176 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
176
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 370
Avec résumé IA
Avocat : GONIDEC
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Paris concerne un litige portant sur une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet des Hautes-Alpes. Le tribunal se déclare territorialement incompétent au profit du Tribunal Administratif de Marseille. Il applique les articles R. 312-8 et R. 312-1 du code de justice administrative, jugeant que la compétence est déterminée par le lieu de résidence de l’étranger ou, à défaut, par le siège de l’autorité ayant pris la décision. La solution retenue est le transfert du dossier à la juridiction compétente.
Le Tribunal Administratif de Marseille a donné acte du désistement d’instance de Mme B, qui contestait le refus de regroupement familial opposé par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le juge des référés avait rejeté sa demande de suspension le 9 août 2024, faute de moyen sérieux. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-2 du code de justice administrative, Mme B n’ayant pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d’un mois suivant la notification, elle est réputée s’être désistée. La seule production de pièces le 3 septembre 2024 n’a pas été jugée comme une confirmation non équivoque.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A B, ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 7 novembre 2024 refusant son admission au séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Par conséquent, les moyens soulevés par voie d'exception contre l'obligation de quitter le territoire et les décisions subséquentes ont également été écartés.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a examiné les requêtes de M. A, ressortissant malien, contestant un arrêté du préfet de Loir-et-Cher du 27 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans, ainsi qu'une décision du préfet du Puy-de-Dôme du 12 mai 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation des décisions attaquées et les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de titre de séjour de Mme D, ressortissante géorgienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'a pas présenté sa demande de renouvellement dans les délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qu'elle ne justifiait pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle ou médicale. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions à fin d'injonction tendant à la délivrance d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a admis l'intéressé au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocat, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.