1 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 199
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 670
Avec résumé IA
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté les requêtes de M. et Mme B..., ressortissants kosovars, qui contestaient les arrêtés préfectoraux refusant leur autorisation provisoire de séjour en tant que parents d’enfant malade, assortis d’une obligation de quitter le territoire et d’une interdiction de retour d’un an. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire, d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen sérieux de leur situation. Il a également jugé que la procédure d’avis du collège de l’OFII avait été régulièrement suivie et que les décisions ne méconnaissaient ni les articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et celles relatives aux frais d’instance ont été rejetées.
Avocat : AARPI ANGLADE & PAFUNDI
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de M. B..., ressortissant nigérien, contestant un arrêté préfectoral du 31 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d'un an et une assignation à résidence. Le tribunal a relevé que le préfet s'était fondé sur le refus définitif de sa demande d'asile, mais que M. B... avait présenté une demande de réexamen le 3 janvier 2025, ce qui faisait obstacle à l'édiction d'une obligation de quitter le territoire sur ce fondement. En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, en application des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal administratif de Paris, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’éloignement, a constaté son incompétence territoriale. En application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, le litige relève du tribunal administratif du lieu de résidence de l’intéressé à la date de la décision attaquée. Le requérant résidant en Seine-et-Marne, le dossier a été transmis au tribunal administratif de Melun par ordonnance du 29 septembre 2025.
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté du préfet des Yvelines du 28 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant l'arrêté suffisamment motivé et pris par une autorité compétente. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par M. F..., ressortissant éthiopien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de police du 5 août 2025 ordonnant son transfert aux autorités suédoises. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut de motivation et de la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B F, ressortissant gabonais, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le refus était motivé par le dépôt tardif de sa demande d'asile, au-delà du délai de 90 jours prévu à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant la décision de l'OFII légalement fondée et suffisamment motivée.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI
Avocat : SELARL CHRISTOPHE DE LANGLADE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, un ressortissant pakistanais demandeur d'asile, qui contestait la décision de l'OFII du 22 août 2025 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le requérant invoquait notamment un vice de compétence, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens, jugeant que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire avait été respectée et que le refus d'embarquer de M. B justifiait la cessation de ses conditions d'accueil sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Refus de visa de long séjour pour réunification familiale. Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa. La condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour les requérants de justifier de diligences rapides après l'obtention du statut de réfugié et de démontrer l'isolement et le dénuement matériel du demandeur de visa. L'ordonnance est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI AARPI
Le Tribunal Administratif de Paris, saisi par M. C, ressortissant afghan, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 18 juillet 2025 refusant le rétablissement de ses conditions matérielles d’accueil, annule cette décision. Le tribunal juge que l’OFII a méconnu l’article 20 de la directive 2013/33/UE, qui impose un examen au cas par cas, proportionné et motivé, en garantissant un niveau de vie digne, et que la décision attaquée est entachée d’un défaut d’examen sérieux de la situation de vulnérabilité du requérant. La solution retenue se fonde sur les articles L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, interprétés à la lumière de la directive précitée.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du 25 juillet 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII refusait à M. A D, demandeur d'asile colombien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le motif initial de fraude n'était pas établi et que la substitution de motif invoquée par l'OFII (demande de réexamen) ne pouvait être retenue, faute pour l'administration d'avoir démontré que l'intéressé avait effectivement présenté une telle demande. La décision a été prise en application des articles L. 551-15 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D, un ressortissant malien, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. H E, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 31 juillet 2025 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, et la violation des articles 4, 5 et 26 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Il estime que la décision est légalement fondée sur les dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du préfet de police du 15 juillet 2025 interdisant le retour sur le territoire français à M. B, ressortissant pakistanais, pour une durée de douze mois. Le tribunal estime que cette décision est entachée d'un défaut de base légale, car le préfet n'a pas démontré que la précédente obligation de quitter le territoire français du 5 août 2024 avait été régulièrement notifiée à l'intéressé. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet d'effacer le signalement de M. B du système d'information Schengen et condamne l'État à verser 1 200 euros à son avocat au titre de l'aide juridictionnelle. La décision se fonde sur les articles L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 761-1 du code de justice administrative.