166 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
166
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 770
Avec résumé IA
Avocat : GERIN
Avocat : GANGATE ET MARGERIN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de l'Isère de convoquer M. B, ressortissant zaïrois réfugié, à un rendez-vous en préfecture pour le retrait de son titre de séjour renouvelé. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, M. B ayant perdu le bénéfice de son allocation adulte handicapé faute de pouvoir justifier de la régularité de son séjour. L'injonction a été prononcée sans astreinte, et l'État a été condamné à verser 800 euros à l'avocat de M. B au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par un ressortissant algérien résidant en France et marié à une Française, qui n'obtenait pas de rendez-vous en préfecture pour déposer une première demande de titre de séjour. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure, l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous en ligne empêchant le requérant de régulariser sa situation et de se prémunir contre un éloignement. Il a enjoint au préfet de l'Isère de lui fixer un rendez-vous sous cinq jours, dans un délai maximal d'un mois, sans assortir cette injonction d'une astreinte. Les conclusions visant à obtenir un récépissé ou des mesures générales ont été rejetées comme excédant l'office du juge des référés.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B E, ressortissant kosovar, qui contestait l'arrêté du 24 juillet 2024 ordonnant sa remise aux autorités allemandes en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement ainsi que de l'article L. 572-1 du CESEDA étaient infondés. Il a également estimé que l'état de santé de M. E ne justifiait pas l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 du règlement. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a annulé la décision du 17 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. A, demandeur d'asile guinéen. Le tribunal a retenu que l'OFII ne pouvait légalement fonder sa décision sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), les motifs invoqués ne correspondant pas aux cas de cessation prévus par ce texte. La substitution de base légale sollicitée par l'OFII, visant à fonder la décision sur l'article L. 551-15 du CESEDA, a été écartée comme inopérante. En conséquence, la décision a été annulée pour erreur de droit.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A D, ressortissant angolais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le refus était motivé par le dépôt tardif de sa demande d'asile, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France, sans motif légitime. Le Tribunal a jugé que la décision de l'OFII était fondée sur les articles L. 551-15 et L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les moyens soulevés par le requérant, notamment l'incompétence du signataire et l'absence de prise en compte de sa vulnérabilité, n'étaient pas établis. La solution retenue confirme la légalité du refus de l'OFII, en application des dispositions nationales et de la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. A, ressortissant angolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant s'était lui-même placé dans cette situation en ne sollicitant pas le renouvellement de son récépissé, et que le préfet lui avait proposé un rendez-vous à cette fin. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens de légalité soulevés.