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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

950 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

950

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 870

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : JULIEEffacer tout
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502258

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a jugé que le délai de 244 jours imposé à une ressortissante haïtienne pour l'enregistrement de sa demande d'asile était manifestement excessif. Cette situation constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, et crée une urgence en privant la requérante des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a enjoint au préfet de la Guyane d'enregistrer la demande d'asile dans un délai de trois jours, en application de l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : PEPIN JULIETTE

19 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2323919

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les demandes de la SCI Imefa 102, propriétaire d’un immeuble parisien, qui contestait l’assiette de la taxe annuelle sur les bureaux et les surfaces de stationnement pour les années 2018 à 2021. La société soutenait que les voies de circulation des parkings et certaines parties communes (halls, circulations, espaces détente) devaient être exclues de la surface imposable, en application des articles 1599 quater C et 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a rejeté l’intégralité des requêtes, jugeant que les surfaces litigieuses, notamment les voies de circulation des parkings et les espaces communs, ne pouvaient être considérées comme des parties communes exonérées au sens des textes invoqués. La solution retenue confirme le bien-fondé des impositions initiales et écarte les prétentions de la SCI.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : JULIEN

19 décembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
CAA54Décision

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-25NC01921

Avocat : SELARL JULIE DUFOUR

18 décembre 2025• 1ère chambre
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502226

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant haïtien, afin d'obtenir l'enregistrement de sa demande d'asile. Le juge a constaté que le délai de 113 jours imposé au requérant avant son rendez-vous au guichet unique des demandeurs d'asile était manifestement excessif, caractérisant une situation d'urgence. Cette carence constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, liberté fondamentale, en méconnaissance des délais d'enregistrement prévus à l'article L. 521-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de la Guyane d'enregistrer la demande d'asile de M. B... dans un délai de trois jours.

Avocat : PEPIN JULIETTE

18 décembre 2025
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2520864

Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. A..., ressortissant nigérian, contestant les arrêtés du 18 novembre 2025 du préfet de la Seine-Saint-Denis l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pendant 24 mois et l'assignant à résidence. Le juge a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également considéré que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la situation personnelle et de la menace à l'ordre public liée à des faits de trafic de stupéfiants. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions accessoires.

Avocat : LANCEL JULIE

17 décembre 2025• Pôle Urgences (J.U)
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2410603

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de la société Cellnex France, qui contestait l'arrêté du 14 mai 2024 par lequel la maire de Nantes s'était opposée à sa déclaration préalable pour l'installation d'antennes et de paraboles sur un immeuble situé rue Voltaire, dans le périmètre du plan de sauvegarde et de mise en valeur. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté était infondé. Il a estimé que les motifs initiaux de la décision, fondés sur la méconnaissance des articles US 11-4e et US 11-5d du règlement du plan de sauvegarde et de mise en valeur, étaient de nature à justifier légalement le refus, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens. La solution retenue est donc le rejet de la requête, en application des dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.

Avocat : BON-JULIEN

16 décembre 2025• 1ère Chambre
CAA54Ordonnance• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nancy — N° CAA54-25NC02607

Avocat : SEGAUD JULIE

12 décembre 2025• Juge des référés
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2415087

Le Tribunal administratif de Montreuil a pris acte du désistement de la requête de M. A..., qui contestait le refus du DRIEETS d’Île-de-France de lui délivrer une attestation de caractère réel et sérieux de son projet de création d’entreprise. En cours d’instance, l’administration a finalement accordé l’attestation sollicitée, rendant le litige sans objet. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions, le requérant n’a pas répondu dans le délai imparti, ce qui le répute désisté en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. L’ordonnance donne acte de ce désistement et met fin à la procédure.

Avocat : LANCEL JULIE

12 décembre 2025
TA95Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2503218

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Hivory d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Rueil-Malmaison du 17 décembre 2024 s’opposant à l’installation d’antennes relais. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête par un acte enregistré le 11 décembre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 12 décembre 2025. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.

Avocat : BON-JULIEN

12 décembre 2025
TA106Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502169

Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant haïtien, qui demandait la suspension de son obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, mais qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au principe de non-refoulement, n'était établie. Il a relevé que les craintes de l'intéressé en cas de retour en Haïti avaient été examinées par l'OFPRA et que la mesure d'éloignement était fondée sur une décision d'exclusion de la protection subsidiaire. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris la demande de renvoi préjudiciel à la Cour de justice de l'Union européenne.

Avocat : PEPIN JULIETTE

12 décembre 2025
TA104Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif DE NOUVELLE-CALEDONIE — N° TA104-2500633

Le Tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté la requête de la Fédération des acteurs du tourisme et économiques de l’île des Pins (FITAE) qui demandait l’annulation de la lettre du 8 avril 2025 par laquelle le haut-commissaire s’était déclaré incompétent pour agir face aux difficultés de desserte aérienne et maritime de l’île. Le tribunal a jugé que cette lettre, qui se bornait à informer la fédération de la transmission de sa demande au gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, constituait un acte préparatoire insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres fins de non-recevoir ou les moyens soulevés.

Avocat : CABINET JULIEN BOCQUET

11 décembre 2025• 1ère CHAMBRE
TA106Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2302204

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en plein contentieux, était saisi par M. C... B... d’une demande de versement du revenu de solidarité active (RSA) pour les mois de mars et avril 2021, ainsi que pour la période de février à juillet 2023. La caisse d'allocations familiales, mise en demeure, n’ayant produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés par le requérant. Le tribunal a examiné les droits de l’intéressé en application des articles L. 262-21 et suivants du code de l’action sociale et des familles, et a constaté que les faits n’étaient contredits par aucune pièce du dossier. Par conséquent, il a annulé le refus de la CAF et a rétabli M. C... B... dans ses droits au RSA pour les périodes litigieuses.

