2 694 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 694
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 720
Avec résumé IA
Avocat : JEANNOT
Avocat : GARINO JEAN YVES
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B..., qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de carte de séjour pluriannuelle « protection subsidiaire ». Le juge constate que la requérante, qui sollicite un premier titre de séjour et non un renouvellement, ne justifie d'aucune circonstance particulière caractérisant l'urgence nécessaire à l'obtention d'une mesure provisoire. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'instruire ni d'ordonner une audience.
Avocat : CABINET SALOMON JEAN
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. C..., ressortissant gabonais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Haute-Garonne refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en exigeant un contrat d'alternance pour l'application de l'annexe 10 du CESEDA, et que la décision ne méconnaissait ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni celles de la convention franco-gabonaise. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de renvoi, dépourvues de base légale du fait de la légalité du refus de séjour, ont été maintenues.
Avocat : JEANMOUGIN FÉLIX
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté du préfet du Jura du 22 juillet 2025 refusant un titre de séjour à Mme A..., ressortissante turque, et les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit et une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en ne tenant pas compte de l'activité salariée de l'intéressée dans un métier en tension. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer à Mme A... une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié".
Avocat : BONFILS JEAN-CHRISTOPHE
Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON
Avocat : FITZJEAN O COBHTHAIGH
Avocat : SCP JEAN-PHILIPPE CASTON
Avocat : JEAN-MEIRE
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de Meurthe-et-Moselle sur les demandes de titre de séjour et de récépissé de Mme A..., ressortissante iranienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante ne justifiant pas de conséquences graves et immédiates sur sa situation, alors qu'elle se maintient irrégulièrement en France depuis le refus de renouvellement de son titre de séjour en 2023. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : JEANNOT
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 4 décembre 2025 de la préfète de la Dordogne l'assignent à résidence pour 45 jours. Le juge a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen sérieux de la situation. Il a estimé que la décision d'assignation à résidence était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que les obligations de présentation et de présence imposées au requérant étaient justifiées.
Avocat : JEAN
Le Tribunal Administratif de Rennes a annulé la décision du 18 novembre 2025 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII à Rennes avait refusé d’accorder les conditions matérielles d’accueil à M. A..., un demandeur d’asile. Le juge a constaté que la décision contestée avait été signée et remise au requérant avant même le début de l’entretien d’évaluation de sa vulnérabilité, sans que la directrice territoriale ait eu connaissance des éléments recueillis lors de cet entretien. Cette procédure a été jugée contraire aux articles L. 551-15, L. 522-1 et L. 522-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui imposent une prise en compte effective de la vulnérabilité du demandeur. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’OFII de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de huit jours.
Avocat : JEANMOUGIN
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler la décision du préfet de la Seine-Saint-Denis de classer sans suite ses demandes de titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 11e chambre a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 22 décembre 2025.
Avocat : JEAN
Avocat : JEANNOT
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a donné acte du désistement de la SASU 3CI investissements de sa demande de suspension d’une saisie administrative à tiers détenteur d’un montant de 476 688,04 euros, diligentée par la communauté d’agglomération Béziers Méditerranée. La requérante, qui invoquait l’urgence et un doute sérieux sur la prescription de la créance, s’est désistée de son recours. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ce désistement sans examiner le bien-fondé de la requête.
Avocat : SELAS CABINET JEAN-CLAUDE MARTY
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. et Mme D... contestant le refus implicite puis explicite de délivrance d’un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était légal, car M. D..., ressortissant algérien, ne justifiait pas d’une entrée régulière sur le territoire et ne remplissait pas les conditions pour une délivrance de plein droit en tant que conjoint de Français. La décision a également validé l’obligation de quitter le territoire, estimant qu’elle ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Les requêtes ont été rejetées, et les demandes d’injonction et de frais de justice ont été écartées.
Avocat : JEANNOT
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné la requête de M. C..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 4 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'insuffisance de motivation et de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988.
Avocat : JEANNOT
Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. et Mme D... contestant le refus implicite puis explicite de délivrance d’un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était légal, considérant que la préfète avait suffisamment examiné la situation personnelle et familiale des requérants, et que la décision ne méconnaissait ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ni les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, les requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions relatives au récépissé de demande de titre de séjour, devenues sans objet.
Avocat : JEANNOT
Avocat : JEANNOT
Le Tribunal Administratif de Paris a statué par ordonnance sur la requête de la société PREGA, qui demandait le remboursement de 12 364 euros de contribution au service public de l'électricité (CSPE) pour 2014 et 2015, en soutenant que le dispositif constituait une aide d'État illégale. Le tribunal a rejeté la demande en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, estimant que la requête relevait d'une série de litiges déjà tranchés par un jugement définitif du même tribunal du 6 mai 2025. Il a rappelé que la société requérante n'avait pas justifié du principe et du montant de la contribution acquittée par la production de factures ou d'éléments probants, comme l'exige la jurisprudence constante fondée sur les articles L. 121-6 du code de l'énergie et le décret n° 2004-90 du 28 janvier 2004.
Avocat : CABINET JEANTET ( AARPI )