950 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
950
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 820
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de Mme B... de sa requête en injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. La requérante s'est désistée après que le préfet de la Seine-Saint-Denis a établi qu'elle avait déposé sa demande et reçu un récépissé valable. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant éteinte par le désistement pur et simple de la requérante.
Avocat : CABINET JULIETTE TRIQUET
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Royan du 11 août 2025 s'opposant à la déclaration préalable de la société TDF pour l'installation d'une station de radiotéléphonie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société ne démontrant pas une insuffisance de couverture mobile en 4G THD et 5G sur la zone concernée par les antennes existantes. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en ce qui concerne la motivation en droit, l'absence d'incompétence négative du maire, et l'absence d'erreur d'appréciation au regard du règlement de l'AVAP (SPR) et de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Avocat : BON-JULIEN
Avocat : SEGAUD JULIE
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... B... contestant son assignation à résidence pour 45 jours, ordonnée par le préfet de la Côte-d’Or. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des faits de violence conjugale reprochés au requérant. Il a également écarté les moyens d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation, faute de précisions ou de justifications suffisantes. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEWDEN JULIEN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SAS Hivory d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du maire de Listrac-Médoc s’opposant à une déclaration préalable pour la construction d’une clôture et d’un pylône. En cours d’instance, le maire a finalement édicté une décision de non-opposition, et la société requérante s’est désistée de son recours. Par ordonnance du 28 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code, au motif qu’elle n’était pas représentée par un avocat.
Avocat : BON-JULIEN
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté comme irrecevable la requête de M. Colas, conseiller municipal d'opposition, qui contestait une délibération du conseil municipal de Carentoir relative à un projet d'éoliennes. Le tribunal a jugé que cette délibération, qui ne constituait qu'un acte préparatoire ou un simple avis, n'était pas un acte faisant grief et ne pouvait donc faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. De même, le tableau des délibérations et le procès-verbal de la séance, n'étant pas des décisions modifiant l'ordonnancement juridique, ont été considérés comme insusceptibles de recours. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BON-JULIEN
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de lui délivrer une carte de séjour « vie privée et familiale ». Le préfet a opposé un non-lieu à statuer, arguant que le requérant avait obtenu le titre demandé avant l’introduction de la requête. Constatant que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.
Avocat : PEPIN JULIETTE
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... tendant à la suspension de son licenciement pour insuffisance professionnelle prononcé par le recteur de la Guyane. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne démontrant pas une situation financière critique malgré la perte de son emploi, notamment au regard des prestations sociales perçues. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence, du vice de procédure, du défaut de motivation ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986.
Avocat : PAGE JULIE
Le Tribunal administratif de Rennes, par une ordonnance du 28 novembre 2025, a constaté le désistement d’office de Mme A..., qui contestait le refus du maire de Dinard de retirer une décision de non-opposition à une déclaration préalable pour une clôture. La requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Avocat : JULIE
Le Tribunal administratif de Rennes a été saisi par l’association du Frémur à l’Arguenon et plusieurs particuliers d’un recours en annulation contre l’arrêté préfectoral du 5 juillet 2022 autorisant l’enregistrement d’une installation de méthanisation exploitée par la SAS Verts Sapins à Languenan (Côtes-d’Armor). Les requérants contestaient notamment l’absence d’évaluation environnementale préalable, l’insuffisance du dossier soumis à enregistrement et l’illégalité du décret fondant le régime d’enregistrement. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs moyens, jugeant que la procédure d’enregistrement était régulière, que le dossier était complet et que le projet était compatible avec les documents d’urbanisme applicables. La décision s’appuie sur les articles L. 512-7-2, R. 512-46-3 et R. 512-46-4 du code de l’environnement, ainsi que sur le principe de non-régression prévu à l’article L. 110-1 du même code.
Avocat : BON-JULIEN
Le Tribunal Administratif de Toulouse a annulé l'arrêté du 25 mai 2022 par lequel le maire de Belmont-Bretenoux s'est opposé à la déclaration préalable de la SAS TDF pour l'édification d'une antenne-relais de radiotéléphonie. Le tribunal a jugé que cet arrêté, notifié après l'expiration du délai d'instruction, constituait le retrait illégal d'une décision tacite de non-opposition née antérieurement, en méconnaissance du principe du contradictoire prévu à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté et de la décision implicite de rejet du recours gracieux, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme (notamment les articles R. 424-1 et R. 424-10) et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : BON-JULIEN
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme A..., ressortissante haïtienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 5 octobre 2023 refusant son admission au séjour. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En cours d’instance, le préfet a délivré à Mme A... une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu’en 2029. Par un jugement du 27 novembre 2025, le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer.
Avocat : PEPIN JULIETTE
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi par Mme B..., ressortissante haïtienne, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet était née du silence gardé par l’administration pendant quatre mois, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a ensuite examiné le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article L. 423-23 du même code. La solution retenue par le tribunal n’est pas précisée dans l’extrait fourni, mais l’analyse porte sur la légalité du refus au regard du droit au respect de la vie privée et familiale.
Avocat : PEPIN JULIETTE
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de la Guyane du 26 août 2025 refusant un titre de séjour à M. C..., ressortissant angolais, et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen.
Avocat : PAGE JULIE
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A..., ressortissant indien, contestant l'arrêté préfectoral du 30 juin 2025 qui retirait son attestation de demande d'asile, l'obligeait à quitter le territoire et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que le signataire disposait d'une délégation régulière et que l'arrêté était suffisamment motivé en droit et en fait. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SAVARY JULIEN
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du 6 février 2025 refusant son accès à l’aire d’accueil des gens du voyage de Frontignan. En cours d’instance, la communauté d’agglomération SETE AGGLOPOLE MEDITERRANEE a retiré et abrogé cette décision, et Mme A... s’est désistée de sa requête. Le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la décision attaquée ayant été retirée. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Avocat : BEHAGUE JULIEN
Avocat : SEGAUD JULIE
Avocat : BON-JULIEN
Avocat : BON-JULIEN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du maire de Marsac-sur-l'Isle du 6 mai 2025, qui s'opposait à la déclaration préalable de la société TDF pour l'installation d'une station de radiotéléphonie. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société requérante n'établissant pas que les objectifs contractuels de couverture mobile n'étaient pas atteints ni qu'elle subissait un préjudice grave et immédiat justifiant une intervention rapide. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d'injonction ont été rejetées, et la société TDF a été condamnée à verser 1 200 euros à la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BON-JULIEN