12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 329
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant son départ du territoire. Le juge a estimé que le préfet avait procédé à l'examen particulier requis de sa situation personnelle et que les conditions pour une admission exceptionnelle au séjour, au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas remplies. La décision a également examiné le respect des conventions internationales invoquées.
Avocat : GOZLAN
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de Mme C... contestant des actes de poursuite fiscale (mise en demeure et inscriptions hypothécaires) pour le recouvrement d'une dette de 159 652 euros. Saisi en plein contentieux, le tribunal a jugé irrecevable le moyen tiré de l'absence de notification de l'avis d'imposition, car cette contestation ne relève pas du contentieux du recouvrement mais du bien-fondé de l'impôt. Il a également déclaré la juridiction administrative incompétente pour connaître de la demande visant à limiter le nombre d'hypothèques légales du Trésor, cette mesure de sûreté relevant de la forme des poursuites. La solution s'appuie sur les articles L. 281 du livre des procédures fiscales et 1663 du code général des impôts.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la demande de M. Sofiane Kichou, qui sollicitait la réduction de son imposition sur la plus-value réalisée en 2021 lors de la cession de titres de la société IMCL. Le requérant invoquait une diminution du prix de cession en application de l'article 150-0 D du code général des impôts, en raison d'un ajustement postérieur lié à une garantie d'actif et de passif. Le tribunal a jugé que le versement effectué par le cédant ne résultait pas d'une clause contractuelle ayant pour objet exclusif de compenser une dette antérieure ou une surestimation d'actif, comme l'exige la loi. En conséquence, la demande de réduction fiscale a été rejetée.
Avocat : GWENAEL SAINTILAN AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi par Mme A..., ancienne attachée territoriale, pour contester le refus du syndicat mixte Manche numérique de lui verser des indemnités journalières et un demi-traitement durant son arrêt maladie. Le tribunal a examiné l'exception d'incompétence soulevée par le syndicat, estimant que le litige relatif au refus d'indemnités journalières relevait du contentieux de la sécurité sociale, et donc de la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la juridiction administrative s'est déclarée incompétente pour statuer sur cette partie de la demande.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société Groupama Centre-Atlantique et la commune de La Ferrière d’une action en responsabilité contractuelle contre la société Nexecur Protection suite à l’incendie de la mairie de La Ferrière dans la nuit du 5 au 6 décembre 2019. Les requérantes soutenaient que la société de télésurveillance avait commis une faute en ne dépêchant pas une présence humaine après le déclenchement d’une alarme et en raison d’un dysfonctionnement de détecteurs. Le tribunal a rejeté l’intégralité des demandes indemnitaires, estimant que la société Nexecur Protection n’avait commis aucune faute contractuelle en appliquant strictement les clauses du contrat, notamment l’article 8 qui l’exonérait d’intervention humaine en cas de levée de doute négative. La solution retenue s’appuie sur les stipulations du contrat de télésurveillance et les dispositions du code de justice administrative.
Avocat : ATLANTIC JURIS
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en annulation d'un refus de renouvellement de carte professionnelle par le CNAPS. Cette constatation intervient car l'autorisation a été délivrée à l'intéressé après l'introduction du recours, rendant les conclusions principales sans objet. La juridiction rejette également la demande d'indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en application des articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : LANDOULSI
Avocat : LANDETE
Avocat : BLANCHOT
Avocat : PIC-BLANCHARD
Avocat : PIC-BLANCHARD
Avocat : DUPLANTIER
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l’expulsion des occupants sans droit ni titre installés sur un parking municipal appartenant à la commune de Bassens. La juridiction a retenu l’urgence et l’utilité de la mesure en raison des risques pour la sécurité publique causés par des branchements électriques sauvages. Elle a également constaté l’absence de contestation sérieuse, les occupants ne disposant d’aucune autorisation d’occupation du domaine public. L’ordonnance enjoint aux occupants de libérer les lieux sous 72 heures, sous peine d’expulsion avec le concours de la force publique.
Avocat : SELARL HMS ATLANTIQUE AVOCATS
Avocat : GOZLAN
Avocat : UHALDEBORDE-SALANNE GORGUET VERMOTE BERTIZBEREA
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet du préfet des Bouches-du-Rhône refusant le renouvellement du certificat de résidence algérien de Mme A.... La condition d'urgence a été présumée satisfaite s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'Homme et de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien. Il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai déterminé.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté préfectoral du 2 février 2024 refusant un titre de séjour à un ressortissant marocain et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge a relevé d'office que le préfet avait méconnu l'accord franco-marocain de 1987 en appliquant erronément l'article L. 435-1 du CESEDA, alors que cet accord régit spécifiquement la délivrance de titres pour activité salariée. En conséquence, l'ensemble des mesures d'éloignement fondées sur ce refus illégal ont été annulées, et l'administration est enjointe de réexaminer la demande de titre de séjour.
Avocat : POUX-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a partiellement fait droit à la demande de la société Eurofilet France. Celle-ci réclamait le paiement de prestations de fourniture et d'installation de filets anti-pollution commandés par la commune de Cassis. Le juge a estimé que l'obligation de payer n'était pas sérieusement contestable pour la fourniture des filets, soit 25 525,80 euros TTC, mais que la demande était contestable pour les prestations d'installation non réalisées. La commune a été condamnée à verser cette provision, assortie des intérêts moratoires prévus par les articles L. 2192-13 et suivants du code de la commande publique.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de St Martin, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait qu'il soit enjoint à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) de statuer sur sa demande d'asile dans un délai de 10 jours. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le demandeur d'asile conserve le droit de se maintenir sur le territoire français tant que l'OFPRA n'a pas statué, conformément aux articles L. 541-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LE SCOLAN
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C... E... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 2 février 2024 refusant un titre de séjour et ordonnant son éloignement. Le tribunal a jugé irrecevable la contestation d'une prétendue interdiction de retour, celle-ci n'étant pas contenue dans la décision attaquée, et a estimé que les autres moyens soulevés (incompétence, motivation, erreur d'appréciation, méconnaissance de la CEDH et de la CIDE) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales invoquées.
Avocat : POUX-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ghanéen, qui contestait le refus de délivrance d'un visa de court séjour. La décision implicite du sous-directeur des visas s'étant substituée à la décision consulaire, les moyens tirés du défaut de motivation et de l'erreur d'appréciation de cette dernière ont été jugés inopérants. Le tribunal a estimé que l'administration n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que l'objet et les conditions du séjour n'étaient pas suffisamment justifiés, conformément au règlement (CE) n° 810/2009. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Avocat : LANNE