2 694 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 694
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 377
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant comorien contestant une obligation de quitter le territoire français sans délai. Le juge a d'abord déclaré irrelevantes de sa compétence les conclusions relatives à la main levée de la rétention administrative, celles-ci relevant du juge judiciaire. Sur le fond, il a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et que l'atteinte aux libertés fondamentales (vie privée et familiale, intérêt supérieur de l'enfant) n'était pas grave et manifestement illégale, faute pour le requérant de démontrer la continuité de son séjour, sa communauté de vie avec la mère de ses enfants ou sa contribution effective à leur entretien. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Le Tribunal administratif de Nice a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la Commission syndicale de l’Artuby, qui demandait l’annulation d’un permis de construire modificatif délivré le 7 août 2025 pour régulariser un parc photovoltaïque à Valderoure. Le juge a estimé que la commission ne justifiait pas d’un intérêt suffisant pour agir, faute de démontrer que les modifications apportées par ce permis affectaient directement et certainement les intérêts statutaires qu’elle défend, notamment la protection de la ressource en eau. La décision s’appuie sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et l’article L. 5221-1 du code général des collectivités territoriales.
Avocat : JEANTET & ASSOCIES
Avocat : JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Avocat : JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Avocat : JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Avocat : JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 25 juillet 2025 qui refusait son titre de séjour et prononçait son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que la préfète était compétente et que la procédure, notamment la consultation du fichier des antécédents judiciaires, était régulière. Elle a également estimé que les décisions attaquées, y compris le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour, étaient légalement fondées et proportionnées au regard des textes applicables, principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : JEANNOT
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... qui contestait un titre exécutoire de 280 euros émis par le syndicat intercommunal Territoire d’Energie du Puy-de-Dôme pour des travaux de raccordement électrique. Le tribunal a estimé que le demandeur n’apportait aucun élément concret à l’appui de son argument selon lequel la créance était infondée, rendant son moyen inopérant. Il a également rejeté la demande du syndicat de condamner le requérant aux frais non compris dans les dépens sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la demande de l'EARL « Centre équestre et élevage de Jax » visant à obtenir une indemnité de 121 960,19 € et une injonction de conclure un avenant de la part de la communauté de communes des Rives du Haut-Allier. Le tribunal a jugé que la baisse d'activité du centre équestre, liée à la réduction d'effectifs scolaires, ne constituait pas un manquement contractuel imputable à la collectivité, mais un aléa normal de l'exploitation supporté par le délégataire. La décision s'appuie sur les stipulations du contrat de délégation de service public et les principes généraux du droit des contrats administratifs.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant à annuler deux délibérations du conseil municipal de Saint-Désiré approuvant des ajustements budgétaires. Le tribunal a fait droit à l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, considérant que les actes contestés avaient été rapportés et remplacés par de nouvelles délibérations postérieures, ce qui a entraîné la disparition rétroactive des actes attaqués de l'ordonnancement juridique. La décision s'appuie sur les principes généraux du contentieux de l'excès de pouvoir et les articles R. 611-7 et R. 611-8-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en matière d'éloignement d'étrangers, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et son interdiction de retour. Le juge a estimé que les arrêtés préfectoraux étaient réguliers, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence de l'autorité signataire, de l'insuffisance de motivation, de l'absence d'examen circonstancié et de la méconnaissance des droits de la défense ou de la vie privée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : JEAN
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que le préfet de police était compétent, que la motivation des arrêtés était suffisante et que la procédure respectait un examen circonstancié de la situation de l'intéressé. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 612-10, et considère que la gravité des faits reprochés à M. D... (incarcération pour des infractions pénales) justifie les mesures d'éloignement.
Avocat : JEAN
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Crolles à la SASU Imaprim. Le requérant s’est désisté de sa requête, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La SASU Imaprim s’est également désistée de ses conclusions au titre des frais d’instance. Les conclusions de la commune de Crolles tendant à la condamnation de M. A... au titre de l’article L. 761-1 du même code ont été rejetées.
