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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

5 199 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

5 199

Décisions totales

383 581

Ordonnances

250 300

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : HAMEffacer tout
TA107Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2303316

Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. C..., ressortissant comorien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 4 mai 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens communs tirés de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et du droit d'être entendu, en rappelant que l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE ne s'applique pas aux autorités nationales, bien que le principe général du droit d'être entendu soit invocable. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant. Les textes appliqués incluent la convention européenne des droits de l'homme, la convention internationale relative aux droits de l'enfant, et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : AHAMADA

9 décembre 2025• 2ème chambre
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502579

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par une fonctionnaire contestant la décision du département de Mayotte de la mettre à la retraite et de supprimer son traitement. Le juge a relevé que la requérante n'établissait pas une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate. De plus, la requête en suspension était irrecevable car non accompagnée d'une copie de la requête en annulation, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. Par conséquent, l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MOHAMED

9 décembre 2025
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502879

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte rejette la requête en référé suspension de Mme D..., agissant pour sa fille mineure, contre le refus implicite du préfet de délivrer un document de circulation pour enfant mineur (DCEM). Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante n'établit pas que l'absence de ce titre, qui permet seulement la réadmission sans visa, porte une atteinte grave et immédiate à ses droits. La demande est rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans examen des moyens de légalité.

Avocat : AHAMADA

9 décembre 2025
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2520128

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme H..., ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire du 31 octobre 2025 ordonnant son transfert aux autorités portugaises pour l'examen de sa demande d'asile. La requérante soulevait notamment des moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance des droits à l'information et à un entretien individuel prévus par le règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, que la délégation de signature était régulière, et que les garanties procédurales (entretien individuel, information) avaient été respectées. En conséquence, la décision de transfert a été validée, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.

Avocat : CHAMKHI

9 décembre 2025• - Etrangers - 15 jours
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2501923

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. D..., ressortissant tunisien, contestant le refus de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de deux ans pris par la préfète des Vosges. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la préfète, puis a examiné le fond. Il a jugé que la décision de refus de séjour était légale, notamment en ce qu'elle ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ni les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, les décisions subséquentes d'éloignement et d'interdiction de retour ont été validées, le tribunal estimant qu'elles n'étaient pas disproportionnées et étaient suffisamment motivées.

Avocat : CHAMPY

9 décembre 2025• Chambre 1
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517455

Le Tribunal administratif de Paris annule l'arrêté du 5 mai 2025 par lequel le préfet de police avait obligé M. B..., ressortissant colombien, à quitter le territoire français. La solution retenue se fonde sur l'article L. 613-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, combiné au caractère recognitif de la qualité de réfugié : l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides ayant reconnu ce statut à M. B... le 21 août 2025, cette décision rétroagit à la date de l'arrêté contesté, rendant celui-ci illégal. Le tribunal accorde également à M. B... le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre des frais d'instance.

Avocat : HAMIDI

9 décembre 2025• 4e Section - 3e Chambre
TA30Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2500921

Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en plein contentieux social, a rejeté la requête de la SCI Le Clos du Rieu. Celle-ci demandait l’annulation de la décision de la CAF du Gard refusant de rétablir le versement de l’aide au logement pour sa locataire, au motif que la dette locative était apurée. Le tribunal a considéré que la décision de suspension était fondée sur la non-décence du logement, et non sur les impayés, et que la SCI ne justifiait pas du respect des conditions de décence permettant la reprise du versement. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 821-1, L. 842-1, L. 824-1, R. 824-4 et R. 824-7 du code de la construction et de l’habitation.

Avocat : SCP COUDURIER CHAMSKI RAMACHERS LAFONT

8 décembre 2025• Pôle contentieux sociaux
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2508058

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B... contestant un arrêté préfectoral du 21 novembre 2025 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français de deux ans et une assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du droit à un recours effectif (article 13 de la CEDH) et de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des mesures d'éloignement et de surveillance, en application des articles L. 511-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HAMMOUD-CHOBERT

8 décembre 2025• Eloignement 72 heures
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502837

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... B..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 30 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge estime que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation du refus de délai de départ volontaire, sont inopérants car ne relevant pas d'une liberté fondamentale. Il considère également que le requérant n'établit pas, par des éléments circonstanciés, l'ancienneté et la continuité de son séjour à Mayotte, ni l'intensité de ses attaches familiales ou son insertion dans la société française. En conséquence, la mesure d'éloignement ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir, à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ou à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE).

