868 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
868
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 120
Avec résumé IA
Avocat : FAYOL ET ASSOCIES
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY - BF2A
Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIES
Avocat : LAFAY
Avocat : BONOMO FAY
Le Tribunal Administratif de Nîmes a été saisi par le maire de Bollène d’une demande de démission d’office de Mme Christine Fournier, conseillère municipale, pour avoir refusé sans excuse valable d’exercer les fonctions d’assesseur lors des élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024. La juridiction a fait droit à cette demande en application des articles L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales et R. 44 du code électoral, considérant que la fonction d’assesseur constitue une obligation légale pour les conseillers municipaux. Le tribunal a constaté que Mme Fournier, absente le 7 juillet 2024 malgré un avertissement préalable, n’avait fourni aucune excuse valable, ni démontré de manœuvres du maire. En conséquence, elle a été déclarée démissionnaire d’office de son mandat.
Avocat : SCP FAYOL & ASSOCIÉS
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre la décision du ministre de l'intérieur du 24 novembre 2023 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante invoquait l'urgence en raison de l'absence de moyen de locomotion pour se rendre à son travail, mais le juge a estimé qu'elle ne démontrait pas la gravité et l'immédiateté des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle ou professionnelle. En conséquence, la condition d'urgence n'étant pas remplie, la requête a été rejetée sans examen du moyen tiré d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Avocat : DAURIAC - PAULIAT-DEFAYE BOUCHERLE-MAGNE
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du directeur général de l'école nationale supérieure d'arts et métiers interrompant la scolarité de M. B. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par le requérant (incompétence, défaut de motivation, absence de procédure contradictoire, erreur de fait, erreur de droit, erreur manifeste d'appréciation) n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par conséquent, la condition de doute sérieux n'étant pas remplie, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'urgence. Les conclusions accessoires à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Occitanie Toiture. Celle-ci contestait le rejet de son offre pour le lot n°2 d'un marché de travaux d'extension d'un lycée, estimant que son offre n'était pas anormalement basse. Le tribunal a considéré que la société requérante n'était pas susceptible d'être lésée par les manquements allégués, dès lors que son offre était irrégulière au sens de l'article L. 2152-2 du code de la commande publique. La demande d'annulation de la procédure de passation a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par le maire du Vésinet sur le fondement de l'article L. 2121-5 du code général des collectivités territoriales pour déclarer démissionnaire d'office un conseiller municipal ayant refusé d'exercer les fonctions d'assesseur d'un bureau de vote lors du premier tour des élections législatives du 30 juin 2024. Le tribunal a jugé que cette fonction, prévue à l'article R. 44 du code électoral, constitue une fonction dévolue par la loi aux conseillers municipaux. Constatant que le conseiller municipal avait expressément refusé cette mission sans fournir d'excuse valable, le tribunal a prononcé sa démission d'office.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande de suspension de l'exécution du contrat de concession pour le réaménagement et l'exploitation du Port Camille Rayon, présentée par Mme Leduc, conseillère municipale, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante invoquait l'urgence et des moyens sérieux, notamment l'illégalité de la délibération autorisant le contrat et des irrégularités dans la procédure de passation. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les préjudices allégués n'étaient pas suffisamment graves et immédiats. Par conséquent, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond.
Avocat : SELARL FAYOL ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nice a été saisi en référé précontractuel par les sociétés Fayat et Igy Sète Marina pour contester la procédure de passation d’une concession portuaire par la commune de Vallauris. Les requérantes ont toutefois présenté un désistement pur et simple de leur action, enregistré le 18 juin 2024. Par ordonnance du 9 août 2024, le président de la 6ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune analyse au fond de la procédure de passation ou des textes applicables n’a donc été effectuée.
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme A, agent de la métropole Nice Côte d'Azur, qui contestait son placement en congé de maladie à mi-traitement du 2 au 18 novembre 2021 suite à un test positif à la Covid-19. Le tribunal a jugé que l'administration était tenue de la placer en congé de maladie, même sans demande de sa part, en application du décret n°2021-15 du 8 janvier 2021. Il a également considéré que, conformément à l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, le placement à mi-traitement était légal car Mme A avait déjà épuisé ses droits à plein traitement sur les douze mois précédents. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté.
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY - AVOCATS ASSOCIES - BF2A
Le Tribunal administratif de Grenoble a donné acte du désistement d'instance de Mme B A, qui contestait le refus implicite du Centre hospitalier de Valence de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire de 13 points majorés et réclamait un rappel de traitement. Le désistement étant pur et simple, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le fond du litige. En application de l'article L.761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné le Centre hospitalier à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de procès, tout en rejetant la demande reconventionnelle de l'hôpital.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a fait droit à la demande de la maire de Saint-Raphaël visant à faire désigner un expert pour examiner un appartement menaçant ruine. La requête, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, était motivée par l'affaissement structurel du plancher et le risque de propagation du péril aux autres niveaux de l'immeuble. Le juge a ordonné la désignation d'un expert avec une mission d'urgence, devant se rendre sur place dans les 24 heures pour constater l'état du bien, évaluer la gravité du péril et proposer des mesures provisoires de sécurité.
Avocat : LAFAYETTE AVOCATS TOULOUSE