12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 062
Avec résumé IA
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour et demande d'injonction de délivrer un récépissé autorisant le travail. Juridiction : Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande de suspension et les injonctions sollicitées. Il estime que la condition d'urgence n'est pas établie, car la requérante n'apporte pas la preuve que la perte de son emploi serait imminente et inéluctable en l'absence de titre de séjour provisoire. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions de la suspension en référé).
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'une ressortissante marocaine visant à annuler le refus préfectoral d'échanger son permis de conduire marocain contre un permis français. Le juge a considéré que la requérante ne satisfaisait pas aux conditions légales, car son permis marocain avait été délivré après l'obtention de son premier titre de séjour en France. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-3 du code de la route et des articles 4 et 5 de l'arrêté interministériel du 12 janvier 2012.
Avocat : LANCIAUX
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation d'urgence pour les étrangers, a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son arrêté de remise aux autorités italiennes et son assignation à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation et l'erreur d'appréciation, n'étaient pas fondés, et que les mesures étaient justifiées au regard de la menace pour l'ordre public. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 623-1, L. 731-1, L. 921-1 et suivants).
Avocat : CABINET DAMY RAYNAL HERVE-LANCIEN
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B... d’une requête en plein contentieux visant à engager la responsabilité de l’Établissement public national Antoine Koenigswarter (EPNAK) et à obtenir une indemnisation de 10 000 euros pour un préjudice financier. Par un mémoire enregistré le 21 janvier 2026, la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 2 février 2026. Il a également rejeté les conclusions de l’EPNAK présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.
Avocat : SELARL LANDOT ET ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par M. A... d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 2 février 2026, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Avocat : BLANDIN
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé de décisions consulaires refusant des visas de long séjour pour regroupement familial. **Juridiction** : Tribunal administratif de Nantes (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la requérante, qui a saisi la commission de recours administratif préalable obligatoire, ne démontre pas une urgence suffisamment particulière pour justifier une intervention juridictionnelle avant que cette commission n'ait statué. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article D. 312-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (recours administratif préalable obligatoire contre un refus de visa).
Avocat : PIC-BLANCHARD
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D... H..., qui contestait un arrêté préfectoral ordonnant son transfert vers la Croatie pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence de la signataire et la motivation de l'arrêté. La solution s'appuie principalement sur les dispositions du règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013) et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LAPLANE
Sujet principal : Recours contre un arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'une demandeuse d'asile vers la Croatie au titre du règlement Dublin III. Juridiction : Tribunal Administratif de Nantes (formation spécialisée "étrangers"). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la décision de transfert a été signée par une autorité compétente (délégation régulière) et qu'elle est suffisamment motivée au regard des exigences légales. Textes appliqués : Règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III), article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : LAPLANE
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. F... H... visant à annuler un arrêté de transfert vers la Croatie pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté, et estime que la motivation de la décision contestée est suffisante au regard de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie également sur le règlement Dublin III (règlement (UE) n° 604/2013).
Avocat : LAPLANE
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’arrêté interruptif de travaux pris par le maire de La Roque-sur-Cèze. Les requérants, M. A... et la SCI Terres des Cascades, n’ont pas justifié de l’urgence nécessaire, les préjudices financiers allégués n’étant pas établis avec suffisamment de précision. Le juge a notamment relevé que le préjudice de 1 400 euros par jour concernait l’entreprise de maçonnerie et non la SCI, et que les éléments produits ne démontraient pas de difficultés financières graves. En conséquence, la requête est rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BLANC-TARDIVEL-BOCOGNANO
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi par Mme A... d’un recours en plein contentieux contestant le refus de la commission de recours amiable de la CAF de l’Hérault de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de prime d’activité de 3 341,55 euros. Après avoir proposé une médiation aux parties, le tribunal a pris acte du désistement pur et simple de la requérante, intervenu par mémoire du 7 octobre 2025. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l’instance.
Avocat : LAPLANTE
Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation de la destination, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative, le tribunal a renvoyé l’affaire au Tribunal Administratif de Montreuil, compétent car le requérant résidait à Pantin (Seine-Saint-Denis) à la date des décisions attaquées.
Avocat : BLANDIN
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un gardien de la paix demandant réparation pour les préjudices liés au traitement de sa demande de rupture conventionnelle. La juridiction a jugé la demande irrecevable au fondement de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir préalablement adressé à l'administration une demande indemnitaire formelle liant le contentieux. En conséquence, la demande de condamnation de la direction générale de la police nationale au paiement d'environ 102 000 euros a été écartée.
Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY
Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'une décision implicite de refus de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui sollicitait un titre en qualité de conjoint de Français, ne démontrait pas l'existence d'une situation d'urgence particulière justifiant la mesure, malgré ses allégations sur les conséquences professionnelles. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LEBLANC
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. G... visant à annuler un arrêté de transfert vers la Croatie pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence de la signataire et en estimant la motivation suffisante au regard de l'article L. 572-1 du CESEDA. La solution s'appuie principalement sur le règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LAPLANE
Avocat : GOZLAN
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à verser 8 000 euros à M. A..., reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 30 août 2023, en raison de l'absence de relogement malgré une injonction du 6 juin 2024. La carence fautive de l'État a engagé sa responsabilité sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Le préjudice a été évalué en fonction des troubles dans les conditions d'existence subis par le foyer de cinq personnes, occupant un logement de 52 m² pendant 22 mois.
Avocat : CABINET DAMY RAYNAL HERVE-LANCIEN
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SARL Vertes Collines, qui demandait l’annulation de la délibération du 24 juillet 2024 par laquelle la commune du Val a approuvé la révision de son plan local d’urbanisme. Le tribunal a jugé que l’illégalité éventuelle de la délibération prescrivant la révision ne pouvait être utilement invoquée contre la délibération d’approbation, et a écarté les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l’enquête publique et à la conformité des orientations d’aménagement. La solution retenue est fondée sur les articles L. 153-11 et R. 153-20 du code de l’urbanisme.
Avocat : SCP BERENGER BLANC BURTEZ-DOUCEDE & ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet de l'Aube rejetant la demande de titre de séjour de M. A... et l'obligeant à quitter le territoire. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, tirés du défaut d'examen particulier, de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du CESEDA, ou de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du même code, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC