12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
12 271
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 470
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante arménienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Marne. Le tribunal a estimé que la requérante ne démontrait pas avoir sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et que le préfet n'avait pas à l'examiner d'office. S'agissant de l'admission exceptionnelle au séjour (article L. 435-1 du CESEDA), le tribunal a jugé que Mme C... ne justifiait pas d'une insertion professionnelle suffisamment significative ni de liens personnels et familiaux d'une intensité telle qu'ils caractériseraient des motifs exceptionnels ou humanitaires. La décision a été rendue sur la base des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : SELARL MAINNEVRET-MALBLANC
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. et Mme D..., de nationalité étrangère, de deux requêtes en référé visant à enjoindre au préfet de la Moselle de leur accorder un rendez-vous pour enregistrer leur demande de titre de séjour et leur délivrer un récépissé, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après avoir admis les requérants au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, a rejeté leurs demandes. Il a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, les intéressés se maintenant en situation irrégulière depuis plusieurs années et n’ayant sollicité leur admission au séjour que récemment, et que la mesure sollicitée n’était pas utile, l’article R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ne permettant pas la délivrance d’un récépissé en l’absence de convocation.
Avocat : BLANVILLAIN
Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. et Mme D..., qui demandaient, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de la Moselle de leur accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants se maintenant en situation irrégulière depuis plusieurs années et n'ayant sollicité leur admission au séjour que récemment. Il a également jugé que la mesure n'était pas utile, l'administration n'étant tenue par aucun délai pour recevoir un étranger en vue du dépôt de sa demande, et que l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile s'opposait à la délivrance d'un récépissé sans convocation préalable.
Avocat : BLANVILLAIN
Avocat : BLANC
Avocat : LANDETE
Avocat : CATALAN
Avocat : SCP VAILLANT & ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Immobilière Patrimoine Construction (IPC). Celle-ci contestait son éviction du lot n°2 d’un marché public de travaux pour le groupe scolaire de Boutigny-sur-Essonne, en invoquant un défaut de communication des motifs de rejet de son offre et une irrégularité de la procédure de négociation. Le juge a estimé que la commune avait suffisamment motivé sa décision et que l’offre de la société IPC avait été à juste titre déclarée irrégulière, car les modifications apportées en cours de négociation étaient substantielles, en méconnaissance des articles L. 2181-1 et R. 2161-13 du code de la commande publique. La demande d’annulation de la procédure et d’injonction a donc été rejetée.
Avocat : SELARL LANDOT ET ASSOCIES
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète de l’Essonne de délivrer à M. A..., ressortissant congolais, un duplicata de sa carte de résident valable jusqu’en 2028. Le juge a estimé que la carence de l’administration à traiter la demande de duplicata, déposée depuis août 2024, créait une situation d’urgence et d’utilité, en raison des conséquences sur l’activité professionnelle et la liberté de circulation du requérant. Aucune décision administrative faisant obstacle à cette mesure n’a été relevée. L’État a également été condamné à verser 800 euros au titre des frais d’instance.
Avocat : GOZLAN
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et à obtenir des mesures d’injonction ainsi que des dommages et intérêts. Par un mémoire du 3 janvier 2026, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le premier vice-président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 28 janvier 2026. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à l’instance sans examen au fond.
Avocat : LANTHEAUME
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 11 octobre 2024. Le juge a écarté le moyen tiré d'un vice de procédure lié à une erreur médicale, estimant que le préfet n'a pas à vérifier le secret médical. Sur le fond, il a considéré que la décision de refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de démonstration de l'impossibilité d'accéder à des soins appropriés au Mali. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour ont été jugées légales.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que les conclusions de M. B..., visant à obtenir une convocation pour le renouvellement de son titre de séjour, étaient devenues sans objet. En effet, postérieurement à l’introduction de sa requête, l’intéressé a été reçu en préfecture et un récépissé lui a été remis. Le juge a toutefois condamné l’État à verser 600 euros à son avocat au titre des frais d’instance, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridictionnelle.
Avocat : LE BLANC
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande d’indemnisation par le ministre des armées, suite à sa réussite à un concours. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation, injonction et condamnation), désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Statuant sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la présidente a toutefois condamné l’État à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du même code).
Avocat : AARPI LANDBECK ET BOCHER-ALLANET
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 2ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. A..., ressortissant canadien, contre l'arrêté du préfet de la Dordogne du 15 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : CHAMBERLAND-POULIN
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête de M. D... contre l'arrêté du préfet de la Gironde du 21 septembre 2023 refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal écarte le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il juge que le refus ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'absence de communauté de vie établie avant 2021 et de la possibilité de poursuivre la vie familiale au Maroc.
Avocat : LANNE
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, contestant l'arrêté préfectoral du 1er octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision n'avait pas méconnu le principe général du droit de l'Union européenne à être entendu, car M. B... avait été auditionné et n'avait pas démontré avoir été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents. Il a également estimé que l'arrêté ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de sa situation personnelle et de la brièveté de son séjour. Enfin, les moyens relatifs au refus de délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour ont été écartés, le tribunal considérant que la préfète avait suffisamment examiné sa situation et n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 612-2, L. 612-3 et L. 612-10
Avocat : BLANC
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante togolaise, qui contestait le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète de la Haute-Savoie. La requérante invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que sa présence en France depuis 2019 et ses liens familiaux, bien que réels, ne constituaient ni une situation exceptionnelle ni une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La décision a donc été confirmée, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'annulation et d'injonction.
Avocat : BLANC
Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête de la SCEA Col de Braus, qui contestait deux arrêtés préfectoraux du 31 mars 2023. Le premier arrêté imposait une consignation de 10 000 euros et le second une astreinte administrative pour non-respect d'une mise en demeure de régulariser une installation de stockage de déchets inertes. Le tribunal a jugé que les arrêtés étaient suffisamment motivés, que l'avis du maire n'était pas conforme et que le préfet n'avait pas appliqué rétroactivement les dispositions du code de l'environnement. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, fondée sur les articles L. 171-7 et L. 171-8 du code de l'environnement.
Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, estimant que le délai de recours avait été suspendu par la demande d'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a jugé que le préfet avait pu légalement substituer la base légale de l'accord franco-algérien à celle du code de l'entrée et du séjour des étrangers, et que la décision de refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant le délai de départ volontaire ont également été validées.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi de deux requêtes distinctes, par M. A... D... et Mme E... épouse A... D..., tendant à l'annulation des arrêtés du 17 octobre 2024 par lesquels le préfet des Bouches-du-Rhône leur a refusé la délivrance d'un titre de séjour, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Les requérants invoquent notamment la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une insuffisance de motivation et un défaut d'examen de leur situation personnelle. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de leur vie privée et familiale. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, de même que les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice.
Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT