5 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
5 199
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 371
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Strasbourg a annulé la décision du 27 novembre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII de Metz avait notifié à M. A... sa sortie d’un lieu d’hébergement pour demandeur d’asile. Le tribunal a retenu un vice de procédure, l’OFII n’ayant pas justifié avoir consulté le directeur du lieu d’hébergement, comme l’exige l’article L. 552-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette irrégularité a été jugée de nature à avoir influencé le sens de la décision, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les autres moyens. Le requérant a été admis provisoirement à l’aide juridictionnelle, mais ses conclusions tendant au versement de frais irrépétibles ont été rejetées.
Avocat : CHAMPY
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. E..., ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet de Vaucluse du 26 novembre 2025 lui interdisant le retour sur le territoire français pour un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et le défaut d'examen, en se fondant sur les articles L. 612-6 à L. 612-11 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : HAMZA
Le Tribunal Administratif de Nîmes a annulé l'arrêté du 4 décembre 2025 par lequel le préfet de Vaucluse obligeait M. A..., ressortissant italien, à quitter le territoire français sans délai. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas suffisamment démontré que le comportement de l'intéressé constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société, au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a été prise en application de ce code et de la directive 2004/38/CE relative à la libre circulation des citoyens de l'Union.
Avocat : HAMZA
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme B..., parents d'un enfant de six mois, pour obtenir un hébergement d'urgence. Le juge a constaté une situation d'urgence caractérisée par le risque de vivre dans la rue en période hivernale, portant une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale qu'est le droit à l'hébergement d'urgence, garanti par l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. Il a enjoint au préfet de la Haute-Garonne de proposer un hébergement d'urgence aux requérants et à leur enfant, sans assortir cette injonction d'une astreinte.
Avocat : BENHAMIDA
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D..., ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales du 17 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant notamment que l'arrêté était signé par une autorité compétente (sous-préfet de permanence), qu'il était suffisamment motivé, et qu'il ne méconnaissait ni le droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DELCHAMBRE
Avocat : SCP DUHAMEL
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de fixer un rendez-vous à M. A... dans un délai de quinze jours pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour, et de lui délivrer immédiatement un récépissé. La solution retenue repose sur le constat d’un dysfonctionnement administratif ayant empêché l’intéressé d’obtenir un rendez-vous, malgré ses démarches, le maintenant en situation irrégulière et l’empêchant de travailler. L’urgence a été reconnue en raison du risque de perte d’emploi et de l’absence de réponse du préfet. Les textes appliqués sont les articles L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : AHAMADA
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de Vaucluse du 26 novembre 2025 prolongeant de deux ans son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente et suffisamment motivé au regard des articles L. 612-6 à L. 612-11 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Avocat : HAMZA
Avocat : SELARL CABINET CHAMPAUZAC
Avocat : HAMDI
Avocat : BEN HAMIDANE
Avocat : MAZUR CHAMPANHAC
Le Tribunal administratif de Montreuil (10ème chambre) était saisi par M. A..., ressortissant guinéen, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 22 janvier 2025 lui refusant un titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour. Le tribunal a constaté que les décisions d’éloignement et d’interdiction de retour avaient été implicitement abrogées par la délivrance ultérieure d’un récépissé de demande de titre de séjour, rendant ces conclusions sans objet. Sur le refus de séjour, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 435-3 et L. 412-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et a rejeté la requête.
Avocat : CHAMPAIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. et Mme B..., ressortissants indiens, afin d’obtenir une attestation de prolongation d’instruction de leur demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet de la Seine-Saint-Denis a délivré à M. B... une décision favorable de renouvellement et à Mme B... un récépissé de demande, rendant sans objet leur demande initiale d’injonction. Pour la période antérieure (1er mai au 14 août 2025) durant laquelle ils allèguent avoir été privés de prestations sociales, les requérants n’ont pas justifié avoir vainement sollicité la CAF avec leurs nouveaux documents de séjour, ce qui ne permet pas de caractériser une mesure utile au sens de l’article L. 521-3. Par conséquent, le tribunal constate un non-lieu à statuer sur les conclusions initiales et rejette le surplus des conclusions.
Avocat : PARTOUCHE SACHA ABRAHAM
Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision du 28 août 2025 par laquelle l'OFII a refusé à Mme B., ressortissante sénégalaise demandeuse d'asile, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal retient que l'état de vulnérabilité de la requérante, notamment sa grossesse, son isolement et ses antécédents de violences conjugales, constitue un motif légitime justifiant le dépôt tardif de sa demande d'asile. La décision est annulée pour erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHAMPAIN
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé suspension de Mme et M. C..., qui contestaient les décisions implicites de rejet de leurs demandes de titres de séjour. La requête a été jugée irrecevable pour deux motifs : d'une part, les requérants n'avaient pas introduit de requête distincte en annulation au fond, condition prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative. D'autre part, la requête collective était irrecevable car elle nécessitait un examen individuel de la situation de chaque requérant. En conséquence, toutes les conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.
Avocat : MOHAMED
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet du préfet d'Indre-et-Loire refusant de lui délivrer un titre de séjour "salarié". Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement refuser ce titre sur le fondement de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), car M. A... ne justifiait pas d'un visa de long séjour, condition préalable à sa délivrance. S'agissant de la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du CESEDA, le tribunal a estimé que M. A... ne démontrait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires justifiant une régularisation, et qu'il ne remplissait pas la condition de résidence habituelle de plus de dix ans. En conséquence, la requête a été rejetée dans toutes ses conclusions.
Avocat : SCP SELATNA DE MATOS SI MOHAMED
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C..., ressortissante congolaise en situation irrégulière avec sa fille mineure, pour obtenir un hébergement d'urgence. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l'hébergement d'urgence, garanti par les articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles, en raison de sa vulnérabilité et des conditions hivernales. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne démontrant pas une situation de détresse immédiate et absolue justifiant une intervention du juge des référés.
Avocat : CHAMPAIN
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France, confirmant le refus de visa de long séjour opposé à Mme A..., ressortissante comorienne, en qualité de conjointe de ressortissant français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation conjugale n'étant pas suffisamment prolongée et la requérante n'ayant pas démontré l'impossibilité pour son époux de la rejoindre aux Comores. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés (erreur de fait, erreur de droit, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison notamment d'un faisceau d'indices suggérant un mariage contracté à des fins migratoires et du non-respect des obligations de quitter le territoire français. La solution retenue est le rejet de la requête.
Avocat : AHAMADA
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par Mme H..., représentante légale de ses enfants mineurs, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 27 août 2025 du directeur territorial de l’OFII de Bobigny leur refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée, et exempte de défaut d’examen. Il a considéré que le refus était fondé sur le motif d’une demande de réexamen, sans méconnaître les articles L. 551-10 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant. En conséquence, la requête a été rejetée, après avoir admis Mme H... au bénéfice provisoire de l’aide juridictionnelle.
Avocat : CHAMPAIN