Avocat : SELARLU JEAN-MARC PETIT-AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par M. B... d’une demande de suspension de l’arrêté du maire de Fronton du 24 décembre 2025, pris sur le fondement de l’article L. 481-1 du code de l’urbanisme, lui ordonnant la démolition d’installations et la remise en état d’un terrain agricole sous astreinte. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. B... n’a pas justifié d’une atteinte grave et immédiate à sa situation, l’arrêté contesté visant des travaux réalisés pour le compte d’une association dont il est président. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, ainsi que les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SORBARA JEAN-GABRIEL
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a été saisi par Mme C... de deux recours en excès de pouvoir contre des arrêtés des 19 avril 2022 et 8 juin 2023 par lesquels le maire d'Aubière ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de Mme A... pour la création d'une terrasse et d'une ouverture en façade. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par la commune, estimant que le dépôt d'une nouvelle demande ne retire pas automatiquement l'autorisation précédente. Il a ensuite examiné la recevabilité des requêtes et, après avoir vérifié l'intérêt à agir de la requérante, a statué sur le fond en appliquant les dispositions du code de l'urbanisme et du plan local d'urbanisme. La solution retenue par le tribunal n'est pas précisée dans l'extrait fourni, mais les débats ont porté sur la complétude du dossier, le respect des règles d'implantation des ouvertures et d'architecture, ainsi que sur une éventuelle fraude.
Avocat : SCP TEILLOT MAISONNEUVE GATIGNOL JEAN FAGEOLE
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante comorienne. Celle-ci demandait la suspension de l'exécution de l'arrêté préfectoral du 6 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, au motif d'une atteinte grave à sa vie privée et familiale, à son droit à la santé et à l'intérêt supérieur de ses enfants. Le juge a constaté que la mesure d'éloignement avait déjà été exécutée et que l'urgence n'était pas caractérisée, aucun élément médical ou familial suffisamment circonstancié ne démontrant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête a été rejetée, sans préjudice d'un éventuel recours en annulation contre un refus d'abrogation de l'interdiction de retour.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES
Le Tribunal administratif de Rennes a examiné la requête de M. C... contestant un arrêté du 29 avril 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF) et un arrêté du 2 janvier 2026 l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions dirigées contre l'OQTF, car M. C... avait déjà quitté la France avant sa notification et avait introduit son recours après l'expiration du délai contentieux. S'agissant de l'assignation à résidence, le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le préfet ayant régulièrement délégué sa signature. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 611-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : JEANMOUGIN
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler son transfert en Lettonie et son assignation à résidence. La juridiction a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de méconnaissance de l’entretien individuel prévu à l’article 5 du règlement (UE) n° 604/2013, en se fondant sur les délégations de signature et le déroulement de l’entretien. Le tribunal a également jugé que le préfet n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en n’appliquant pas la clause discrétionnaire de l’article 17 du même règlement.
Avocat : JEANMOUGIN
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a condamné la communauté d’agglomération Cap Excellence à verser 4 133,96 euros à la SAS Editions législatives pour le non-paiement de deux factures d’abonnement juridique. La défenderesse, n’ayant pas produit de mémoire malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a appliqué les articles L. 2190-10, L. 2192-12 et R. 2192-10 du code de la commande publique pour accorder les intérêts moratoires, leur capitalisation, et une indemnité forfaitaire de 80 euros pour frais de recouvrement.
Avocat : SELARL JEAN-PIMOR
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte rejette la requête en référé de M. B..., ressortissant burundais, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de Mayotte d'enregistrer sa première demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car le requérant ne démontre pas avoir personnellement et à plusieurs reprises tenté d'obtenir un rendez-vous en ligne, et qu'il s'agit d'une première demande de titre de séjour ne justifiant pas de circonstances particulières nécessitant une obtention rapide. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, faute d'urgence établie.
Avocat : MOREL JEAN JACQUES