12 792 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 792
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 470
Avec résumé IA
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Le Tribunal administratif de Paris constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme C... car le préfet de police a fait droit à sa demande de titre de séjour après l'introduction du recours. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'État à verser à la requérante la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ARIFA
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant suite à son absence de réponse à une invitation à confirmer le maintien de sa requête. Le juge a appliqué la procédure de désistement implicite prévue à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par conséquent, il n'est pas statué sur le fond de la demande d'annulation du rejet implicite d'une demande de titre de séjour et des injonctions sollicitées.
Avocat : ARIFA
Avocat : FAHANDEJ-SAADI
Avocat : CABINET WAQUET FARGE HAZAN
Avocat : FAIVRE LOUIS-MICHEL
Avocat : ADALTYS AFFAIRES PUBLIQUES
Avocat : LAFAY
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant congolais, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant pas des conditions requises pour obtenir un tel titre.
Avocat : SCP ARLAUD AUCHER-FAGBEMI
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté municipal d'opposition à sa déclaration préalable de division foncière. Le juge constate que le maire, en l'absence de document d'urbanisme en vigueur sur la commune, était en situation de compétence liée par l'avis conforme défavorable du préfet, conformément à l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme. Dès lors, les moyens soulevés par la requérante, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme, sont écartés comme inopérants.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours pour excès de pouvoir contre le refus du préfet de police de délivrer un titre de séjour à un ressortissant algérien. Le tribunal a annulé la décision attaquée, considérant que l'administration n'avait pas procédé à l'examen de la situation personnelle du requérant au regard de son pouvoir discrétionnaire de régularisation exceptionnelle. Cette solution s'appuie sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régit le séjour des ressortissants algériens sans interdire une telle régularisation.
Avocat : IVANOVIC FAUVEAU
**Sujet principal** : Recours contre une décision de récupération d'un indu lié à une prime exceptionnelle de fin d'année 2024 versée au titre du RSA. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant dans le cadre d'un plein contentieux, examine la régularité et le bien-fondé de la décision de récupération. Il constate que l'acte initial du 4 mars 2025 a été retiré et remplacé par une nouvelle décision du 27 novembre 2025 de même portée. Par conséquent, le litige se porte désormais sur cette nouvelle décision, et le juge devra statuer sur sa légalité. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux administratif relatifs à l'office du juge et à l'étendue du litige lorsqu'une décision est remplacée en cours d'instance, ainsi que sur le décret n° 2024-1140 du 4 décembre 2024 portant attribution de l'aide exceptionnelle.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant srilankais, qui contestait un arrêté d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de 12 mois. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent pour prendre cette décision et que l'interdiction était légalement fondée sur les articles L. 612-6 et L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. C... s'étant soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire. Les moyens invoqués, notamment le vice de procédure et la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés.
Avocat : FAALI
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour d'un ressortissant pakistanais. Le juge a retenu que le préfet de Seine-et-Marne avait méconnu l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration en ne communiquant pas les motifs de son refus, malgré une demande en ce sens du requérant. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.
Avocat : FALAH
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir visant l'annulation du refus du maire de réexaminer une demande de certificat d'urbanisme au regard des règles de 2017. La juridiction juge que l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme, qui protège les demandes d'autorisation après une annulation juridictionnelle, n'est pas applicable aux certificats d'urbanisme, ces derniers ne constituant pas une autorisation d'occuper le sol. Par conséquent, le maire n'était pas tenu de réinstruire la demande sur la base de la réglementation antérieure.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande d'indemnisation des requérants, qui sollicitaient réparation pour les préjudices découlant de l'annulation d'un certificat d'urbanisme opérationnel négatif. La juridiction estime que l'illégalité de ce certificat, bien que constituant une faute, n'a pas causé de préjudice direct et certain aux propriétaires, leur terrain étant classé en zone agricole par le PLUi en cours d'élaboration, ce qui rendait de toute façon le projet inconstructible. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de l'urbanisme.
Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. et Mme B... visant à contester la récupération d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, le délai de recours contentieux de deux mois ayant expiré avant son enregistrement, malgré la demande d'aide juridictionnelle des requérants. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours (articles R. 421-1 et suivants).
Avocat : DESFARGES
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation contre une caisse d'allocations familiales pour préjudice lié à une décision modifiant le droit à une allocation de logement social. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de jugement). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme **manifestement irrecevable** par ordonnance, car la requérante n'a pas justifié avoir préalablement adressé une demande indemnitaire à l'administration, condition obligatoire pour ce type de recours. **Textes appliqués** : Les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1, R. 612-1 et R. 421-1 (2ème alinéa) du code de justice administrative, qui imposent la production d'une demande préalable à l'administration sous peine d'irrecevabilité.
Avocat : FAGET
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours contre une décision de récupération d'un indu de prime exceptionnelle de fin d'année 2023. Le juge a étendu son examen à la nouvelle décision de la caisse d'allocations familiales du 27 novembre 2025, qui a remplacé l'acte initialement attaqué. La juridiction a annulé cette décision de récupération, considérant que la caisse n'avait pas suffisamment établi l'existence d'une vie commune stable et continue entre la requérante et son époux, condition nécessaire pour justifier l'indu au regard des dispositions du décret n° 2023-1184 et de l'article 515-8 du code civil.
Avocat : DESFARGES
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision de révocation d'un agent hospitalier pour vice de procédure. Le juge a constaté que l'avis du conseil de discipline, requis par l'article L. 532-5 du code général de la fonction publique, n'était pas suffisamment motivé, privant l'agent d'une garantie essentielle. La juridiction a également condamné l'administration à verser à l'agent une somme au titre des frais exposés.
Avocat : FALALA