4 178 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
4 178
Décisions totales
383 581
Ordonnances
249 970
Avec résumé IA
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision rectifiant une exclusion définitive d'un collégien. Le tribunal a annulé la décision du recteur de l'académie de Reims confirmant cette exclusion, au motif que la procédure disciplinaire avait méconnu le droit de l'élève de se taire, garanti par l'article R. 511-12-1 du code de l'éducation et les principes constitutionnels. En conséquence, la juridiction a enjoint l'administration d'effacer la sanction du dossier scolaire et de réintégrer l'élève, tout en déclarant irrecevables les conclusions indemnitaires faute de demande préalable.
Avocat : LAUDE ESQUIER CHAMPEY
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension d’un refus de délivrance d’une carte mobilité inclusion avec mention « stationnement ». Le juge estime que le requérant n’a pas démontré l’urgence requise par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, faute d’éléments précis établissant une atteinte grave et immédiate à sa situation. La demande est donc rejetée sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code.
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER
**Sujet principal** : Demande d'une nouvelle mesure d'expertise médicale dans le cadre d'un recours indemnitaire pour aggravation de l'état de santé. **Juridiction** : Tribunal administratif de Grenoble (juge des référés). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la demande en ordonnant une expertise médicale complémentaire, estimant qu'elle est utile pour réévaluer les préjudices liés à l'aggravation de l'état de santé de la requérante depuis une précédente expertise de 2016. Il rejette en revanche la demande de provision de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles R. 532-1 (prescription de mesures d'instruction utiles), R. 621-1-1 (désignation d'un magistrat chargé de l'expertise), R. 621-2 et R. 621-13 (règles de procédure et frais d'expertise) du code de justice administrative. La mission de l'expert se réfère à la nomenclature Dintilhac pour l'évaluation des préjudices.
Avocat : LAURENT
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours contre deux décisions préfectorales déclarant irrecevable la demande de titre de séjour d'une ressortissante angolaise, mère d'un enfant atteint de drépanocytose. Le tribunal a annulé la décision du 16 novembre 2023, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en ne saisissant pas le collège médical de l'OFII pour évaluer l'état de santé de l'enfant, comme l'exige l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de procéder à un nouvel examen de la demande, en tenant compte de l'ensemble des éléments médicaux et des circonstances nouvelles, et a rejeté les autres conclusions.
Avocat : PRELAUD
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral du 20 juillet 2025 obligeant M. B... à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette mesure d'éloignement, au regard de la durée et des conditions du séjour du requérant (plus de dix ans, insertion socio-professionnelle notable et présence d'un enfant en France), portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, méconnaissant ainsi l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 500 euros au requérant au titre des frais engagés pour l'instance.
Avocat : BAZIN-CLAUZADE
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son maintien en rétention administrative. Le tribunal a estimé que l'arrêté préfectoral du 25 février 2026 était suffisamment motivé et légal, considérant que la demande d'asile, présentée tardivement, avait un caractère dilatoire au sens des articles L. 754-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La juridiction a toutefois accordé à M. B... l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence.
Avocat : LAURENS
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension d'une mesure de reconduite à la frontière. Le requérant, dont la demande d'asile et le réexamen avaient été rejetés, n'a pas apporté d'éléments nouveaux et sérieux justifiant son maintien sur le territoire pendant l'examen de son recours devant la CNDA. La juridiction a appliqué les articles L. 753-7 et L. 753-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LAURENS
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple des requérants dans leur recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. La juridiction rejette les demandes de condamnation aux dépens formulées par les deux parties. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative relatifs aux désistements et aux frais irrépétibles.
Avocat : CLAUZADE
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 23 avril 2025 refusant un titre de séjour à Mme B... et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur de droit en se considérant en compétence liée et que la motivation de la décision était insuffisante, notamment sur l'évaluation de l'accès aux soins en Géorgie au regard de l'article L. 425-9 du CESEDA. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de deux mois.
Avocat : LAUNOIS
Le Tribunal administratif de Grenoble rejette une requête en annulation d'un permis de construire, considérant que celle-ci est devenue sans objet. En effet, le permis attaqué avait été abrogé par la commune avant même l'introduction du recours, rendant la demande manifestement irrecevable. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
Avocat : LAUMET
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'une demande d'injonction, assortie d'une astreinte, pour faire exécuter une décision de la commission de médiation DALO reconnaissant le requérant comme prioritaire pour un logement T1-T2. La juridiction constate que le requérant a accepté une proposition de logement conforme à ses besoins le 19 février 2026, ce qui prive sa requête de son objet. En conséquence, le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le recours.
Avocat : COUPAS LAURENCE
Sujet principal : Demande d'indemnisation contre l'État pour un accident de ski causé par un mineur placé sous protection judiciaire de la jeunesse. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation d'ordonnance). Solution retenue : La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante, mettant fin à la procédure, sans examen du fond de l'affaire. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de donner acte d'un désistement par ordonnance.
Avocat : SELARL CABINET LAURENT FAVET
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'exécution des décisions municipales contestées. Le requérant, propriétaire d'une maison, contestait le retrait par la commune de dalles couvrant un caniveau devant son accès et le refus de réaliser des travaux de remplacement. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée et qu'aucun doute sérieux sur la légalité des décisions n'était soulevé, ces dernières étant fondées sur le code de la voirie routière et le code général de la propriété des personnes publiques pour des motifs de sécurité et de gestion du domaine public.
Avocat : CABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU
Avocat : CABINET LAURANT MICHAUD DUCEUX
Avocat : ARNAUD GUILLAUME
Avocat : ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN
Avocat : ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN
Avocat : ANNIE LEVI-CYFERMAN - LAURENT CYFERMAN
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs décisions préfectorales concernant M. A... B..., notamment le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et une assignation à résidence. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les décisions attaquées étaient régulières et suffisamment motivées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également rejeté les conclusions visant à l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire et à la condamnation de l'État à des frais.
Avocat : PRELAUD
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en annulation d'une décision de transfert vers l'Allemagne d'un demandeur d'asile koweïtien. Le tribunal a jugé que le préfet du Nord avait correctement appliqué le règlement Dublin III (règlement UE n° 604/2013) en désignant l'Allemagne comme État responsable, notamment après l'acceptation de reprise en charge par ce pays. Les moyens soulevés, dont la méconnaissance des droits procéduraux et l'absence d'activation de la clause de souveraineté, ont été écartés.
Avocat : GUILLAUD