4 178 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 178
Décisions totales
383 581
Ordonnances
251 820
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de la SARL Zourite et de ses gérants, qui demandaient l'annulation du refus de la région Réunion de leur verser les aides des volets 1 et 2 du fonds de solidarité régionale (FSR) tourisme. Le tribunal a estimé que les requérants ne justifiaient pas avoir déposé une demande préalable auprès de la région, rendant le refus non contestable. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont également été rejetées. La décision s’appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code des relations entre le public et l’administration.
Avocat : LOMARI LAURA-EVA
Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de M. D..., M. B... et de la SARL « Zourite » contestant la résiliation de leur convention d'occupation temporaire par la SPL Tamarun. La juridiction a constaté que les conclusions principales, tendant à la reprise des relations contractuelles, étaient devenues sans objet car la convention était arrivée à son terme. Par ailleurs, les conclusions indemnitaires ont été jugées irrecevables en l'absence de demande préalable auprès de l'administration, conformément au principe de liaison du contentieux. Enfin, la requête a été rejetée comme irrecevable pour défaut de ministère d'avocat, en application de l'article R. 431-2 du code de justice administrative.
Avocat : LOMARI LAURA-EVA
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de M. B..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet des Yvelines du 12 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, estimant que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et qu'il ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, le juge ayant considéré que M. B... ne justifiait pas d'une présence ancienne et stable en France ni de liens familiaux suffisamment intenses pour faire obstacle à la mesure d'éloignement.
Avocat : PETILLAULT
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... contestant la décision du ministre de l’intérieur du 30 janvier 2023 confirmant l’ajournement à deux ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que le ministre n’avait pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en se fondant sur l’insuffisance et l’instabilité des ressources de l’intéressée, inférieures au SMIC, malgré son handicap. La solution retenue s’appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, reconnaissant le large pouvoir d’appréciation de l’administration en matière de naturalisation.
Avocat : LAURENT
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. C..., ressortissant marocain, contestant un arrêté préfectoral du 18 août 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulière. Elle a jugé que la décision d'éloignement était légalement fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de l'entrée irrégulière et de l'absence de titre de séjour de l'intéressé, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le motif tiré de la menace pour l'ordre public. Par conséquent, les conclusions en annulation des décisions subséquentes (refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour et fixation du pays de destination) ont également été rejetées.
Avocat : AARPI CLAUDE THOMAS CATHERINE BERNEZ & OLIVIER NUNGE
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 10 septembre 2025. Cette ordonnance enjoignait au préfet du Nord de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Constatant que l'administration n'avait pas exécuté cette injonction, le juge des référés a fait droit à la demande et assorti l'injonction de réexamen d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, à compter d'un délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-4 du code de justice administrative.
Avocat : GUILLAUD
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme B... sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour demander l'astreinte de l'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet du Nord de réexaminer sa situation. En cours d'instance, le préfet a exécuté cette ordonnance en accordant une carte pluriannuelle, et la requérante s'est désistée de ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte. Le tribunal a donné acte de ce désistement et a admis Mme B... à l'aide juridictionnelle provisoire. En application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 800 euros à son avocate.
Avocat : GUILLAUD
Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 24 janvier 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Avocat : LEGUEVAQUES GUILLAUME
Le Tribunal administratif de la Guyane a été saisi par M. B..., ressortissant haïtien, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 19 août 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de deux ans. En défense, le préfet a produit une carte de séjour pluriannuelle délivrée au requérant postérieurement à l’introduction de la requête. Le tribunal a constaté que cette délivrance rendait sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
Avocat : MASCLAUX
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône fixant le pays de destination de sa reconduite à la frontière, en exécution d'une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du contradictoire et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi que le défaut de base légale lié à l'absence de signification du jugement correctionnel. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que la procédure contradictoire n'avait pas été violée et que l'interdiction judiciaire était exécutoire malgré l'appel interjeté. La solution s'appuie sur les articles L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et les articles 410 et 498 du code de procédure pénale.
Avocat : LAURENS
Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 29 octobre 2025 accordant le concours de la force publique pour l’expulsion de Mme A.... La requérante avait obtenu, par une ordonnance du juge de l’exécution du 4 décembre 2025, un délai de grâce l’autorisant à se maintenir dans les lieux jusqu’au 4 août 2026. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, la décision préfectorale ayant déjà ses effets suspendus par cette décision judiciaire.
