327 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
327
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 220
Avec résumé IA
Avocat : DEMES AVOCATS
Avocat : CLEMENT-LACROIX
Avocat : SEMERIVA
Avocat : BROUSSARD EMELINE
Avocat : SELARL ENVIRONNEMENT DROIT PUBLIC
Avocat : SELARL CLEMENT-DELPIANO
Avocat : SELARL CLEMENT DELPIANO
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de la communauté de communes Les Avants Monts afin de déterminer les causes et l’étendue des désordres affectant les travaux de renouvellement des réseaux d’eau potable, d’eaux pluviales et d’eaux usées réalisés par la SARL TTPR Services. Le juge a estimé cette mesure utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits, sans préjuger des responsabilités. La demande de la société visant à ce que les dépens soient réservés a été rejetée, ces frais relevant du juge du fond. La décision se fonde sur les articles R. 532-1, R. 621-13 et R. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP LES AVOCATS DU THELEME
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B pour contester un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi de 29 071,85 euros réclamé par France Travail. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, conformément aux articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, les litiges relatifs aux prestations d'assurance chômage relèvent de la compétence des juridictions judiciaires, sauf si le contrat de travail à l'origine de l'allocation est de droit public, ce qui n'était pas établi en l'espèce. Les conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B pour contester un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi de 10 892,32 euros réclamé par France Travail. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, estimant que le litige relevait de la compétence judiciaire. Cette solution est fondée sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui maintiennent la compétence judiciaire pour les prestations d'assurance chômage liées à un contrat de droit privé. En l'absence de preuve d'un contrat de travail de droit public, les conclusions de Mme B ont été rejetées par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SASU Fuel 19. Celle-ci contestait le rejet de ses offres pour les lots n° 1, 2 et 3 d'un accord-cadre de fourniture de carburants, motif pris de l'absence de justificatifs suffisants. Le tribunal a estimé que la société requérante n'avait pas produit les prix journaliers demandés par le règlement de la consultation, rendant son offre irrégulière au sens des articles L. 2152-1 et L. 2152-2 du code de la commande publique. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de passation et l'attribution des lots à l'attributaire.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de M. E C, M. B C et Mme D du logement géré par l'organisme "Horizon amitié" à Brumath. Les intéressés, dont les demandes d'asile ont été définitivement rejetées, se maintiennent sans droit ni titre dans un hébergement destiné aux demandeurs d'asile, en violation de l'article L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a considéré que l'urgence et l'utilité de la mesure étaient caractérisées, la libération des lieux étant nécessaire pour permettre l'accueil d'autres demandeurs d'asile en attente. La solution retenue est l'expulsion avec le concours de la force publique et l'évacuation des biens aux frais et risques des occupants.
Avocat : BOTTEMER
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par l'Association Centre de Vol à Voile de la Crau (CVVC) pour demander la levée de l'injonction de libérer le hangar 103 de l'aérodrome d'Eyguières, prononcée sous astreinte le 2 juillet 2024. La requérante invoquait des mises aux normes de l'installation électrique et le paiement des redevances pour contester l'urgence et le bien-fondé de l'expulsion. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les mesures correctives étaient insuffisantes pour lever le danger grave et imminent et que l'association restait occupante sans droit ni titre, faute d'autorisation d'occupation valide et de paiement intégral des redevances dues. La solution retenue confirme l'ordonnance initiale, en application des dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
Avocat : SARL NEMESIS
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par une aide médico-psychologique du centre hospitalier d'Embrun, dont la sanction d'exclusion temporaire de 18 mois avait été annulée pour disproportion. Elle demandait réparation de ses préjudices matériel et moral. Le tribunal a jugé que cette illégalité constituait une faute engageant la responsabilité de l'hôpital. Il a accordé une indemnité de 5 000 euros pour le préjudice moral, mais a rejeté la demande au titre de la perte de salaire, faute de lien de causalité direct. Les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées comme irrecevables dans le cadre d'un recours indemnitaire.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THEMESIS