498 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
498
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 771
Avec résumé IA
Avocat : GAGEY
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Avocat : GAGNET
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A D, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du 4 août 2024 fixant la Tunisie comme pays de destination pour son éloignement. Le juge a écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, considérant que l'arrêté attaqué était un acte distinct d'une précédente décision. Il a également rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, la méconnaissance du droit d'être entendu, et la violation des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 21 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande de suspension de la décision implicite du préfet des Yvelines refusant de renouveler son attestation de prolongation d'instruction de titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a délivré l'attestation sollicitée, valable jusqu'au 4 février 2025, rendant la requête sans objet. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 7 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de cinq ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme D, ressortissante srilankaise, qui contestait l'arrêté du 9 juillet 2024 de la préfète de l'Essonne ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des droits de la défense et des articles 3 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante avait été mise en mesure de présenter ses observations, conformément au principe général du droit de l'Union européenne. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. E F, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 20 décembre 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3.1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que les erreurs manifestes d'appréciation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 612-2 et L. 721-4, ainsi que les conventions internationales précitées.
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête de M. K G, ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du 19 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il juge que le transfert vers l'Allemagne, et non vers le Mali, ne méconnaît ni l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (risques de traitements inhumains) ni l'article 8 (droit à la vie privée et familiale), faute d'éléments probants apportés par le requérant.
Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par M. D, ressortissant sénégalais, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet des Yvelines du 20 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. À l’audience, le requérant, par l’intermédiaire de son conseil, s’est désisté de son instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par un jugement du 8 août 2024, mettant fin à la procédure sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de l'Essonne du 27 mars 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français sans délai et d'une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux tirés du défaut de motivation, du défaut d'examen sérieux, de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour, et de la méconnaissance des articles L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision préfectorale fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du préfet de Seine-Saint-Denis du 24 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. Le juge a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé et suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, sans se prononcer sur le fond des autres moyens soulevés (notamment l'article 8 de la CEDH et l'article 3-1 de la CIDE). La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.