53 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
53
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 329
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant tunisien dont la demande de renouvellement de carte de résident était bloquée sur le téléservice ANEF. Le juge a constaté que le requérant avait accompli les diligences requises (contact avec le centre d'assistance et tentative de rendez-vous "blocage ANEF") sans succès, se trouvant ainsi dans l'impossibilité d'utiliser la procédure dématérialisée. Sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles R. 431-2 et arrêtés d'application), le tribunal a enjoint au préfet de convoquer l'intéressé pour le dépôt de sa demande et le déblocage de son compte, estimant que l'urgence était caractérisée par les conséquences d'un tel blocage sur sa situation.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car un refus implicite de sa demande de renouvellement est né du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du CESEDA. La délivrance antérieure d'une attestation de prolongation ne fait pas obstacle à l'existence de ce refus tacite, rendant la demande irrecevable.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille, saisi d'un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision du préfet des Bouches-du-Rhône du 28 juillet 2025 rejetant la demande de titre de séjour pour raisons médicales de la requérante. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en refusant d'examiner la demande au seul motif d'une précédente obligation de quitter le territoire, sans procéder à l'instruction requise. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit nécessaire de statuer sur les autres moyens invoqués.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté était régulier, écartant les moyens soulevés, notamment sur la compétence du signataire, le respect des formalités et l'examen de la situation personnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir dirigé contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Cette solution est retenue car l'administration a réouvert l'instruction de la demande en cours d'instance, faisant ainsi disparaître l'objet du litige. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative et condamne néanmoins l'État à verser 700 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : GHERIB
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (8ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme A... et ne prononce pas l'annulation de l'arrêté. Il écarte l'ensemble des moyens soulevés (incompétence de la signataire, vice de forme, insuffisance de motivation, violation des conventions internationales et erreur manifeste d'appréciation). **Textes appliqués** : Code des relations entre le public et l'administration (articles L. 212-1, L. 211-2, L. 211-5), Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Convention européenne des droits de l'homme, Convention internationale des droits de l'enfant et Accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : GHERIB
Avocat : GHERIB
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante arménienne visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge a considéré que sa demande de renouvellement avait fait l'objet d'une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-1 du CESEDA, et que l'injonction sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision. La requête a été jugée irrecevable en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête en référé d'un ressortissant tunisien demandant l'injonction au préfet de délivrer une attestation de prolongation d'instruction pour l'obtention d'un duplicata de carte de résident. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois sur la demande initiale avait fait naître une décision implicite de rejet au sens des articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA. Dès lors, l'ordonnance d'injonction sollicitée sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative ne pouvait être prononcée, car elle aurait fait obstacle à cette décision administrative.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante algérienne visant à enjoindre au préfet de délivrer une nouvelle attestation de prolongation d'instruction pour son titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne peut ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de délivrer une attestation de prolongation d’instruction. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision implicite de rejet, née du silence de l’administration au terme du délai de quatre mois prévu à l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers. La requête a été jugée irrecevable en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence du signataire et à sa motivation, laquelle se fondait sur de multiples condamnations pénales graves et réitérées du requérant. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. B..., ressortissant arménien, et de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de séjour « vie privée et familiale », l'autorisant à exercer une activité professionnelle. La solution retenue se fonde sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'urgence caractérisée par la suspension du contrat de travail de l'intéressé et du silence de l'administration. Une astreinte de 100 euros par jour de retard a été prononcée à défaut d'exécution dans un délai de dix jours.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 mars 2024 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était légalement prise par une autorité compétente en vertu d'une délégation de signature et qu'elle était suffisamment motivée, notamment au regard des conditions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, et la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par une autorité délégataire et suffisamment motivé en droit et en fait. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. B... d'établir la continuité de son séjour en France depuis 2022 ou des attaches familiales stables. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier. Il a jugé que les dispositions de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient inapplicables aux Algériens, régis par l'accord franco-algérien de 1968, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la régularisation.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral du 20 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, estimant l'arrêté suffisamment précis. Il a jugé que M. A... ne pouvait se prévaloir de l'article L. 435-4 du CESEDA, inapplicable aux Algériens dont le séjour est régi par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Enfin, le tribunal a considéré que le préfet avait valablement exercé son pouvoir discrétionnaire pour refuser le titre, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 8 avril 2025 par lequel le préfet du Var refusait l'admission au séjour de M. B..., ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet n'établissait pas que l'intéressé représentait une menace grave pour l'ordre public, seul motif du refus, en l'absence de preuve de sa responsabilité pour l'une des deux infractions reprochées. Cette annulation a été prononcée au regard des articles L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : GHERIB SONIA
Refus de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour – Tribunal administratif de Marseille – Rejet de la requête en référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) – Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, le requérant ayant attendu près de cinq mois avant de saisir le tribunal.
Avocat : GHERIB
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de trois ans pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également estimé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 6-2° de l'accord franco-algérien, faute pour le requérant de justifier d'une entrée régulière sur le territoire français. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées, y compris l'interdiction de retour, ont été validées.
Avocat : GHERIB