4 094 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 094
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 771
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Lille a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant angolais. Le tribunal a annulé la décision, considérant que l'administration n'avait pas procédé à un examen sérieux et individualisé de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de son intégration en France depuis son enfance. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur la contestation par la SAS Airbus opérations d’une cotisation supplémentaire de taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) pour 2017 concernant son établissement industriel à Bouguenais. La société invoque une irrégularité de procédure pour défaut de délai de réponse de trente jours et conteste l’intégration dans l’assiette de biens d’équipement spécialisés exonérés et de travaux de réfection. Le tribunal constate un non-lieu partiel à statuer à hauteur d’un dégrèvement de 98 255 euros accordé en cours d’instance. Sur le fond, il rejette le moyen tiré de l’irrégularité de la procédure, rappelant que la procédure de rectification contradictoire n’est pas applicable aux impositions directes locales comme la TFPB.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur la demande de la SAS Airbus Opérations contestant une cotisation supplémentaire de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2017 concernant son établissement industriel à Montoir de Bretagne. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer à hauteur de 44 599 euros en raison d'un dégrèvement accordé par l'administration. Sur le fond, il a rejeté le moyen de procédure tiré de la méconnaissance de l'article L. 11 du livre des procédures fiscales, celui-ci n'étant pas applicable aux impositions directes locales. Il a également rejeté les moyens relatifs à l'assiette, jugeant que les biens d'équipement spécialisés n'étaient pas exonérés sur le fondement du 11° de l'article 1382 du code général des impôts et que les travaux de réfection avaient bien entraîné un changement au sens de l'article 1517 du même code.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la société Drop Academy Paris de son recours en excès de pouvoir contre le rejet de sa demande d'agrément de transport. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans qu'il soit statué sur le fond de la demande d'annulation de la décision préfectorale.
Avocat : CABINET SOCIETE D'AVOCATS FRANCOIS ET NICOLAS TAQUET
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de Mme B... C... du territoire français. Le juge a retenu que la procédure était irrégulière, notamment en raison d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée et de l'absence de respect de son droit à être entendue préalablement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par la SAS Aptar Stelmi d’une demande de réduction de ses cotisations de cotisation foncière des entreprises (CFE) pour les années 2015 à 2018, concernant son établissement industriel à Granville. La société soutenait que certains biens d’équipement spécialisés et mobiliers devaient être exclus de la base imposable, et que des travaux de remplacement ou de rénovation n’avaient pas à être intégrés dans la valeur locative foncière. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la réclamation préalable était irrecevable pour défaut de pièces justificatives, et que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. Cette décision s’appuie sur les articles R. 197-3 et R. 200-2 du livre des procédures fiscales, ainsi que sur les dispositions du code général des impôts relatives à la CFE.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a renvoyé l'affaire au tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour incompétence territoriale. Le litige porte sur un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris à l'encontre du requérant. La juridiction a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, considérant que le tribunal compétent est celui du lieu de résidence (Val-d'Oise) du requérant à la date de la décision attaquée.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant par ordonnance, a renvoyé l'affaire au Tribunal administratif de Melun pour incompétence territoriale. Le litige principal concerne un arrêté d'éloignement pris par le préfet du Val-d'Oise à l'encontre du requérant. La juridiction a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, estimant que le tribunal compétent était celui du lieu de résidence du requérant (Villejuif, Seine-et-Marne).
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE ASILE
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., demandeur d'asile vivant à la rue, qui sollicitait son hébergement d'urgence. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'établissant pas une situation de vulnérabilité particulière justifiant une intervention dans un délai de 48 heures. En conséquence, les demandes d'injonction à l'encontre de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et du préfet de la Haute-Garonne ont été rejetées. L'ordonnance a néanmoins admis M. B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : FRANCOS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement de M. D... A... du territoire français. La juridiction a retenu que la décision était entachée d'une insuffisance de motivation, notamment en ce qui concerne le refus d'un délai de départ volontaire et la fixation du pays de renvoi, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de l'association du Pavillon Marie, qui contestait son assujettissement à la taxe pour la création de locaux à usage de bureaux, commerce et stockage en Île-de-France. La juridiction a jugé que les locaux, bien que destinés à être loués via un bail à construction pour une activité d'enseignement, constituaient bien des locaux à usage de bureaux au sens des articles L. 520-1 du code de l'urbanisme et 231 ter du code général des impôts, et que l'association en restait redevable. La demande de décharge de la pénalité pour retard de paiement a également été rejetée.
Avocat : CMS BUREAU FRANCIS LEFEBVRE
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. D... B... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. La juridiction écarte tous les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur le défaut de réexamen de l'arrêté d'expulsion de 2013 (article L. 632-6 du CESEDA) et sur une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Elle estime que la décision attaquée est régulière en la forme et en son fond, étant suffisamment motivée et légalement prise par un agent compétent.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE - CRA COQUELLES
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable et les mesures d'assignation étaient régulières, notamment au regard du règlement (UE) n° 604/2013 et des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que les griefs relatifs à la motivation, à la conduite de l'entretien et à la vulnérabilité du requérant n'étaient pas fondés.
Avocat : DESFRANCOIS
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le recours en annulation d'un arrêté de maintien en rétention. Le juge a constaté que la rétention de l'étranger avait pris fin en cours d'instance, privant ainsi la requête de son objet. La solution s'appuie sur les articles L. 754-3 et L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article R. 922-17 du même code.
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE
Avocat : FRANCK BUORS
Avocat : FRANCK BUORS
Avocat : FRANCK BUORS
Avocat : FRANCK BUORS
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et les mesures associées. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé inopérant le grief tiré de la violation de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE, celui-ci ne s'appliquant pas aux autorités nationales. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE D'ASILE
**Sujet principal** : Demande d'annulation d'arrêtés d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de mesures d'éloignement, ainsi que de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur la requête, constatant qu'il n'y a pas lieu de l'examiner en l'état, car la requérante, libérée de rétention, n'a pas fourni d'adresse pour la notification de la procédure. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (pouvoir du magistrat de constater qu'il n'y a pas lieu de statuer).
Avocat : FRANCE TERRE D'ASILE