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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

1 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

1 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

250 156

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Plein contentieuxAvocat : HAMEffacer tout
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502585

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D... demandant la suspension d'une obligation de quitter le territoire français. La requérante, ressortissante comorienne scolarisée à Mayotte depuis 2022, invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme). Le juge a estimé qu'eu égard à sa présence récente (environ quatre ans) et à ses résultats scolaires moyens, l'atteinte n'était pas manifestement disproportionnée. La condition d'urgence n'a pas été examinée.

Avocat : MOHAMED

12 novembre 2025
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301462

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'État pour carence fautive dans la prévention des risques liés à l'amiante. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription quadriennale soulevée par la ministre du travail, en application de la loi du 31 décembre 1968. Le tribunal a estimé que la créance dont se prévalait le requérant était prescrite, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.

Avocat : CHAMY

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)
12 novembre 2025
TA25Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2301461

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l’État à réparer son préjudice moral d’anxiété et ses troubles dans les conditions d’existence résultant d’une carence fautive dans la réglementation et le contrôle de l’exposition à l’amiante. Le tribunal a fait droit à l’exception de prescription quadriennale soulevée par la ministre du travail, en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, estimant que la créance invoquée était prescrite. La solution retenue s’appuie sur l’avis du Conseil d’État n° 457560 du 19 avril 2022, qui a déjà tranché les questions de droit identiques soulevées par cette série de litiges.

Avocat : CHAMY

12 novembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2408553

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... contestant les indus de prime d'activité (1 030,64 euros) et d'aide au logement (1 839 euros) mis à sa charge par la CAF du Haut-Rhin. Pour la prime d'activité, le juge a estimé que l'indu était fondé car l'enfant de M. C... résidait chez sa mère, et non chez lui, comme l'établissaient un jugement du tribunal judiciaire et les déclarations de l'ex-conjointe. Le tribunal a appliqué les articles L. 842-1, L. 843-1 et R. 846-5 du code de la sécurité sociale. Pour l'aide au logement, la solution a été déterminée en application des articles L. 821-1 et L. 821-2 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : CHAMBON ANAÏS

7 novembre 2025• Juge Unique
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512067

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision de 500 euros à M. A... en réparation du préjudice subi du fait de l'absence de relogement par l'État. La carence fautive de l'État a été reconnue après l'expiration du délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation le déclarant prioritaire. Le montant de la provision a été fixé en fonction de la durée de la carence (du 9 juillet au 3 novembre 2025), de la composition du foyer (six personnes) et d'un taux de 250 euros par personne et par an. Cette décision est fondée sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de la construction et de l'habitation relatives au droit au logement opposable.

Avocat : CHAMPEAU

3 novembre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2512149

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a partiellement fait droit à la demande de provision de M. B..., reconnu prioritaire pour un logement d'urgence par la commission de médiation. Constatant la carence fautive de l'État (préfet des Bouches-du-Rhône) à exécuter cette décision dans le délai imparti, le juge a estimé que l'obligation de réparation n'était pas sérieusement contestable sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. Pour évaluer le préjudice lié au maintien dans des conditions de logement précaires, le tribunal a appliqué un barème de 250 euros par personne et par an, allouant une provision de 850 euros pour la période du 7 mars 2024 au 3 novembre 2025. Les textes appliqués sont le code de la construction et de l'habitation et le code de justice administrative.

Avocat : CHAMPEAU

3 novembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502482

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait la suspension d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que le requérant n'établit pas l'ancienneté et la continuité de son séjour à Mayotte, ni sa participation effective à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. En conséquence, il n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté préfectoral porterait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) ou aux droits de ses enfants (articles 3-1 et 9 de la Convention internationale des droits de l'enfant). La requête est rejetée par ordonnance sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AHAMADA

1 novembre 2025
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505926

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de la famille de Mme C... et M. A... de l'hébergement d'urgence pour demandeurs d'asile (HUDA) qu'ils occupent sans droit ni titre. La condition d'urgence a été retenue car leur maintien fait obstacle à l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, et leur demande d'asile a été définitivement rejetée. La solution retenue est fondée sur les articles L. 552-1 et L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui réservent ces hébergements aux demandeurs d'asile en cours d'instruction.

Avocat : ZOUATCHAM

31 octobre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405129

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de la société Suez RV Centre Est, qui sollicitait la condamnation solidaire du SIDOMSA et du SICTOBA à lui verser 23 496 414 euros en réparation du préjudice lié à l’arrêté préfectoral du 27 novembre 2018. La société invoquait la responsabilité contractuelle sur le fondement de l’article 1.3.1 du contrat de délégation de service public, ainsi que la théorie de l’imprévision. Le tribunal a jugé que les conditions de mise en œuvre de ces fondements n’étaient pas réunies, et que le déficit invoqué ne présentait pas un caractère actuel, réel et certain pour la période future. La requête a donc été rejetée, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELAS CABINET CHAMPAUZAC

30 octobre 2025• 3ème chambre
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502379

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui demandait la suspension d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas suffisamment établie et que l’atteinte alléguée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) n’était ni grave ni manifestement illégale. Il a relevé que la cellule familiale pouvait être reconstituée aux Comores, pays d’origine de la mère de l’enfant, et que le requérant ne démontrait pas une résidence continue à Mayotte. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : AHAMADA

28 octobre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2407048

Le Tribunal administratif de Marseille a pris acte du désistement pur et simple de Mme A... de ses conclusions indemnitaires et injonctives, présentées en raison de l'absence de relogement. La requérante demandait initialement la condamnation de l'État à lui verser 15 000 euros et une injonction sous astreinte. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais d'instance, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.

