176 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
176
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 120
Avec résumé IA
Avocat : GONIDEC
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 25 février 2023 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions d'éloignement et de fixation du pays de destination.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Marseille rejette la demande de suspension présentée par Mme B, qui contestait le refus préfectoral de regroupement familial pour son époux. Le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la séparation du couple depuis 2021 ne constituant pas une urgence justifiant une suspension. Il écarte également tout doute sérieux sur la légalité de la décision, fondée sur l’insuffisance de ressources au regard des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête est donc rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du 24 juin 2024 par lequel le préfet du Var obligeait M. B, ressortissant géorgien, à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le juge a relevé que, postérieurement à l'arrêté contesté, M. B avait déposé une demande d'asile, ce qui rendait la mesure d'éloignement privée de base légale en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue est l'annulation de l'arrêté pour erreur de droit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.