6 500 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
6 500
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 670
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 11 septembre 2025 lui retirant sa carte de résident, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a estimé que la décision de retrait était fondée sur l'article L. 432-5-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison d'une fraude commise par le requérant pour obtenir son titre. Il a également jugé que les autres décisions étaient légales et proportionnées, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou d'une erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de M. B... de ses conclusions en annulation et injonction concernant sa demande de regroupement familial pour son épouse, après que la préfète de l'Isère a conclu au non-lieu à statuer. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et a prononcé une ordonnance en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code. En conséquence, l'État a été condamné à verser 500 euros à M. B... au titre des frais de justice, sans qu'il soit statué sur le fond du litige relatif au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : HUARD
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi d’une requête en plein contentieux par Mme B..., estime ne pas être territorialement compétent pour connaître de son action en responsabilité contre le centre hospitalier d’Avignon et l’ONIAM. En application des articles R. 351-3 et R. 312-14 du code de justice administrative, le tribunal constate que le fait générateur du dommage s’est produit à Avignon, dans le ressort du tribunal administratif de Nîmes. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction.
Avocat : SCP LEXVOX AVOCATS HUMBERT & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de la commune de Digne-les-Bains, qui demandait l'annulation de l'arrêté du maire s'opposant à sa déclaration préalable pour la réhabilitation d'un mur de soutènement. La juridiction a jugé que le projet, situé à moins de 500 mètres de la cathédrale Saint-Jérôme (monument historique classé), était en situation de co-visibilité, justifiant l'avis conforme défavorable de l'architecte des Bâtiments de France. Le tribunal a écarté le moyen tiré d'une erreur de droit sur la compétence liée du maire, et a estimé que l'avis de l'architecte, fondé sur l'insuffisance du dossier et l'inadaptation des matériaux (pierre reconstituée, rampe en acier) au regard du patrimoine local, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 621-30 du code du patrimoine et R. 423-54 du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL ANDREANI-HUMBERT
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. B..., propriétaire d’un logement à Stains, qui contestait l’arrêté préfectoral du 27 juin 2022, modifié le 17 juillet 2023, déclarant son bien insalubre et lui imposant des mesures correctives. Le tribunal a jugé que l’arrêté était légal, notamment en ce qu’il se fondait sur l’article L. 511-11 du code de la construction et de l’habitation, et que les moyens soulevés (incompétence, insuffisance de motivation, erreur de base légale, etc.) n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la qualification d’insalubrité du logement, justifiée par des désordres tels que le défaut d’étanchéité, l’absence de chauffage fixe et les risques sanitaires. Aucune somme n’a été mise à la charge de l’État au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 10 mai 2023 par laquelle l'OFII a refusé de rétablir les conditions matérielles d'accueil pour M. A..., un demandeur d'asile afghan. Le tribunal a jugé que l'OFII ne pouvait pas légalement se fonder sur le seul maintien en situation irrégulière de l'intéressé après la procédure de transfert Dublin pour refuser le rétablissement, cette circonstance n'étant pas prévue par les textes applicables (notamment l'article L. 744-8 du CESEDA dans sa version antérieure à 2019). La solution retenue est l'annulation de la décision contestée, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné la requête de l'association « Vive Garrigue ! » visant à annuler la délibération du 9 février 2023 approuvant le schéma de cohérence territoriale (SCoT) de la communauté de communes du Pays de Lunel, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La juridiction a d'abord rejeté les fins de non-recevoir soulevées par la défense, jugeant que l'association justifiait d'un intérêt à agir. Sur le fond, le tribunal a écarté l'ensemble des moyens invoqués, notamment ceux tirés de l'insuffisance du rapport de présentation et de l'évaluation environnementale, du non-respect des principes d'équilibre et de non-artificialisation nette (articles L. 101-2, L. 141-1 et L. 141-6 du code de l'urbanisme), ainsi que du défaut de cohérence interne du SCoT. En conséquence, la requête a été rejetée, et l'association a été condamnée à verser 1 500 euros à la communauté d'agglomération Lunel Agglo au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SAS HUGLO LEPAGE AVOCATS
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant à la suspension de la décision implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis rejetant sa demande de carte de résidente et à l'injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Le juge a constaté que ce désistement était pur et simple et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 600 euros à l'avocate de Mme A..., sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal Administratif de Rouen a pris acte, par ordonnance du 12 janvier 2026, du désistement pur et simple de la SAS Valdepharm de sa requête en excès de pouvoir. Cette requête visait à contester le refus de permis de construire opposé par le maire de Val-de-Reuil le 25 septembre 2023 pour la construction d’un parking intérieur. Le désistement a été accepté sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, aucune circonstance ne s’y opposant. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la SAS Valdepharm de demandes d’annulation de quatre arrêtés du maire de Val-de-Reuil refusant des permis de construire pour des bâtiments modulaires et industriels. La société requérante s’est désistée purement et simplement de son instance et de son action par un mémoire enregistré le 7 janvier 2026. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement d’action par ordonnance du 12 janvier 2026. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.
