3 845 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
3 845
Décisions totales
383 581
Ordonnances
250 120
Avec résumé IA
Avocat : SARL THOUVENIN, COUDRAY, GREVY
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Nouméa du 8 février 2022 au 29 août 2023. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (traitements inhumains et dégradants) et de l'article 8 (droit à la vie privée et familiale). Le tribunal a reconnu la responsabilité de l'État pour faute simple, en raison de la surpopulation carcérale et du manque d'espace individuel, mais a limité l'indemnisation à 1 080 euros, estimant que le préjudice ne concernait que 41 jours de détention dans des conditions particulièrement indignes. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et du code de procédure pénale, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'indemnisation des conditions de détention.
Avocat : SELARL D'AVOCAT KAIGRE
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 12 456 euros pour le préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa entre mars 2022 et août 2023. Le requérant invoquait notamment une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (traitements inhumains et dégradants) et de l'article 8 (vie privée et familiale), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d'espace et de divers manquements sanitaires. Le tribunal a jugé que les éléments apportés ne démontraient pas un défaut d'espace individuel suffisant pendant une période significative, ni des conditions de détention attentatoires à la dignité humaine sur l'ensemble de la période, et a donc écarté la faute de l'État. La solution s'appuie sur l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa du 3 mai 2022 au 29 août 2023. Le requérant invoquait une atteinte à la dignité humaine (article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme) et au droit à la vie privée et familiale (article 8), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d’espace individuel, de la vétusté des installations et de défaillances dans l’accès aux soins. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que l’administration pénitentiaire n’avait pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l’État, au vu des travaux entrepris et de l’absence de preuve d’un traitement inhumain et dégradant caractérisé sur l’ensemble de la période. La décision s’appuie notamment sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que sur les dispositions du code de procédure pénale et du code pénitentiaire.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A... d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral subi en raison de conditions de détention indignes au centre pénitentiaire de Nouméa entre décembre 2021 et août 2023. Le requérant invoquait notamment une violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que des dispositions du code de procédure pénale, en raison de la surpopulation carcérale, du manque d'espace individuel et de défaillances sanitaires. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute simple, mais a limité l'indemnisation aux périodes où le requérant n'a pas bénéficié d'un espace individuel d'au moins 3 mètres carrés, soit 41 jours. Il a accordé une somme de 380 euros, rejetant le surplus des conclusions, en application des principes dégagés par la Cour européenne des droits de l'homme et du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. B... A..., ressortissant mauritanien. Le juge a estimé que la requête était irrecevable, car l'attestation de dépôt de la demande de renouvellement ne valait pas récépissé au sens de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et ne pouvait donc faire naître une décision implicite de rejet après quatre mois. En l'absence de décision administrative attaquable, les conclusions en suspension et en injonction ont été rejetées par ordonnance motivée.
Avocat : GREGOIRE
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de police du 7 octobre 2025. Cet arrêté constatait la caducité du droit au séjour de M. B..., ressortissant autrichien, et lui faisait obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : MAIGRET
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B... contestant la décision "48SI" du 6 mai 2024 constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que plusieurs décisions de retrait de points. Le tribunal a constaté que le ministre de l'intérieur avait, après l'introduction de la requête, supprimé les mentions de l'infraction du 30 novembre 2023, rendant le permis valide, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions relatives à cette infraction et à la décision "48SI". Pour les autres retraits de points, le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de notification, jugeant que cette notification n'affecte pas la légalité des retraits mais seulement leur opposabilité, et que la décision récapitulative les rend opposables. La solution retenue est un non-lieu partiel et un rejet du surplus, sur le fondement des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral subi lors de sa détention au centre pénitentiaire de Nouméa du 20 octobre 2021 au 7 mars 2023, en raison de conditions de détention qu’il estimait indignes. Le requérant invoquait notamment la violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme et des textes pénitentiaires nationaux. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les éléments apportés ne démontraient pas un manquement suffisamment grave de l’État à ses obligations, notamment au regard des travaux entrepris et de l’absence de preuve d’un espace individuel inférieur à 3 m² sur une période significative. La décision s’appuie sur les dispositions du code pénitentiaire et de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. B... d'une demande d'indemnisation pour ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa entre juin 2021 et juin 2023, invoquant notamment une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute simple en raison de manquements caractérisés, principalement liés à la surpopulation carcérale et au défaut d'espace individuel suffisant pendant 41 jours. Pour évaluer le préjudice moral, le tribunal a appliqué les critères de la Cour européenne des droits de l'homme et les dispositions du code pénitentiaire, condamnant l'État à verser une somme forfaitaire de 2 500 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter de la réclamation préalable.
Cette décision du Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie (1ère chambre) concerne une demande d’indemnisation de M. A... pour le préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa entre 2018 et 2023. Le requérant invoque une atteinte à la dignité humaine (article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme) et au respect de la vie privée et familiale (article 8), en raison de la surpopulation carcérale, du manque d’espace, de l’absence d’intimité et de défaillances sanitaires. Le tribunal a relevé d’office un moyen d’irrecevabilité pour la période postérieure à la réincarcération du requérant en septembre 2022, faute de réclamation préalable. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le débat porte sur l’engagement de la responsabilité de l’État pour faute simple et l’évaluation du préjudice, en application des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, du code pénitentiaire et du code de procédure pénale.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. A..., détenu au centre pénitentiaire de Nouméa, d’une demande d’indemnisation pour préjudice moral résultant de ses conditions de détention (surpopulation, espace insuffisant, atteintes à la dignité) entre mars 2022 et septembre 2023. Le requérant invoquait une faute de l’État au regard des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et du code de procédure pénale. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour le requérant de justifier d’une réclamation préalable auprès de l’administration, condition nécessaire pour engager un recours de plein contentieux contre l’État. Aucune indemnisation n’a donc été accordée.
Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a été saisi par M. B... d’une demande d’indemnisation pour le préjudice moral subi en raison de ses conditions de détention au centre pénitentiaire de Nouméa du 24 mai 2022 au 18 septembre 2023. Le requérant invoquait une méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que des dispositions du code de procédure pénale et de la loi pénitentiaire. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables faute de réclamation préalable adressée à l’administration, conformément aux principes généraux de la responsabilité de l’État. Aucune indemnisation n’a donc été accordée.