Avocat : AHAMADA

7 décembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502868

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... visant à suspendre l'arrêté préfectoral du 2 décembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté d'aller et venir, à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant). Le juge a estimé que les éléments fournis, notamment les attestations et les justificatifs de scolarité, ne démontraient pas suffisamment l'ancienneté de son séjour, sa vie familiale stable ou sa contribution effective à l'entretien de ses enfants. En conséquence, la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : AHAMADA

7 décembre 2025
TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502895

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante malgache, qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 5 décembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais que l'atteinte alléguée aux droits garantis par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant n'était pas manifestement illégale, faute pour la requérante de démontrer une vie privée et familiale stable ou une contribution effective à l'éducation de son enfant né en 2024. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : SAID MOHAMED

6 décembre 2025
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301136

Le Tribunal Administratif de Toulon (2ème chambre) a rejeté la requête de la SCEA Fondugues-Pradugues, qui demandait l'annulation de la décision de France AgriMer du 4 novembre 2022 lui réclamant le remboursement de 48 238,96 euros d'aide aux investissements vitivinicoles. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le moyen relatif à une erreur matérielle sur la réalisation des travaux n'était pas fondé, au regard des textes applicables, notamment le règlement (CE) n° 1234/2007. En conséquence, la demande de médiation et les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SELARL "LA CLE DES CHAMPS"

5 décembre 2025• 2ème chambre
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2300660

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... demandant l'annulation du permis de construire délivré le 5 août 2022 par le maire de Triel-sur-Seine à la société Cellnex pour l'installation d'un pylône relais de radiotéléphonie mobile. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, en jugeant que l'adjoint disposait d'une délégation de fonctions régulièrement publiée et transmise au préfet, conformément aux articles L. 2122-18 et L. 2131-1 du code général des collectivités territoriales. Il a également rejeté le moyen fondé sur l'article 2.5 du règlement du PLUi applicable à la zone NV, au motif que le terrain n'était pas situé dans le secteur NVs invoqué par le requérant.

Avocat : HAMRI

5 décembre 2025• 3ème chambre
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2502860

**Sujet principal :** Demande d'injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture en vue du dépôt d'une demande de titre de séjour. **Juridiction :** Tribunal administratif de Mayotte (juge des référés). **Solution retenue :** Rejet de la requête. Le juge estime que le requérant ne justifie pas, par les pièces produites (captures d'écran non identifiantes et courriels non démontrés), avoir été personnellement et durablement dans l'impossibilité d'obtenir un rendez-vous, ni de circonstances particulières caractérisant une urgence justifiant une mesure d'injonction. **Textes appliqués :** Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures utiles et urgentes) et L. 522-3 (rejet sans procédure contradictoire pour défaut d'urgence ou caractère manifestement infondé).

Avocat : AHAMADA

5 décembre 2025
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2504896

Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de M. A..., ressortissant algérien, demandant l'annulation du refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de renouveler son titre de séjour en qualité de membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a jugé que l'accord franco-algérien ne fait pas obstacle à ce que les ressortissants algériens se prévalent des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 233-2 et R. 233-9) transposant la directive 2004/38/CE. En l'espèce, M. A... justifiant d'un mariage de plus de trois ans avec une ressortissante espagnole, dont un an en France, et d'un divorce prononcé après cette période, remplit les conditions pour conserver son droit au séjour. Par conséquent, le tribunal annule la décision implicite de refus et enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.

Avocat : CUZIN-TOURHAM

5 décembre 2025• 3ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2305165

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. E... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour 2012 et 2013. Le tribunal a jugé que la procédure d'imposition était régulière, l'administration ayant respecté son obligation d'information prévue à l'article L. 76 B du livre des procédures fiscales. Sur le fond, il a estimé que les sommes versées à la société C... A... par des sociétés étrangères constituaient des avantages occultes, appréhendés par M. E... en tant qu'associé, et relevaient du 3° de l'article 120 du code général des impôts. La solution retenue confirme l'imposition de ces sommes, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'application du 1° du même article.

Avocat : BOCHAMP AVOCATS

5 décembre 2025• 10ème chambre
CAA78Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-24VE00513

Avocat : MEHAMMEDIA-MOHAMED

4 décembre 2025• 3ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2301700

Le Tribunal Administratif d'Orléans annule la décision du 9 mars 2023 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé le renouvellement de la carte professionnelle d'agent de sécurité privée de M. B.... La juridiction estime que le motif fondé sur des faits de violence intrafamiliale isolés et anciens, sans lien avec l'activité professionnelle, constitue une erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal enjoint au CNAPS de délivrer la carte dans un délai de quinze jours, sans astreinte, et met à sa charge 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SCP SELATNA DE MATOS SI MOHAMED

4 décembre 2025• 4ème chambre
TA51Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2501607

Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. D..., ressortissant marocain, contre l’arrêté du préfet de la Marne du 23 avril 2025 refusant son titre de séjour, l’obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant les décisions légales et proportionnées.

Avocat : HAMI-ZNATI

4 décembre 2025• 2ème chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2407620

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de la Haute-Garonne de l’admettre exceptionnellement au séjour. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet n’était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour. Il a estimé que la durée de présence en France, les attaches familiales et l’état de santé de la compagne ne justifiaient pas une admission exceptionnelle, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) ni à l’intérêt supérieur de l’enfant. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 435-1 et L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : CABINET BRANGEON DESCHAMPS

4 décembre 2025• 4ème Chambre