Avocat : HUON SARFATI
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Isère rejetant sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d’urgence était présumée remplie s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour. Il a également estimé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour et a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de M. B... dans un délai d’un mois, tout en lui délivrant sans délai une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Paris a procédé à la liquidation définitive d'une astreinte prononcée le 20 septembre 2021 contre l'État pour inexécution d'une injonction de relogement. Constatant que le préfet de Paris a justifié du relogement de M. B... au 29 avril 2022, le tribunal a liquidé l'astreinte à 1 800 euros pour la période du 1er décembre 2021 au 31 mars 2022. Cette somme est versée au Fonds national d’accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Avocat : MATHURIN - GASMI & ASSOCIES
Avocat : MATHURIN - GASMI & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’une carte de résident opposée à M. A..., ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, notamment au regard du délai écoulé depuis sa demande et de l’absence d’éléments sur sa situation financière et professionnelle. La requête a été rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner le doute sérieux sur la légalité de la décision, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Le Tribunal administratif de Paris annule la décision implicite de rejet du préfet des Yvelines refusant de délivrer une carte de résident à M. B..., réfugié reconnu par la CNDA. Le tribunal juge que le préfet ne peut invoquer son incompétence territoriale pour justifier ce refus, la décision implicite s'étant formée alors que l'intéressé résidait encore dans les Yvelines. Il est enjoint au préfet de police, désormais compétent, de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sur le fondement des articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'État est condamné à verser 1 500 euros à M. B. au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER (AARPI)
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi par Mme B... D... d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l'Isère rejetant le renouvellement de son titre de séjour. La requérante invoquait notamment l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Le juge des référés a admis Mme B... D... au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la décision a été rendue après examen des moyens soulevés et des textes applicables, dont l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCHURMANN
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. B..., au motif que la condition d'urgence n'était pas caractérisée. Le juge a relevé que le requérant, présent en France depuis huit ans, n'apportait aucun élément sur son insertion professionnelle et ne justifiait pas d'un préjudice lié à l'absence de délivrance d'une autorisation provisoire. L'ordonnance a été rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : HUARD
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 29 novembre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a clôturé la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant congolais. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie en matière de renouvellement de titre de séjour et que le requérant justifiait d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, son dossier devant être regardé comme complet. En conséquence, il a enjoint à la préfète de rouvrir l'examen de la demande et de délivrer un récépissé autorisant le travail, sous astreinte. La décision s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code de justice administrative.
Avocat : HUARD
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions aux fins de suspension et d’injonction, après que la préfète de l’Isère a indiqué avoir pris une décision favorable de renouvellement de sa carte de résident algérien. La requérante, qui avait contesté un refus implicite de renouvellement de titre de séjour, a ainsi obtenu satisfaction sur le fond du litige. Le tribunal a rejeté sa demande de frais de justice, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Avocat : HUARD