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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

896 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

896

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 670

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : JASEffacer tout
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2401039

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme D..., qui demandait la condamnation de l'ONIAM à l'indemniser pour des préjudices subis lors d'un accouchement en 2017. La requérante invoquait un accident médical ouvrant droit à réparation au titre de la solidarité nationale, sur le fondement des articles L. 1142-1 et D. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a considéré que les conditions d'anormalité et de gravité du dommage n'étaient pas remplies, car les conséquences de l'acte médical n'étaient pas notablement plus graves que l'évolution prévisible de l'état de santé de la patiente en l'absence de traitement. En conséquence, la demande d'indemnisation a été rejetée.

Avocat : JASPER AVOCATS

6 novembre 2025• 3ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2514499

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malgache, contestant l'arrêté du préfet des Yvelines du 24 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a substitué la base légale de la décision d'éloignement, initialement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (entrée irrégulière), au 2° du même article (maintien sans titre après expiration d'un visa), jugeant que cette substitution ne privait le requérant d'aucune garantie. Il a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation, considérant que la décision était suffisamment motivée et que la situation personnelle et professionnelle de l'intéressé ne justifiait pas une exception.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CUJAS

4 novembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2500699

Le Tribunal Administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 24 décembre 2024 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis avait obligé Mme B..., ressortissante ivoirienne déboutée de l'asile, à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de douze mois. La solution retenue est fondée sur un moyen d'ordre public : le préfet a méconnu le champ d'application de la loi en prononçant une interdiction de retour sur le fondement de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la décision d'éloignement était assortie d'un délai de départ volontaire de trente jours, ce qui relève de l'article L. 612-8 du même code.

Avocat : JASLET

3 novembre 2025• 7ème Chambre
TA80Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2400995

Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant demandait l'annulation du refus implicite de la commune de Chambry de lui délivrer une attestation de conformité pour le rehaussement d'une clôture réalisé sans autorisation. Le juge a estimé que ce simple refus de la commune de se prononcer sur la régularité de travaux non autorisés ne constituait pas une décision faisant grief. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : MATHIEU-DEJAS-LOIZEAUX-LETISSIER

31 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2530264

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions aux fins de suspension et d'injonction concernant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocate, sous réserve de l'admission définitive à l'aide juridictionnelle.

Avocat : TOUJAS

30 octobre 2025
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501912

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B... tendant à obtenir une indemnité provisionnelle de 300 000 euros de la part de l’ONIAM. La requérante invoquait l’origine iatrogène de ses fractures fémorales, consécutives à la prise d’alendronate, pour solliciter une réparation au titre de la solidarité nationale. Le juge a estimé que l’obligation de l’ONIAM était sérieusement contestable, en raison de l’absence de lien de causalité direct et certain établi entre le traitement et les fractures, et du caractère non contradictoire du rapport d’expertise produit. La demande a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : AARPI JASPER AVOCATS

30 octobre 2025
CAA75Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-24PA05258

Avocat : TOUJAS

29 octobre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514618

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B..., ressortissant soudanais bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant risquant de perdre son emploi, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas justifié de l'application des articles R. 424-7 et R. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail.

Avocat : TOUJAS

28 octobre 2025
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505921

Le Tribunal Administratif de Paris annule la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer une carte de résidente à Mme A..., mère de deux filles mineures reconnues réfugiées. La juridiction estime que ce refus est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 424-3-4° du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour dans un délai d’un mois et condamne l’État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.

Avocat : TOUJAS

23 octobre 2025• 6e Section - 3e Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2505481

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme A... C... épouse D... et de M. B... D..., ressortissants algériens, contestant les arrêtés du 13 mars 2025 du préfet du Val-de-Marne leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ainsi qu'un défaut de motivation et d'examen de leur situation personnelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés préfectoraux, sans faire droit aux conclusions à fin d'injonction ni à la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : ADJAS

23 octobre 2025• 2ème chambre
TA80Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2300298

Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté comme manifestement irrecevable l'opposition formée par Mme A... contre une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de la Somme pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 6 233,34 euros. La requête a été jugée tardive, car introduite le 28 janvier 2023, soit après l’expiration du délai de quinze jours suivant la notification de la contrainte intervenue le 6 janvier 2023, en méconnaissance de l’article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : MATHIEU-DEJAS-LOIZEAUX-LETISSIER

23 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2509012

Le Tribunal Administratif de Montreuil annule la décision implicite de rejet du préfet de la Seine-Saint-Denis concernant la demande de titre de séjour de M. D..., au motif que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision malgré une demande en ce sens, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. D... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail durant ce réexamen.

Avocat : TOUJAS

22 octobre 2025• 11ème chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2301072

Cette décision du Tribunal Administratif de Lille concerne une demande de provision formée par Mme B... en réparation des préjudices subis suite au décès de son époux, survenu lors d'une prise en charge au centre hospitalier de Béthune. La requérante s'est désistée de ses conclusions dirigées contre le centre hospitalier, désistement dont il a été donné acte. S'agissant des conclusions contre l'ONIAM, la requérante, n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après un jugement au fond rendu le 11 juin 2025, est réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le juge des référés donne acte du désistement de l'ensemble de la requête.

Avocat : AARPI JASPER AVOCATS

20 octobre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2506675

Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de résident. En cours d’instance, le préfet a informé le tribunal de la mise en fabrication d’un titre de séjour valable dix ans, conduisant M. B... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a condamné l’État à verser 800 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : TOUJAS

20 octobre 2025• 11ème chambre
TA75Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529836

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A... contestant la taxe d’habitation 2021, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 351-3, R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative, combinés à l’article L. 190-1 du livre des procédures fiscales, le tribunal compétent est celui dans le ressort duquel se trouve le service ayant établi l’imposition. Le logement étant situé en Seine-et-Marne, le dossier est transmis au Tribunal Administratif de Melun.

Avocat : CABINET JASPER AVOCATS

20 octobre 2025
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513518

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation d'éloignement, a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 17 septembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités italiennes en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation personnelle, une erreur manifeste d'appréciation et la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.

Avocat : JASLET

17 octobre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2413096

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 12 juin 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La décision a été jugée légalement fondée, la signataire disposant d'une délégation de compétence régulière. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'absence d'examen au regard de l'article L. 425-9 du CESEDA, la requérante n'ayant pas sollicité ce fondement. La solution retenue s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : TOUJAS

17 octobre 2025• 1ère Chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2513517

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en formation d’éloignement, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui contestait l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 17 septembre 2025 ordonnant son transfert aux autorités italiennes. Le requérant invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur de droit et une méconnaissance du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert. La solution retenue s’appuie sur le règlement (UE) n° 604/2013 et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Avocat : JASLET

17 octobre 2025• 12ème chambre, éloignement
TA77Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2514382

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... demandant la suspension de la décision implicite de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusant le rétablissement de ses conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que la procédure de recours spécifique prévue à l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui offre des garanties équivalentes et un délai de jugement de quinze jours, est exclusive de la procédure de référé suspension de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. En conséquence, la demande a été jugée manifestement irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou le doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : JASLET

16 octobre 2025
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2506494

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... dirigée contre un arrêté préfectoral du 5 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans. Le juge a constaté que la notification de l’arrêté, effectuée le 8 août 2025 alors que l’intéressé était détenu, mentionnait les voies et délais de recours et faisait courir le délai de sept jours prévu à l’article L. 921-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La requête, enregistrée le 8 septembre 2025, était tardive. L’ordonnance se fonde sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans invitation à régulariser.

Avocat : MEDJEBEUR JASMINE

16 octobre 2025