44 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
44
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 321
Avec résumé IA
Avocat : GRYNER
Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les requêtes de M. B..., ressortissant malien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de police de lui délivrer un titre de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision explicite du 7 juin 2024 s'était substituée à la décision implicite, rendant la première requête sans objet. Sur le fond, il a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté, considérant que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé, et que l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas établie.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante philippine, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les circonstances invoquées (présence en France depuis 1995, activité professionnelle, situation précaire) ne justifiant pas un examen prioritaire de sa demande par rapport à d'autres étrangers. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. et Mme B, qui demandaient la réduction de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Les requérants contestaient le refus de déduire des charges foncières liées à des travaux sur un bien immobilier situé à Goult, qu'ils estimaient être des dépenses de réparation et d'entretien. Le tribunal juge que, compte tenu de l'importance des travaux (affectant le gros œuvre et rendant habitable un bien initialement inhabitable), l'administration a correctement qualifié ces opérations de travaux de reconstruction, non déductibles en application de l'article 31 du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : GRYNER MICHEL
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. F, ressortissant moldave, contestant l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 30 mars 2024 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français avec une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte, ce dernier bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé la décision suffisamment motivée et a estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. F, sur le fondement des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 5 avril 2023 par lequel le préfet de Seine-et-Marne refusait de délivrer un certificat de résidence à M. B..., ressortissant algérien, et l'obligeait à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas démontré l'existence d'une fraude au mariage, seul motif pouvant justifier un refus de premier titre de séjour pour un conjoint de Français, la communauté de vie n'étant pas exigée à ce stade. Il a appliqué les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : GRYNER & ASSOCIES
Avocat : CAVELIER;SCHLOSSER;SELARL GRYNER LEVY ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Montreuil, saisi par Mme C d’une demande d’exécution de son jugement du 6 juin 2023, a constaté que le préfet de la Seine-Saint-Denis n’avait pas délivré le certificat de résidence d’un an portant la mention "vie privée et familiale" précédemment enjoint. En application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à l’encontre de l’État, faute d’exécution complète dans un délai de deux mois suivant la notification de la présente décision.
Avocat : SELARL GRYNER-LEVY ASSOCIES
Avocat : SCHLOSSER;SELARL GRYNER LEVY ASSOCIES