12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 070
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Marseille, dans sa décision du 26 juin 2025, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contre un arrêté préfectoral du 21 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme A..., estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision préfectorale était légalement justifiée.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contre la décision de préemption urbain du 12 avril 2024 prise par le président de la communauté de communes de Puisaye-Forterre. Le tribunal a jugé que l'établissement public était compétent de plein droit pour exercer ce droit en vertu de l'article L. 211-2 du code de l'urbanisme, du fait de sa compétence en matière de plan local d'urbanisme. Il a également écarté le moyen tiré d'une prétendue illégalité du cadre formel d'instauration du droit de préemption, faute de précisions suffisantes. Enfin, le tribunal a estimé que la réalité d'un projet d'action ou d'opération d'aménagement n'était pas établie, mais a rejeté la requête dans son ensemble.
Avocat : LANDOT & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise pour déterminer l'origine et la nature des désordres affectant la construction d'une halle multisport à Thuir, à la demande de la communauté de communes des Aspres. La mesure, fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a été jugée utile pour permettre aux parties de faire valoir leurs droits. L'expertise est étendue au contradictoire de la SAS David Sud Dallages, tandis que la mise en cause de la SMABTP a été jugée inutile car déjà partie à l'instance. Les conclusions de la SAS OTCE et de la société Lloyd's of London tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, aucune partie n'étant considérée comme perdante en l'état.
Avocat : MARLE-PLANTE
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de M. A... contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2020 et 2021. Le juge a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, constatant que l'administration avait bien adressé une proposition de rectification, non réclamée par le contribuable. Il a également rejeté le moyen au fond, estimant que le requérant ne justifiait pas du versement des pensions alimentaires déduites sur le fondement de l'article 156 du code général des impôts. La demande de frais irrépétibles a été rejetée.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par Mme E... pour contester plusieurs indus de revenu de solidarité active (RSA) et d’aide personnalisée au logement (APL), notifiés par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) de Bourgogne, d’un montant total de 84 328,23 euros. La requérante invoquait notamment des vices d’incompétence, un défaut de motivation, une méconnaissance des droits de la défense, l’absence de contrôle par un agent assermenté, le caractère infondé des indus, la prescription des créances, et l’impossibilité pour la MSA de cumuler une action pénale et une action administrative. Le tribunal a rejeté l’ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, sans préciser de textes spécifiques dans l’extrait fourni.
Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... épouse A... d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de la Gironde rejetant sa demande de titre de séjour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer expressément le maintien de sa requête, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. N’ayant pas répondu dans le délai imparti, Mme B... est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Avocat : LANDETE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de sa requête. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, M. A... est réputé s’être désisté. Par ordonnance, le tribunal donne acte de ce désistement.
Avocat : LANDETE
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C... E... contestant l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour d'un an. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que l'arrêté était suffisamment motivé et que le signataire disposait d'une délégation de signature régulière. Elle a également jugé que la décision ne méconnaissait ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'activité professionnelle et de l'absence d'éléments suffisants sur la vie privée et familiale du requérant. Enfin, l'interdiction de retour a été validée comme proportionnée au regard des critères des articles L. 612-8 et suivants du même code.
Avocat : VAILLANT
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme C..., ressortissante camerounaise, afin d'obtenir la délivrance de sa carte de résident renouvelée ou un récépissé. La préfète de l'Isère a fait valoir qu'une décision favorable de renouvellement avait été prise le 3 décembre 2025 et que le titre était en cours de fabrication. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie, mais que la décision administrative favorable rendait sans objet la demande d'injonction, le litige portant désormais sur la fabrication et la remise matérielle du titre, régies par les articles R. 431-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête.
Avocat : PALLANCA
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension de deux arrêtés préfectoraux (expulsion et fixation du pays de destination) pris à l'encontre de M. A..., ressortissant algérien, a rejeté la requête. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intérêt public impérieux lié à l'expulsion primant sur la situation personnelle du requérant, malgré ses 35 ans de présence en France et ses attaches familiales. Par ailleurs, aucun des moyens soulevés, tirés notamment de la méconnaissance de l'article L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
Avocat : BLANC
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête en référé de M. B..., ressortissant albanais, qui demandait, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, qu’il soit enjoint au préfet de la Moselle de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la précarité invoquée résultant essentiellement du maintien irrégulier de l’intéressé sur le territoire français après une obligation de quitter le territoire prise en 2018. Il a également relevé que le requérant ne justifiait pas de circonstances particulières imposant un traitement prioritaire de sa demande. En conséquence, les conclusions ont été rejetées, seule l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle ayant été accordée.
