449 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
449
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 377
Avec résumé IA
Avocat : NEVEN
Avocat : SELARL GUEVENOUX-GLORIAN
Avocat : LEUPE VERHOEVEN DHORNE AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant la décision du ministre de l'intérieur du 10 mai 2021 ajournant à deux ans sa demande de naturalisation. La requérante soutenait l'incompétence du signataire et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la signataire bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Sur le fond, il a jugé que le ministre, dans le cadre de son large pouvoir d'appréciation, avait pu légalement fonder l'ajournement sur l'existence d'une dette de 811 euros envers la CAF, due à un trop-perçu d'allocations, même si celle-ci avait été remboursée entre-temps. La décision s'appuie sur l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : EVENO
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 19 juillet 2024 par laquelle le président du conseil départemental de la Sarthe a refusé l'intégration de Mme B dans la fonction publique territoriale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'agent continuant à être rémunéré malgré son absence de service, et qu'aucun doute sérieux n'était établi sur la légalité du refus. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du décret n° 2005-1785 du 30 décembre 2005 relatif au détachement sans limitation de durée.
Le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Hérault du 24 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, faute pour ce dernier de justifier de la réalité et de la stabilité de ses attaches en France. La solution s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CHEVENIER
Avocat : CABINET SEVEN AVOCATS (SELARL)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise du 16 février 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée, que le droit d'être entendu n'avait pas été violé et que l'autorité signataire était compétente. Il a estimé que l'atteinte à la vie privée et familiale de M. A, célibataire et sans enfant, n'était pas disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que les autres moyens (erreur de fait, défaut d'examen) étaient infondés. La demande d'aide juridictionnelle provisoire et les conclusions accessoires ont également été rejetées.
Avocat : ESTEVENY
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre l'exécution de la décision de France Travail Normandie du 12 juin 2024 rejetant sa demande de décharge d'un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique, ainsi que la contrainte émise le 28 novembre 2023. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'opposition formée par la requérante contre la contrainte, en application des articles L. 5426-8-2 et R. 5426-22 du code du travail, suspendait déjà automatiquement tout effet exécutoire de la contrainte, rendant la suspension demandée sans objet. Par conséquent, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE
Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 6 août 2021 refusant un titre de séjour à M. C, ressortissant guinéen, et les décisions subséquentes (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour). Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait pas fonder son refus sur l'absence de documents d'état civil, dès lors que M. C produisait des pièces probantes (extrait d'état civil, jugement supplétif, carte consulaire) dont la valeur n'était pas contestée par l'administration. Cette solution s'appuie sur l'article R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SEVENIER