176 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
176
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 720
Avec résumé IA
Avocat : HAAS
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A..., ressortissant tchadien, d'une demande de suspension de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre, dans l'attente de l'examen de son recours devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Le requérant contestait la qualification de sa demande d'asile comme demande de réexamen et invoquait des risques de persécution liés à l'engagement politique de sa mère. Statuant en référé, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les éléments présentés n'étaient pas de nature à justifier un maintien sur le territoire durant l'examen du recours par la CNDA. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 752-5 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. et Mme B... contestant les arrêtés du préfet de la Gironde du 16 décembre 2024 leur refusant un titre de séjour pour raisons médicales, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Les requérants invoquaient notamment des vices de procédure concernant l’avis du collège de médecins de l’OFII, la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que des atteintes à leur vie privée et familiale et à l’intérêt supérieur de leurs enfants. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, estimant que la procédure suivie par l’OFII était régulière et que les décisions préfectorales ne portaient pas une atteinte disproportionnée aux droits garantis par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. En conséquence, les requêtes ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de la société Les Terres du Chêne visant à annuler le refus du maire de Perche-en-Nocé de lui délivrer un permis de construire un hangar agricole ouvert. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le moyen tiré de l’insuffisance de motivation du rejet du recours gracieux était inopérant. Il a également estimé que le projet devait être regardé comme une construction nouvelle, et non comme une simple annexe ou extension agricole au sens du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi), ce qui justifiait le refus. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du PLUi applicable en zone N.
Responsabilité de l'État pour refus illégal de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Bordeaux a jugé que l'illégalité de la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de M. A..., annulée par un jugement définitif, constitue une faute engageant la responsabilité de l'État. Cette faute a directement causé au requérant une perte de revenus professionnels de 24 218,90 euros et un préjudice moral évalué à 2 000 euros. L'État est condamné à verser ces sommes, sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, par sa 5ème chambre, a examiné la requête de M. H..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 2 octobre 2024 refusant son titre de séjour "saisonnier" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est le rejet de la requête de M. H....
Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme E..., ressortissante algérienne, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Lot sur sa demande de certificat de résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des stipulations des articles 6-5 et 6-7 de l’accord franco-algérien, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi qu’un défaut de motivation et une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses conclusions, estimant que la décision implicite de rejet était intervenue à l’issue du délai de quatre mois prévu par l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Avocat : HAAS EMILIE