Avocat : BLANVILLAIN
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de police pour la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction autorisant le travail. La juridiction a constaté qu'une attestation de prolongation d'instruction avait été délivrée au requérant après l'introduction de sa requête, rendant celle-ci sans objet. En conséquence, le juge a prononcé une décision de non-lieu à statuer, sans examiner les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : GATEAU-LEBLANC
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en ordonnance de référé, rejette la demande de transmission d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) formulée par une société. La juridiction estime que les dispositions contestées du Livre des Procédures Fiscales (dernier alinéa de l'article L. 47 et III de l'article L. 47 A), qui encadrent les contrôles fiscaux inopinés et la copie de fichiers informatiques, ne portent pas d'atteinte disproportionnée aux droits et libertés constitutionnels. Elle considère que la question est dépourvue de caractère sérieux, car ces mesures de constatation matérielle, précédant l'examen au fond et permettant au contribuable de se faire assister, ne méconnaissent ni le droit au respect de la vie privée (article 2 de la DDHC) ni le droit à un recours effectif (article 16 de la DDHC).
Avocat : CABINET NATAF & PLANCHAT
Avocat : BLANC
Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction à la préfète du Rhône pour débloquer son compte ANEF et enregistrer son changement d’adresse. Le juge a estimé que la requérante n’avait pas justifié du caractère d’urgence de sa situation, condition nécessaire pour obtenir une mesure sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande a donc été jugée irrecevable faute d’urgence démontrée.
Avocat : LANSARD
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la SAS Sud Foncier contestant le refus de permis de construire une maison individuelle avec piscine sur la commune d'Opio. La société soutenait notamment que la décision attaquée retirait un permis tacite acquis à son profit. Le tribunal a rejeté cette argumentation, considérant que le délai d'instruction de trois mois, majoré en raison de la situation du projet dans un site inscrit, expirait le 24 juillet 2023, et que l'arrêté de refus du 21 juillet 2023 était donc intervenu avant la naissance d'un permis tacite. La solution retenue est le rejet de la requête, fondé sur l'application des articles R*423-19, R*423-23, R*425-30 et R*424-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL BLANC-TARDIVEL-BOCOGNANO
Le Tribunal Administratif de Nice a examiné la requête de la SAS Sud Foncier contestant l'arrêté du 21 juillet 2023 par lequel le maire d'Opio a refusé un permis de construire une maison individuelle avec piscine. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation, considérant que le maire était en situation de compétence liée pour refuser le permis en raison de la méconnaissance des dispositions de l'article UC.13 du plan local d'urbanisme limitant les déblais à 1,5 mètres. La solution retenue s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté les demandes de la SARL Provenciel. La société demandait la suspension de l'exécution d'un arrêté de mise en demeure du maire de Vence (27 janvier 2025) et du titre de recettes subséquent (25 000 euros), pris pour non-respect des règles du plan local d'urbanisme. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'opposition au titre exécutoire ayant un effet suspensif et la société ne démontrant pas de péril grave et immédiat. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête en référé précontractuel de la SARL KAZUBA, qui contestait la procédure de passation d’un marché public de travaux lancé par la commune de Barre pour l’aménagement d’un plan d’eau. La société requérante, spécialisée dans la vente de toilettes sèches, estimait que l’intégration d’un WC autonome dans le lot « Voirie et réseaux divers » (VRD) constituait un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence. Le juge a considéré que la requérante ne démontrait pas avoir été lésée ou empêchée de candidater, notamment en raison de la possibilité de soumissionner en groupement ou en sous-traitance. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative relatifs au référé précontractuel.
Avocat : NIQUET-TOURNAIRE CHAILAN VERONIQUE
**Sujet principal** : Recours contre la suppression de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) d'une fonctionnaire territoriale placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (12ème chambre, formation collégiale). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agent, considérant que la suppression de la NBI était légale. Il estime que le maintien de cette bonification, prévu par le décret du 18 juin 1993, ne s'applique pas au congé pour invalidité temporaire imputable au service, car ce congé n'est pas expressément mentionné dans la liste des congés ouvrant droit à ce maintien. **Textes appliqués** : Loi n° 91-73 du 18 janvier 1993 (article 27-I) et décret n° 93-863 du 18 juin 1993 (article 2) relatifs à la nouvelle bonification indiciaire, lus en combinaison avec l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 (liste des congés).
Avocat : CABINET LANDOT & ASSOCIES