458 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
458
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 570
Avec résumé IA
Avocat : BERTHET-LE FLOCH
Avocat : LE FLOCH
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B et de M. D H B, qui demandaient l’annulation de la décision de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d’entrée en France du 14 juin 2023. Cette commission avait refusé de délivrer des visas de long séjour au titre de la réunification familiale aux enfants allégués de Mme B, réfugiée guinéenne. Le tribunal a jugé que la commission n’avait pas méconnu les dispositions de l’article L. 114-5 du code des relations entre le public et l’administration, ni commis d’erreur d’appréciation au regard de l’article L. 561-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, née le 19 juillet 2023, qui refusait des visas de long séjour au titre de la réunification familiale à la famille d'un réfugié. Le tribunal a jugé que la commission s'était approprié le motif des décisions consulaires selon lequel les demandeurs n'avaient pas justifié de leur identité et de leur lien familial. Cette solution a été retenue en application des articles D. 312-8-1 et L. 561-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France, qui avait rejeté le recours de Mme A contre le refus de visas de long séjour pour ses enfants mineurs au titre de la réunification familiale. La juridiction a estimé que la commission n'avait pas établi s'être réunie dans une composition régulière, en méconnaissance des articles D. 312-5 et D. 312-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité de procédure a conduit à l'annulation de la décision, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la commission de recours de délivrer des visas de long séjour pour réunification familiale à Mme D et M. F. Postérieurement à l’introduction de la requête, les visas sollicités ont été accordés le 8 janvier 2024, rendant la décision attaquée caduque. Par ordonnance, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il met à la charge de l’État la somme de 500 euros au titre des frais d’instance, sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Nantes concerne un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrance de visas de long séjour pour réunification familiale. Le tribunal constate que les visas ont été délivrés le 13 décembre 2023, rendant les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sans objet. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il n’y a plus lieu de statuer sur ces demandes. L’État est condamné à verser 800 euros à l’avocate des requérants au titre des frais d’instance, conformément à l’article L. 761-1 du code de justice administrative et à l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. C et Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de l’autorité consulaire française au Bangladesh d’enregistrer leurs demandes de visas. Postérieurement à l’introduction de la requête, les visas sollicités ont été délivrés le 3 mars 2024, rendant sans objet les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction. Par ordonnance du 6 août 2024, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté le surplus des demandes, notamment celles relatives aux frais d’instance sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la commission de recours contre les refus de visa, confirmant le refus de délivrance d’un visa de long séjour pour réunification familiale à Mme A F. La condition d’urgence n’a pas été retenue, le juge estimant que les requérants n’avaient pas fait preuve de diligence dans leurs démarches, la demandeuse n’étant pas exposée à une menace immédiate en Éthiopie. Aucun doute sérieux n’a été soulevé sur la légalité de la décision, le refus étant fondé sur le caractère incomplet de la demande de réunification, en raison de l’absence de justification concernant l’enfant déclaré. La décision s’appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative, L. 561-2 et L. 434-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.