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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

12 271 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

12 271

Décisions totales

383 581

Ordonnances

252 670

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LANEffacer tout
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500863

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. Moustapha Gueye contre l'arrêté du 10 janvier 2025 du préfet de la Gironde. Le requérant contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de trois ans, invoquant notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des risques en cas de retour au Sénégal en raison de son homosexualité. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée, que le préfet avait procédé à un examen réel de la situation, et que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée. La requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral fondé sur les articles L. 435-1, L. 542-3, L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : CHAMBERLAND-POULIN

28 janvier 2026• 2ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2410742

**Résumé de la décision :** Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, fait droit à la demande d’expertise judiciaire présentée par M. et Mme D... sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Les requérants, propriétaires d’une maison mitoyenne d’un immeuble communal, allèguent que des travaux réalisés par la commune d’Epineu-le-Chevreuil en 2023 ont provoqué des infiltrations d’eau et de l’humidité dans leur habitation. Le juge estime que la mesure d’expertise est utile car un lien de causalité entre les désordres constatés et les travaux publics ne peut être exclu, et elle est susceptible de se rattacher à un litige principal. En conséquence, un expert est désigné pour déterminer l’origine, les causes et les conséquences des désordres.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCPA LALANNE GODARD HERON BOUTARD SIMON GIBAUD

28 janvier 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2600309

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence ni de l'utilité de la mesure, faute de preuves suffisantes des difficultés rencontrées sur la plateforme de prise de rendez-vous en ligne. La décision rappelle que, pour une demande de renouvellement, l'urgence est en principe présumée, mais que l'intéressé doit démontrer l'impossibilité d'accomplir les formalités préalables. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que le code de justice administrative.

Avocat : GOZLAN

28 janvier 2026
TA93Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523822

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de l'inviter à présenter une demande de renouvellement de son titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement est née le 5 mars 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La mesure sollicitée, qui tend à faire examiner une demande déjà rejetée, ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative et ne peut être regardée comme permettant de prévenir un péril grave. Par conséquent, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.

Avocat : GOZLAN

27 janvier 2026
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502615

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 15 janvier 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait refusé de renouveler la carte de séjour « étudiant » de M. B..., ressortissant marocain, et l'avait obligé à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur d'appréciation en considérant que les études n'étaient pas suivies avec sérieux, au regard de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette solution a été retenue car les échecs antérieurs de l'étudiant étaient justifiés par un état anxiodépressif attesté médicalement, et qu'il avait validé son premier semestre 2024-2025.

Avocat : MAFEUGUEMDJO BLANDINE

27 janvier 2026• 5ème Chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502823

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 4 février 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé un titre de séjour à Mme B..., ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire. La juridiction estime que le préfet a méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme en portant une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, mariée et mère de trois enfants scolarisés en France. L'annulation est prononcée sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, et concerne l'intégralité des décisions contestées.

Avocat : GOZLAN

27 janvier 2026• 5ème Chambre
CAA44Décision• excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-24NT03523

Avocat : CHATELAIS MELANIE

27 janvier 2026• 6ème chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2525674

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 1er août 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a d'abord écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Sur le fond, il a rappelé que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas applicable aux ressortissants algériens, dont la situation est régie de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation a été rejeté, et la décision de refus de séjour étant légale, le moyen d'exception d'illégalité soulevé contre l'obligation de quitter le territoire a également été écarté.

Avocat : LANDOULSI

27 janvier 2026• 1re Section - 2e Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600214

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision consulaire française à Alger refusant un visa de long séjour à M. A..., époux d'une ressortissante française. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants ne justifiant pas d'une impossibilité de vivre ensemble en Algérie, où Mme A... possède également la nationalité, ni d'un lien direct entre le refus de visa et l'état de santé allégué. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : PIC-BLANCHARD

27 janvier 2026
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2600442

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante arménienne, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire de la décision, en raison d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que les moyens tirés du défaut de motivation, du défaut d'examen de la vulnérabilité et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 522-1 à L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : LAPLANE

27 janvier 2026• - Etrangers - 15 jours
TA67Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2510993

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le juge constate que la demande de titre avait été adressée par voie postale, sans que le préfet ait prescrit ce mode de dépôt, en méconnaissance de l'obligation de comparution personnelle en préfecture prévue par les articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable, faute de décision administrative faisant grief susceptible d'être contestée.