Avocat : CHAMPEAU

28 octobre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2505054

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l’État à indemniser Mme B... pour le préjudice subi du fait de l’absence de relogement entre le 26 avril 2023 et le 23 janvier 2025, période durant laquelle elle n’a reçu aucune proposition de logement malgré une décision de la commission de médiation du 26 octobre 2022 et une ordonnance d’injonction du 4 octobre 2023. La solution retenue engage la responsabilité pour faute de l’État sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a accordé une somme de 4 500 euros, assortie des intérêts au taux légal capitalisés, en réparation des troubles dans les conditions d’existence, incluant la perte de logement et le décès de l’enfant de la requérante.

Avocat : CHAMAS

27 octobre 2025• Pole Social (JU)
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2506170

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande de provision de 400 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'absence de proposition d'hébergement, malgré une décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine le reconnaissant prioritaire. Le tribunal constate que, postérieurement à l'introduction de la requête, il a déjà condamné l'État à indemniser ce même préjudice par un jugement du 29 septembre 2025. En conséquence, la demande de provision a perdu son objet et il n'y a plus lieu d'y statuer. Les conclusions relatives aux frais de justice sont également rejetées.

Avocat : MARTIN HAMIDI

24 octobre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502337

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... F... pour suspendre une obligation de quitter le territoire français prise par le préfet de Mayotte le 20 octobre 2025. Le juge a examiné si cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Après avoir reconnu l'urgence, le tribunal a rejeté la requête, estimant que les documents d'état civil produits ne permettaient pas d'établir de manière certaine la nationalité française du requérant et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande de suspension.

Avocat : AHAMADA

23 octobre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2311721

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par M. B... pour obtenir le logement prioritaire reconnu par la commission de médiation des Bouches-du-Rhône le 9 février 2023. Le préfet soutenait que le requérant faisait obstacle à l'exécution de cette décision en signant un nouveau bail pour son logement actuel. Le tribunal a rejeté cet argument, estimant que ce renouvellement de bail, dû à un changement de propriétaire, ne démontrait pas une volonté de se maintenir dans un logement inadapté. Sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, le tribunal a ordonné au préfet de loger ou reloger M. B... sous astreinte, constatant l'absence d'offre de logement adaptée dans les délais légaux.

Avocat : CHAMPEAU

22 octobre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502319

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de l’arrêté du préfet de Mayotte du 18 octobre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a considéré que la condition d’urgence était remplie en raison du caractère exécutoire et imminent de la mesure d’éloignement. Il a estimé que l’arrêté portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit de Mme G... au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi qu’à l’intérêt supérieur de ses enfants, protégé par l’article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant. Cette solution a été retenue compte tenu de l’ancienneté de son séjour à Mayotte (depuis 2016), de ses attaches familiales solides sur le territoire (compagnon titulaire d’une carte de résident, père français, mère résidente) et de la présence de ses deux enfants nés à Mayotte.

Avocat : MOHAMED

21 octobre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502289

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... demandant la suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et de l'interdiction de retour d'un an prise à son encontre par le préfet de Mayotte. Le juge a considéré que, malgré l'urgence établie, la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Cette appréciation a été motivée par la gravité des faits de violence et de séquestration pour lesquels l'intéressé a été condamné, ainsi que par son absence de démarche pour régulariser sa situation malgré un précédent retrait d'OQTF.

Avocat : SAID MOHAMED

17 octobre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502290

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français sans délai prise à l'encontre de M. A..., ressortissant comorien. Cette mesure avait été retirée par le préfet de Mayotte le 17 octobre 2025, rendant sans objet les conclusions principales du requérant. Le juge a néanmoins admis M. A... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et rejeté le surplus des conclusions, notamment les demandes d'injonction.

Avocat : MOHAMED

17 octobre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502284

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour suspendre l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE). Le juge a reconnu l'urgence, la requérante étant susceptible d'être éloignée à tout moment. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la condition d'urgence et la méconnaissance alléguée des stipulations de la CIDE et de la CEDH.

Avocat : AHAMADA

17 octobre 2025
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2400388

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B... qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qu'il soit enjoint au préfet de lui attribuer un logement. La requête a été jugée manifestement irrecevable car tardive, la requérante ayant saisi le tribunal le 14 janvier 2024, soit après l'expiration du délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. Ce délai courait à compter de l'expiration du délai de six mois imparti au préfet suite à la décision de la commission de médiation du 22 décembre 2022, et la notification de cette décision informait l'intéressée de la date limite de saisine fixée au 23 octobre 2023.

Avocat : SCP HAMCHACHE - RIAHI

17 octobre 2025