lille annule l'arrêté du 25 juin 2025 par lequel le préfet du Nord avait assigné à résidence M. B, ressortissant algérien, pour une durée de 45 jours. La solution retenue est fondée sur le défaut de base légale de cet arrêté, dès lors que les deux arrêtés antérieurs du 22 mai 2025 (obligation de quitter le territoire français et première assignation à résidence) avaient déjà été annulés par le tribunal. L'annulation est prononcée sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal admet également M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

25 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2512408

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B C. Celle-ci demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante avait elle-même contribué à cette situation en déposant sa demande hors des délais prévus par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : EMESSIENE

25 juillet 2025
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2505835

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. E, ressortissant irakien, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités allemandes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, l'erreur de droit et l'erreur manifeste d'appréciation. Il estime que la décision de transfert est légale, fondée sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal admet toutefois M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

25 juillet 2025• Reconduite à la frontière
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505205

Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par l'association One Voice pour suspendre un arrêté préfectoral autorisant l'effarouchement renforcé par tirs non létaux d'ours brun dans les Pyrénées. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale au droit de vivre dans un environnement équilibré (article 1er de la Charte de l'environnement) et au droit à l'information et à la participation du public (article 7 de la Charte), en raison d'une méconnaissance des articles 12 et 16 de la directive Habitats et des articles L. 411-1 et L. 411-2 du code de l'environnement. Le juge a rejeté la requête, estimant que les conditions d'urgence et d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étaient pas réunies, compte tenu des mesures de protection mises en place et de la nécessité de prévenir les dommages aux troupeaux.

Avocat : SELARL GOSSEMENT AVOCATS

24 juillet 2025
CAA75Ordonnance

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA02475

Avocat : ABDESSEMED

24 juillet 2025• Juge des référés
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2208842

Le Tribunal Administratif de Lille statue sur la requête de Mme A, propriétaire d’une parcelle jouxtant des terrains communaux, qui demande réparation pour des atteintes à sa propriété lors de travaux de construction d’un restaurant par la commune de Comines. Le tribunal rejette la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, la commune n’établissant pas avoir notifié une décision explicite avec les mentions des voies et délais de recours. Le jugement se fonde sur les articles R. 421-1, R. 421-2 et R. 421-5 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 112-3, R. 112-5 et L. 112-6 du code des relations entre le public et l’administration.

Avocat : CABINET THEMES

23 juillet 2025• juge unique (6)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2209755

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en plein contentieux, a condamné le centre hospitalier de Cambrai à verser à la SAS Orseu la somme de 43 209,37 euros TTC pour la réalisation d’un audit organisationnel de l’unité de soins intensifs en psychiatrie. La juridiction a estimé que la société requérante justifiait avoir exécuté ses prestations conformément au cahier des charges et au mémoire technique, en l’absence de contestation de l’hôpital. Cette somme a été assortie des intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure du 20 octobre 2020, avec capitalisation annuelle. La demande de dommages et intérêts fondée sur l’article 1231-1 du code civil a été rejetée.

Avocat : CABINET THEMES

22 juillet 2025• 2ème Chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301121

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de la SAS Centre de médecine nucléaire Chénieux (CMN) contestant les décisions de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine du 24 avril 2023. Ces décisions concernaient l'autorisation d'installation d'un TEP-SCAN accordée au CHU de Limoges et le refus opposé à la demande de la CMN. Le tribunal a jugé que la procédure d'instruction des demandes concurrentes n'était pas entachée d'irrégularité et que le rapport de l'agent de l'ARS était valide, la déclaration publique d'intérêt n'étant pas requise pour ce type d'acte. Il a également estimé que l'ARS n'avait commis ni erreur de droit, ni erreur de fait, ni erreur d'appréciation en se fondant sur les besoins de santé et la continuité des soins, conformément au code de la santé publique et aux schémas régionaux de santé.

Avocat : BREMENS AVOCATS

22 juillet 2025• 1ère chambre
TA25Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2500793

Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet du Doubs de classer sans suite sa demande d’acquisition de la nationalité française pour dossier incomplet. Le juge a estimé que ce classement, fondé sur l’article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d’être attaquée par un recours pour excès de pouvoir, en l’absence de production des pièces manquantes dans le délai imparti. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : DEME

22 juillet 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410538

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A pour contester le refus du préfet du Pas-de-Calais de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a finalement convoqué l'intéressée et lui a délivré le récépissé sollicité le 28 novembre 2024. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales en annulation et injonction, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En revanche, il a fait droit aux conclusions relatives aux frais de justice en condamnant l'État à verser 1 000 euros à l'avocate de Mme A, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.

Avocat : MEMETI-KAMBERI

21 juillet 2025
TA59Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410535

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet du Pas-de-Calais de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement convoqué l’intéressé pour lui remettre le document sollicité, rendant sans objet les conclusions principales. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à l’avocat du requérant au titre des frais de justice, en application de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridictionnelle.

Avocat : MEMETI-KAMBERI

21 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2509997

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté les demandes de suspension de deux refus de visa de court séjour opposés par l'autorité consulaire française à Libreville à M. D et Mme E épouse D. Les requérants souhaitaient se rendre au mariage de leur fille en septembre 2025 et invoquaient l'urgence ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. Les conclusions à fin de suspension, d'injonction et au titre des frais de justice ont donc été rejetées. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le code des visas (règlement CE n° 810/2009).

Avocat : DEME

21 juillet 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2401189

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B, un ressortissant camerounais, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité d'étudiant. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de la directive (UE) 2016/801 n'était pas fondé, sans écarter la possibilité pour l'administration de vérifier la réalité du projet d'études et de refuser un visa en cas de risque de détournement d'objet. Enfin, le tribunal a considéré que le requérant n'apportait pas la preuve du caractère sérieux et cohérent de son projet d'études, écartant ainsi l'erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : YEMENE TCHOUATA

21 juillet 2025• 9ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502454

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, contestant l'arrêté préfectoral du 10 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Elle a estimé que le refus de séjour était justifié par la menace pour l'ordre public, au sens de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de condamnations pénales récentes et graves. Par conséquent, les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire et interdiction de retour) ont été jugées légales, sans méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : DEME

18 juillet 2025• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502469

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet de la Drôme du 18 décembre 2024. Cet arrêté retirait sa carte de séjour pluriannuelle "travailleur saisonnier", refusait un titre "vie privée et familiale", et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision de retrait était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens.

Avocat : CLEMENT

18 juillet 2025• 7ème Chambre