6 500 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 500
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 621
Avec résumé IA
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., étranger malade. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de délivrer un titre de séjour temporaire sous un mois, sous astreinte, et a condamné l'État à verser 1 500 euros au conseil du requérant au titre des frais de justice.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a examiné la demande de M. et Mme A... visant à obtenir l'exécution sous astreinte d'une précédente ordonnance du 7 janvier 2026. Cette ordonnance enjoignait à la préfète de l'Isère d'enregistrer leurs demandes de titre de séjour et de leur délivrer un récépissé. La préfète ayant justifié avoir enregistré les demandes et délivré un récépissé le 23 janvier 2026, le tribunal a constaté que l'ordonnance initiale avait été exécutée. En conséquence, la requête est devenue sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : SCHURMANN
Avocat : PHUSIS AVOCATS
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A..., ressortissant marocain, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de l’Isère de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale ». Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par la préfète, jugeant que la délivrance d’un récépissé ne fait pas obstacle à la naissance d’une décision implicite de refus. Sur le fond, il a annulé cette décision implicite au motif qu’elle méconnaît les articles L. 423-23 et L. 433-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, compte tenu de l’ancienneté et de la régularité du séjour de M. A... en France depuis son enfance.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B..., ressortissant sénégalais. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressé s'était vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 12 avril 2026, régularisant ainsi sa situation durant l'examen de son dossier. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions en annulation et injonction contre le refus implicite de titre de séjour de la préfète de l'Isère. Le requérant, bénéficiaire de l'aide juridictionnelle totale, a maintenu ses conclusions au titre des frais de justice. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.
Avocat : HUARD
Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B... d’une demande de condamnation de l’État à lui verser 5 000 euros en réparation du préjudice subi en raison d’un défaut de relogement dans les délais légaux. Par un courrier du 16 janvier 2026, le requérant s’est désisté de ses conclusions indemnitaires, tout en maintenant sa demande au titre des frais d’instance. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, et a rejeté les conclusions relatives aux frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : HUARD
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A... qui demandait à se voir indiquer un lieu d’hébergement sous astreinte. Le juge constate qu’une précédente ordonnance du 25 novembre 2025 avait déjà enjoint à la préfète de l’Isère d’assurer cet hébergement, épuisant ainsi la compétence du tribunal pour statuer à nouveau sur la même demande. La solution retenue est le rejet de la requête comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de l'arrêté du 1er juin 2022 par lequel le maire de Sausset-les-Pins a refusé son permis de construire modificatif. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, car la décision attaquée était purement confirmative de deux précédents refus devenus définitifs, en l'absence de changement dans les circonstances de fait ou de droit. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation ont été rejetées, et M. B... a été condamné à verser 1 200 euros à la commune au titre des frais de justice.
Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe annule l'arrêté du 22 novembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la décision du 5 octobre 2025 fixant le pays de renvoi. Le tribunal juge que le délai anormalement long de près de deux ans entre l'OQTF et son exécution, imputable à l'administration, a révélé une nouvelle décision d'éloignement. Cette solution est fondée sur la jurisprudence relative au changement de circonstances de fait ou de droit.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A... qui sollicitait l’exécution d’une précédente ordonnance ordonnant le réexamen de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la délivrance imminente d’une carte de séjour temporaire, attestée par le préfet, établissait la mise en œuvre effective de l’injonction initiale. Les textes appliqués sont les articles L. 521-4 du code de justice administrative et L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Avocat : MATHURIN KANCEL
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de la SCI Le Castellas contestant l'arrêté du maire d'Aix-en-Provence du 14 novembre 2024, qui retirait un permis de construire tacite et opposait un sursis à statuer. Le tribunal a jugé que le sursis à statuer, fondé sur l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, était légal car le projet de la SCI, compromettant l'exécution du futur plan local d'urbanisme, justifiait cette mesure. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice, et la SCI a été condamnée à verser 2 000 euros à la commune.
Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT
Le Tribunal Administratif de Grenoble annule le refus implicite du préfet de l'Isère de délivrer un titre de séjour "membre de famille d'un bénéficiaire de la protection subsidiaire" à Mme B..., ressortissante guinéenne. La décision est fondée sur l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car Mme B. justifie d'un mariage antérieur à la demande d'asile de son époux, d'une communauté de vie effective et de la naissance de deux enfants. Le tribunal enjoint à la préfète de délivrer la carte de séjour dans un délai de deux mois, sans astreinte.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné la requête de Mme B..., ressortissante albanaise, contestant le refus implicite du préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour étudiant et une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal a constaté que la délivrance en cours d'instance d'une attestation de prolongation rendait sans objet les conclusions relatives à ce refus, mais a rejeté l'exception de non-lieu à statuer pour le refus de titre de séjour. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour, estimant qu'elle méconnaissait l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, Mme B... justifiant suivre des études et disposer de moyens d'existence suffisants. Il a enjoint à la préfète de délivrer le titre de séjour dans un délai de deux mois et a mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'aide juridictionnelle.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 27 août 2025 lui retirant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de défaut d'examen, estimant l'arrêté régulier en la forme. Sur le fond, il a jugé que la préfète avait légalement retiré le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la fraude caractérisée par l'absence de résidence habituelle en France de M. A..., et que les décisions subséquentes étaient justifiées. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral, appliquant notamment les articles L. 432-5 du CESEDA et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 279 du livre des procédures fiscales, a examiné la contestation de Mme D... relative au refus de l'administration d'accepter le cautionnement personnel et solidaire proposé en garantie du sursis de paiement de l'impôt sur le revenu. Le juge a rappelé qu'il lui appartient d'apprécier si la garantie offerte est propre à assurer le recouvrement de la créance dans des conditions de sécurité et de disponibilité satisfaisantes. En l'espèce, la décision ne précise pas la solution finale retenue, mais indique que le cautionnement proposé par M. et Mme D... a été refusé par l'administration au motif qu'il devait être assorti d'une caution bancaire. Les textes appliqués sont les articles L. 277, L. 279 et R. 277-1 du livre des procédures fiscales, ainsi que l'article 2297 du code civil.
Avocat : CABINET ASHURST (LLP)
Le Tribunal administratif de Toulon a été saisi par l’Association Place Publique d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du maire de Cogolin de dresser un procès-verbal d’infraction et de prendre un arrêté interruptif de travaux concernant des travaux irréguliers sur un stade synthétique. Par un acte enregistré le 15 novembre 2025, l’association s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 28 janvier 2026, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Avocat : HUMBERT-SIMEONE
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite par laquelle le préfet de police a refusé de délivrer une carte de résident à un ressortissant soudanais bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le requérant justifiait de quatre années de résidence régulière en France et remplissait les conditions de l’article L. 424-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le préfet, qui n’a pas produit d’observations, a fait une inexacte application de ce texte. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Grenoble a constaté le désistement d’office de Mme B..., qui contestait le refus implicite de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. La requérante n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande adressée à son conseil sur le fondement de l’article R.612-5-1 du code de justice administrative. En application de cet article, elle est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Le tribunal a donc donné acte de ce désistement par ordonnance.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Besançon a été saisi par la société GRDF d’une demande en plein contentieux visant à obtenir la condamnation de la société ENEDIS à lui verser 5 796,72 euros en réparation des préjudices subis suite à l’incendie de deux coffrets de gaz sur la commune de Damparis. Par un mémoire ultérieur, GRDF a demandé au tribunal de prendre acte de son désistement pur et simple d’instance et d’action. Par ordonnance du 28 janvier 2026, la présidente du tribunal a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune condamnation n’a été prononcée.
Avocat : AARPI MOUNET, HUSSON - FORTIN