Avocat : PEPIN JULIETTE

11 décembre 2025• 1ère Chambre
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2201994

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné la requête du collectif des riverains du quartier Menthejuzan demandant l’annulation de deux arrêtés du maire de Pouillon (novembre 2021 et octobre 2023) autorisant la société TDF à installer un pylône et une antenne relais de téléphonie. La juridiction a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour le collectif requérant de justifier de sa capacité à agir en justice, en méconnaissance des articles L. 600-1-1 et R. 600-4 du code de l’urbanisme. Par conséquent, l’intervention de la fédération SEPANSO Landes a également été jugée irrecevable. Les conclusions de la société TDF et de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : BON-JULIEN

10 décembre 2025• CHAMBRE 3
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2329378

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. et Mme K... et autres, qui demandaient l’annulation de la décision implicite de non-opposition à la déclaration préalable déposée par la SAS TDF pour l’installation d’un relais de téléphonie mobile à Paris 14e. Le tribunal a considéré que plusieurs moyens soulevés tardivement étaient irrecevables en application de l’article R. 600-5 du code de l’urbanisme, et que les autres moyens n’étaient pas fondés. Il a notamment jugé que le projet relevait bien du régime de la déclaration préalable, que les obligations d’information et de consultation avaient été respectées, et que les atteintes alléguées à l’urbanisme, à la sécurité ou à l’environnement n’étaient pas établies. La demande de frais de justice présentée par les requérants a été rejetée, et ces derniers ont été condamnés à verser 3 000 euros à la SAS TDF au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : BON-JULIEN

10 décembre 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2401902

Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné l'opposition de M. C... à une contrainte de France Travail Nouvelle-Aquitaine pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique de 13 399,29 euros. Le requérant invoquait notamment la prescription partielle des sommes et la négligence de l'administration. Le tribunal a rejeté le moyen tiré d'un vice de forme de la contrainte, estimant que l'erreur d'adresse n'avait pas privé M. C... d'une garantie. La solution retenue par le juge unique s'appuie sur les articles R. 5426-1 et R. 5426-2 du code du travail.

Avocat : AVOCAT FREYSSINET JULIEN

9 décembre 2025• JUGE UNIQUE Y CROSNIER
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505790

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 6 octobre 2025 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de délivrer à M. A... une autorisation préalable pour suivre une formation d'agent de sécurité privée. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier de ses conditions actuelles d'existence, de sa situation familiale ou de son expérience professionnelle passée. En conséquence, la requête a été rejetée sans audience, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, et les conclusions accessoires (injonction et frais) ont été rejetées par voie de conséquence.

Avocat : DETTORI JULIEN

9 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309183

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B..., ressortissant indien, qui contestait son imposition distincte de son épouse et de son enfant, restés en Inde, au titre des années 2019 et 2020. Le tribunal a jugé que la séparation géographique, bien que temporaire, ne permettait pas une imposition commune en application du a. du 4. de l’article 6 du code général des impôts. Il a également relevé que M. B... ne pouvait bénéficier du mécanisme de quotient familial prévu à l’article 193 du même code, car la convention fiscale franco-indienne du 29 septembre 1992 n’étend pas cet avantage aux ressortissants indiens. La charge de la preuve incombant au requérant, ce dernier n’a pas démontré le caractère exagéré de l’imposition.

Avocat : CABINET JULIEN, JEULIN ASSOCIES (SELARL)

9 décembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2309244

Ce jugement du Tribunal Administratif de Paris concerne un litige fiscal portant sur l'imposition d'un ressortissant indien détaché en France, dont l'épouse et les enfants sont restés en Inde. Le requérant demandait une imposition commune avec son épouse et la prise en compte de ses enfants pour les années 2019 et 2020, contestant l'imposition distincte appliquée par l'administration. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la séparation géographique, même temporaire, entraînait une imposition distincte conformément au a. du 4. de l'article 6 du code général des impôts. Il a également jugé que le requérant, de nationalité indienne, ne pouvait bénéficier du mécanisme de quotient familial prévu à l'article 199 du même code, la convention fiscale franco-indienne de 1992 n'étendant pas ce bénéfice aux ressortissants indiens.

Avocat : CABINET JULIEN, JEULIN ASSOCIES (SELARL)

9 décembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2401349

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par la société MBS d’un recours en excès de pouvoir contre un refus d’autorisation préalable d’exercer délivré par le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS). En cours d’instance, le CNAPS a finalement délivré l’autorisation sollicitée, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, la société requérante n’a pas répondu dans le délai imparti. Par ordonnance du 8 décembre 2025, le tribunal a donc constaté le désistement d’office de la requête sur le fondement des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : RACOUPEAU JULIE

8 décembre 2025
TA106Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501982

Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension des arrêtés du 30 septembre 2025 par lesquels le préfet de la Guyane a placé M. A... en congé de longue maladie à compter du 5 juillet 2023. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant percevait l'intégralité de son traitement et de ses primes pendant la période litigieuse, et qu'il avait contribué à la situation en ne se présentant pas à des examens médicaux. Aucun doute sérieux sur la légalité des décisions n'a été retenu, l'application de l'article 35 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 ne justifiant pas un point de départ du congé de longue maladie à l'expiration du congé de maladie ordinaire.

Avocat : PEPIN JULIETTE

8 décembre 2025