Avocat : BLANVILLAIN

27 janvier 2026
TA33Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500113

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, dans sa 5ème chambre, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 5 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement publiée. Il a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée, le préfet ayant notamment exposé les motifs de l'avis du collège de médecins de l'OFII. Enfin, le tribunal a estimé que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'était pas entachée d'un défaut d'examen, le préfet ayant procédé à l'examen de la situation de l'intéressé au regard de son droit au séjour.

Avocat : LANDETE

27 janvier 2026• 5ème Chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600387

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé précontractuel, a rejeté la requête de la Sarl Kazuba. Celle-ci demandait l'annulation de la procédure de passation d'un marché public pour la fourniture et l'installation d'une toilette sèche, attribué par le Département des Pyrénées-Orientales. Le juge a constaté que le contrat avait été signé le 19 janvier 2026, soit avant l'introduction de la requête le 20 janvier 2026. En application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, le référé précontractuel n'est plus recevable après la conclusion du contrat. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable.

Avocat : TOURNAIRE CHAILAN

27 janvier 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2600403

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. A..., ressortissant guinéen, pour enregistrer sa demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle et lui délivrer un récépissé, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue se fonde sur les articles R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'arrêté du 1er août 2023, qui imposent à l'administration de prévoir une solution de substitution en cas d'impossibilité d'utiliser le téléservice ANEF. Le juge a reconnu l'urgence et l'utilité de la mesure, face à un blocage technique persistant empêchant le dépôt en ligne et menaçant le droit au séjour et au travail du requérant.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

27 janvier 2026
TA14Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2302705

Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A... contre l’arrêté du maire d’Avranches du 12 octobre 2022, qui ne s’opposait pas à la déclaration préalable de travaux pour la transformation d’une fenêtre en porte-fenêtre. Le tribunal a écarté l’exception d’incompétence, jugeant que le litige relève bien de la compétence administrative, et a examiné les moyens tirés de l’incomplétude du dossier et de la méconnaissance des articles U 7 et U 11 du plan local d’urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, après application des dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles R. 431-10, R. 431-14, R. 431-35 et R. 431-36.

Avocat : SCP LEBLANC DE BREK FOUCAULT

27 janvier 2026• 2ème chambre
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601028

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer à M. A..., ressortissant guinéen, un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a retenu l'urgence caractérisée par la perte d'hébergement et la menace sur son emploi, ainsi qu'une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d'aller et venir et de travailler. Cette solution s'appuie sur les articles R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'administration n'ayant pas contesté le caractère complet et régulier du dossier de demande.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

27 janvier 2026
TA13Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601080

Référé liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative) rejeté par le Tribunal administratif de Marseille. M. B., ressortissant ivoirien, demandait au juge des référés d'enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, faute de preuve d'une menace imminente sur son contrat de travail ou ses ressources. La requête a été rejetée sans examen de l'atteinte aux libertés fondamentales, sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

Avocat : SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT

27 janvier 2026
CAA75Ordonnance• plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA05770

Avocat : I.VAN ELSLANDE AVOCATS

27 janvier 2026• Juge des référés
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2304807

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la requête du syndicat des copropriétaires « le Lafayette » contestant deux avis de sommes à payer émis par la commune de Nice pour l'occupation du domaine public. Le tribunal a jugé que la redevance était due sur la base de l'arrêté municipal d'autorisation d'occupation, devenu définitif, et ce même si l'occupation effective était moindre. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques, qui impose le paiement d'une redevance pour toute occupation du domaine public.

Avocat : DELPLANCKE-POZZO DI BORGO-ROMETTI & ASSOCIES

27 janvier 2026• 5ème Chambre
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2522367

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A... visant à modifier les mesures d'exécution d'une précédente ordonnance. Le juge a estimé que le préfet du Val-d'Oise, territorialement compétent, avait exécuté l'injonction de réexamen de la demande de titre de séjour, malgré la clôture automatique du dossier pour défaut de production de pièces. Les contestations soulevées par la requérante concernant les pièces demandées et l'impossibilité de redéposer une demande ont été considérées comme relevant d'un litige distinct. En conséquence, il a été décidé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, et les frais de justice ont été rejetés.

Avocat : ADRIEN MÉLANIE

27 janvier 2026