35 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
35
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 371
Avec résumé IA
Avocat : GAULMIN
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. A... contestant un permis de construire modificatif délivré par le maire d'Hyères. Le requérant, voisin du projet, soutenait que le permis avait été obtenu par fraude et que le dossier de demande était incomplet. Le tribunal a jugé que le recours à un permis modificatif n'était pas entaché d'illégalité, car les modifications n'apportaient pas un bouleversement au projet initial. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles UEc 7 et UE 12 du PLU, ont été écartés comme non fondés.
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 15 mars 2023 par lequel le directeur académique des services de l'éducation nationale du Var avait infligé un avertissement à Mme A, professeure des écoles, pour des propos grossiers tenus envers des élèves. La sanction a été jugée insuffisamment motivée en fait, en méconnaissance des articles L. 532-5 du code général de la fonction publique et L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. L'arrêté se bornait à viser des rapports sans préciser les griefs retenus, ne permettant pas à l'agent de connaître les motifs exacts de la sanction. L'Etat a été condamné à verser 1 500 euros à Mme A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme D épouse A, directrice d'hôpital, qui contestait le refus du Centre national de gestion (CNG) de reconnaître l'imputabilité au service d'un accident survenu le 11 janvier 2022. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et un lien entre son état de santé et un environnement de travail pathogène. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière, et a jugé la décision suffisamment motivée. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, fondé sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GAULMIN PATRICK
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C qui demandaient la suppression d’un coussin berlinois installé par Grenoble Alpes Métropole devant leur maison et l’indemnisation de leurs préjudices. Le tribunal a jugé que le décret du 27 mai 1994, invoqué par les requérants, ne s’applique qu’aux ralentisseurs de type dos d’âne ou trapézoïdal et non aux coussins berlinois, lesquels ne sont pas soumis à une réglementation spécifique de même valeur. Les requérants n’ont pas démontré l’existence de nuisances sonores anormales ni de lien de causalité entre l’ouvrage et les fissures de leur habitation. En conséquence, la responsabilité sans faute de la métropole n’a pas été retenue.