Avocat : LOMARI LAURA-EVA
Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a examiné la requête de la commune de Baie-Mahault demandant l'annulation de deux titres de recette émis par le syndicat intercommunal d'alimentation en eau potable et d'assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG) pour un montant total de 11 950 692 euros, correspondant au remboursement de prêts suite au retrait de la commune du syndicat. La commune soutenait notamment que l'obligation de remboursement avait été transférée à la communauté d'agglomération Cap Excellence et au syndicat mixte de gestion de l'eau et de l'assainissement de Guadeloupe. Le tribunal a appliqué l'article L. 5211-25-1 du code général des collectivités territoriales, qui prévoit qu'en cas de retrait d'un établissement public de coopération intercommunale, le solde de l'encours de la dette afférente aux biens restitués est restitué à la commune propriétaire. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de la commune, confirmant la légalité des titres de recette émis par le SIAEAG.
Avocat : BRUNSCHWIG GUILLAUME
Le Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre) a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. F... et Mme E..., qui contestaient les arrêtés du préfet de la Loire-Atlantique refusant leur titre de séjour pour raisons médicales et leur faisant obligation de quitter le territoire. Le tribunal a rejeté l'ensemble de leurs demandes, estimant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il a notamment jugé que la procédure d'avis médical de l'OFII était régulière et que les décisions ne méconnaissaient ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 425-10, L. 435-1, L. 612-8, L. 612-10), ni les stipulations de la convention européenne des droits de l'homme (article 8) ou de la convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet des requêtes.
Avocat : PRELAUD
Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. A... dirigée contre la délibération du 7 mars 2023 de la commune de Sainte-Foy-de-Peyrolières approuvant le plan de financement des travaux de réhabilitation de l’ancienne école en maison de santé pluridisciplinaire. Le tribunal a jugé que le requérant ne justifiait pas d’un intérêt lui donnant qualité pour agir, rendant sa requête irrecevable. Par conséquent, les conclusions à fin d’annulation, de remboursement des aides et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées. La commune a obtenu 1 500 euros au titre des frais de justice.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Le Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre) a été saisi par Mme G..., ressortissante guinéenne demandeuse d'asile, afin d'annuler deux décisions de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (B...) refusant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil pour elle-même, ses filles et son fils mineur. Le tribunal a joint les deux requêtes et a fait droit à la demande d'annulation. Il a jugé que les décisions étaient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, car B... n'avait pas tenu compte de la situation de particulière vulnérabilité de la requérante et de ses enfants, notamment du très jeune âge de ces derniers et de l'état de santé du nourrisson. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur le paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Avocat : PRELAUD
Avocat : PRELAUD
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Montreuil donne acte du désistement de Mme D... épouse A... de son recours pour excès de pouvoir dirigé contre le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le désistement, intervenu après la délivrance d'un récépissé de demande de titre, a été déclaré pur et simple par la requérante en réponse à une demande de maintien de conclusions. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la formation de jugement constate qu'aucun obstacle ne s'oppose à ce désistement et en donne acte.
Avocat : LAUTREDOU
Le Tribunal Administratif de Toulon a annulé l'arrêté du 14 mai 2025 par lequel le préfet du Var refusait un titre de séjour « vie privée et familiale » à une ressortissante tunisienne, l’obligeait à quitter le territoire et fixait le pays de renvoi. La requérante, entrée en France en 2018, vivait en couple depuis 2019 avec un résident de longue durée, avait eu deux enfants et s’était mariée en 2022. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme en portant une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale, compte tenu de l’ancienneté de sa présence et de la stabilité de ses attaches. Il a enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité sous trois mois.
Avocat : BAZIN CLAUZADE
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet de la Vendée refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du même code n'était pas fondé, sans autre précision dans l'extrait fourni. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A....
Avocat : SCP ARLAUD - AUCHER - FAGBEMI
Le Tribunal Administratif de Toulouse a été saisi par Mme C... d'une demande d'expertise médicale et d'une provision de 20 000 euros, suite à une intervention de pose de prothèse en 2015 au CHU de Toulouse. Le juge des référés a rejeté la demande d'expertise, estimant qu'elle était dépourvue d'utilité car la requête indemnitaire au fond serait manifestement prescrite. En effet, la décision de rejet de la demande indemnitaire préalable, notifiée le 22 mai 2017, mentionnait correctement les voies et délais de recours, et Mme C... n'a pas saisi le tribunal dans le délai de deux mois ni la commission régionale de conciliation et d'indemnisation pour le suspendre. La solution retenue est fondée sur les articles R. 532-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Avocat : MASCARAS LAURENT