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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

274 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

274

Décisions totales

383 581

Ordonnances

249 221

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Excès de pouvoirAvocat : EVENEffacer tout
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600180

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer une carte de chauffeur VTC. Le requérant invoquait une erreur manifeste d'appréciation et une atteinte disproportionnée à sa situation, en raison d'une condamnation pour conduite sans permis liée à la crise sanitaire. Le juge a estimé que ces arguments ne contestaient pas utilement le motif légal du refus, fondé sur l'inscription de cette condamnation au bulletin n°2 du casier judiciaire. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, les faits invoqués étant manifestement insusceptibles de venir au soutien des moyens soulevés.

Avocat : CABINET SEVEN AVOCATS

21 janvier 2026
TA44Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600008

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la suspension de sa suspension de fonctions et de la rupture anticipée de son contrat de détaché par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Le juge a estimé que les moyens invoqués (absence d’information sur le droit de se taire, erreur manifeste d’appréciation, détournement de pouvoir, disproportion de la sanction) n’étaient pas, en l’état, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions. La condition d’urgence n’a pas été examinée, le rejet étant fondé sur l’absence de moyen sérieux au sens de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : EVENO

7 janvier 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2300691

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 14 novembre 2022 par lequel le président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis avait licencié Mme D..., auxiliaire de puériculture contractuelle, pour des propos racistes tenus sur les réseaux sociaux. La décision a été jugée illégale en raison de l'incompétence de l'auteur de l'acte, faute pour le département d'avoir prouvé la publication régulière de la délégation de signature au recueil des actes administratifs. Le tribunal a également relevé un vice de procédure, l'administration n'ayant pas donné suite à la demande de communication du dossier de l'agent, en méconnaissance de l'article 37 du décret n° 88-145 du 15 février 1988.

Avocat : ESTEVENY

6 janvier 2026• 4ème chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600079

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le regroupement familial au bénéfice de l'épouse et de l'enfant de M. B..., ressortissant vietnamien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les éléments invoqués (grossesse, suivi médical, situation irrégulière) ne démontraient pas un préjudice suffisamment grave et immédiat justifiant une suspension avant le jugement au fond. La requête a été rejetée par ordonnance motivée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : CEVEN LAW

6 janvier 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520535

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'un enfant handicapé scolarisé en CE1 pour obtenir l'exécution d'une décision de la CDAPH attribuant une aide humaine individuelle de quinze heures hebdomadaires. Le juge a fait droit à leur demande en considérant que la condition d'urgence était remplie, l'absence d'aide compromettant la scolarité de l'enfant, et que la mesure était utile et ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au recteur de l'académie de Créteil de mettre en œuvre cette décision dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application des articles L. 111-1, L. 112-1 et L. 112-2 du code de l'éducation.

Avocat : ESTEVENY

29 décembre 2025
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d Amiens — N° TA80-2400437

Le Tribunal Administratif d’Amiens était saisi par Mme D... d’un recours en excès de pouvoir contre des décisions de la CAF de l’Oise refusant une remise totale de dettes d’aide personnalisée au logement, de prime d’activité et de prestations familiales. Le tribunal a d’abord jugé qu’il était incompétent pour connaître du litige relatif aux prestations familiales, cette compétence relevant du juge judiciaire. Sur le fond, concernant les indus de prime d’activité et d’aide au logement, le tribunal a examiné la situation de Mme D..., qui soutenait vivre séparément du père de son enfant. La solution retenue n’est pas explicitement énoncée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a appliqué les articles L. 842-1, L. 842-7, R. 842-3 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale pour la prime d’activité, ainsi que les articles L. 821-1, L. 823-1 et R. 822-2 du code de la construction et de l’habitation pour l’aide au logement.

Avocat : SELARL GUEVENOUX-GLORIAN

22 décembre 2025• CHAMBRE PRESIDENT
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314776

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 4 octobre 2023 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté la demande de regroupement familial de M. D... pour ses deux enfants. La juridiction retient que le préfet n'a pas consulté le maire de Montreuil pour avis préalablement à sa décision, en méconnaissance des articles L. 434-10 et R. 434-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette omission constitue un vice de procédure substantiel ayant privé le requérant d'une garantie, justifiant l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

Avocat : NEVEN

18 décembre 2025• 11ème chambre
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523614

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le regroupement familial de son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant d'établir la réalité de son mariage et de la vie commune avec sa conjointe. La solution retenue est le rejet de la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : CEVEN LAW

18 décembre 2025
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304872

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par Mme A..., infirmière au Centre hospitalier de Verneuil-sur-Avre, contestant le calcul de son indemnité compensatrice de congés payés lors de son départ à la retraite. Elle demandait le versement d’un solde de 4 028,09 euros et 5 000 euros pour préjudice moral. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par l’hôpital, estimant que le contentieux était lié par un refus exprès. Sur le fond, il a appliqué les dispositions du décret n° 2002-8 du 4 janvier 2002 et la jurisprudence du Conseil d’État pour déterminer le nombre de jours de congés dus, fixant le solde dû à 2 142,60 euros. Il a rejeté la demande de préjudice moral, faute de lien de causalité établi avec une faute de l’administration.

Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE

11 décembre 2025• 3 ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2520241

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 13 août 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a retiré sa carte de résident à M. A..., ressortissant sud-coréen. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour de six mois ne plaçait pas l'intéressé dans une situation de précarité administrative suffisamment grave et immédiate pour justifier une suspension. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant.

Avocat : CEVEN LAW

5 décembre 2025
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2304432

Le Tribunal Administratif de Montpellier (3ème chambre) a examiné le recours en excès de pouvoir de l’université de Montpellier contre la décision de relaxe de M. A... rendue par la section disciplinaire du conseil académique. L’université et l’intervenante volontaire, Mme J..., contestaient la décision pour divers vices de procédure (défaut d’audition du conseil de la victime, présence en visioconférence), erreurs de droit (méconnaissance de l’article R. 811-36 du code de l’éducation) et erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ces moyens, considérant que la section disciplinaire n’avait commis aucun vice substantiel et avait correctement apprécié son office. En conséquence, la requête de l’université et l’intervention de Mme J... ont été rejetées, et l’université a été condamnée à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice.

Avocat : SEVENIER

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2518920

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 8 août 2025 par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A..., ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car le refus empêchait la poursuite de sa formation en alternance et le privait de ses ressources. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 422-1 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : NEVEN

3 décembre 2025
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405207

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné deux requêtes d'un ressortissant étranger contestant le refus de titre de séjour et la mesure d'éloignement pris par le préfet de la Gironde. La première requête, dirigée contre une décision implicite de rejet, a été regardée comme dirigée contre l'arrêté explicite du 10 juillet 2025 qui s'y est substitué. La seconde requête a été rejetée, le tribunal ayant écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation régulière étant établie. La solution retenue est le rejet des conclusions du requérant, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SELARL SEVEN AVOCATS

2 décembre 2025• 5ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505413

Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de France travail Normandie du 25 août 2025. Cette décision confirmait la radiation de M. B... de la liste des demandeurs d’emploi pour douze mois et la suppression définitive de ses allocations. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. B... était hébergé par ses parents et percevait des revenus d’activité, et qu’aucun des moyens soulevés (notamment le défaut de motivation et la méconnaissance des articles R. 5412-7 et R. 5412-3-1 du code du travail) n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE

1 décembre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2500383

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 400 euros à M. A... C... pour les troubles dans ses conditions d’existence résultant de l’absence de relogement, malgré une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire depuis le 4 mars 2021. La responsabilité de l’État a été engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, en raison de la carence fautive du préfet à proposer un relogement dans le délai de six mois. Le préjudice, couvrant la période du 18 mai 2024 à la date du jugement, a été évalué à 400 euros, incluant intérêts, compte tenu du logement temporaire et des contraintes subies. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été réservées en raison de l’aide juridictionnelle partielle accordée.

Avocat : ESTEVENY

21 novembre 2025• 4e Section - 3e Chambre - R.222-13
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509024

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en urgence, a été saisi par M. A... sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Constatant que la commission de médiation avait reconnu le requérant comme prioritaire et devant être logé d'urgence, et qu'aucune offre de logement adaptée ne lui avait été faite dans le délai légal, le juge a ordonné au préfet de la Seine-Saint-Denis d'assurer son logement. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 550 euros par mois de retard, payable au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement à compter du 1er février 2026. La demande de frais de justice a été rejetée.

Avocat : ESTEVENY

10 novembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2403463

Le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 2 février 2022 du préfet de la Seine-Saint-Denis lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, car le requérant n'a pas saisi le tribunal dans le délai de trente jours suivant la notification de l'arrêté, comme l'exigent les articles L. 614-4 et R. 776-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande d'aide juridictionnelle, déposée après l'expiration de ce délai, n'a pu avoir pour effet de proroger le délai de recours.

Avocat : NEVEN

7 novembre 2025• 1ère chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500590

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 15 novembre 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté la demande de regroupement familial de Mme A... pour son époux et ses trois enfants. Le préfet s'était fondé sur le seul motif que la famille était déjà présente en France, sans exercer son pouvoir d'appréciation. Le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la stabilité et de la durée de la vie familiale en France, ainsi que du respect des conditions de ressources et de logement.

Avocat : CEVEN LAW

28 octobre 2025• 6ème Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513337

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 17 avril 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de 24 mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, estimant la délégation de signature régulière, et a jugé la décision de refus de titre suffisamment motivée et exempte de défaut d'examen. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B..., fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : NEVEN

15 octobre 2025• 1re Section - 3e Chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512125

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du directeur général de l'Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur du 24 juin 2025, qui supprime l'autorisation d'implantation du service de chirurgie du centre hospitalier du Pays d'Apt. Le juge a estimé que la condition d'urgence, prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, faute pour le comité des usagers requérant d'apporter des éléments établissant que les risques allégués pour les patients étaient avérés et que les autres établissements de santé ne pourraient assurer la continuité des soins. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la légalité externe de l'arrêté.

Avocat : SCP MONCEAUX-FAVRE DE THIERRENS-BARNOUIN-THEVENOT

14 octobre 2025