2 166 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 166
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 575
Avec résumé IA
Avocat : SARL LE PRADO – GILBERT
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 19 juillet 2023 par lequel le maire de Bagnols-sur-Cèze ordonnait à des propriétaires des mesures de mise en sécurité pour péril imminent. Le tribunal a jugé que les mesures prescrites (contrôle de structure et de charpente) ne reposaient pas sur un danger imminent établi, l'expert les ayant recommandées sur des hypothèses non vérifiées. La procédure a été jugée régulière, le maire pouvant agir sans contradictoire préalable sur le fondement de l'article L.511-19 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CABINET GIL CROS
Le Tribunal administratif de Montpellier, par une ordonnance du 29 décembre 2025, a donné acte du désistement de l’association France nature environnement Occitanie Méditerranée de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à obtenir l’annulation partielle d’un arrêté préfectoral du 6 décembre 2023 portant avenant à la concession des plages naturelles de la commune de Vendres. Le désistement, déclaré pur et simple par l’association dans un mémoire du 27 novembre 2025, a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre conclusion n’a été retenue, les frais de justice n’étant pas évoqués dans la décision finale.
Avocat : SELARL GIL-FOURRIER CROS CRESPY
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de la préfète du Rhône du 6 octobre 2025 clôturant la demande de titre de séjour de M. B..., ressortissant guinéen. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, l’intéressé ne justifiant pas de circonstances particulières, étant arrivé en France en 2020 sous visa court séjour et n’ayant pas cherché à régulariser sa situation avant septembre 2023. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : GILLIOEN
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. B..., ressortissant chinois, qui contestait le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer ou renouveler un titre de séjour en qualité de conjoint de Français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressé bénéficiait d'une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 15 mars 2026, ce qui lui permettait de séjourner et de travailler régulièrement en France. Par suite, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de l’entreprise individuelle Andy Sedaminou. Celle-ci demandait l’annulation de la procédure de passation d’un marché public de services sportifs dans des centres de rétention administrative. Le juge a constaté que les contrats des quatre lots avaient été signés et notifiés avant l’introduction de la requête, rendant celle-ci irrecevable. En application de l’article L. 551-1, les pouvoirs du juge ne peuvent plus être exercés après la conclusion du contrat.
Avocat : CABINET CLOIX & MENDES-GIL (SELARL)
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en référé de la société Ramsay générale de santé. Celle-ci demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la communication de documents pour vérifier la valeur locative cadastrale de sa clinique. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la seule échéance prochaine du délai de contestation des taxes foncières ne suffisant pas à la caractériser. Il a également relevé que le juge du fond pourrait, le cas échéant, ordonner la production des documents dans le cadre de ses pouvoirs d'instruction. La requête a donc été rejetée sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : MATON GILLES
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. A..., ressortissant coréen, d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police du 5 juin 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour « passeport talent » (création d’entreprise). En cours d’instance, le préfet a délivré le titre sollicité, conduisant M. A... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a condamné l’État à verser 800 euros à M. A... au titre des frais de justice.