444 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
444
Décisions totales
383 581
Ordonnances
252 620
Avec résumé IA
Avocat : CABINET D'AVOCATS LE STRAT
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine ordonnant son transfert vers la Roumanie, responsable de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure d'information prévue à l'article 4 du règlement avait été respectée. Il a également estimé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 5, 22 et 25 du même règlement, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 3 de la CEDH, n'étaient pas fondés. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation d'urgence, a rejeté les requêtes de M. G E et Mme F D, ressortissants mongols, qui contestaient les arrêtés du préfet d'Ille-et-Vilaine ordonnant leur transfert aux autorités croates, responsables de leur demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, l'erreur manifeste d'appréciation de l'article 17, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des arrêtés de transfert, appliquant les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les règlements européens pertinents.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de M. B contestant un arrêté préfectoral du 23 mai 2024 portant obligation de quitter le territoire français (OQTF), interdiction de retour d’un an et obligation de pointage. Le requérant invoquait notamment l’insuffisance de motivation, la méconnaissance de son droit à être entendu et une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, considérant que l’arrêté était suffisamment motivé et fondé sur le 4° de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), après le rejet définitif de sa demande d’asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions contestées.
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet des Côtes-d'Armor du 29 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet pouvait légalement prendre cette mesure sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de sa demande d'asile. Il a également estimé que le droit d'être entendu de Mme B avait été respecté, car elle avait pu faire valoir ses observations lors de sa demande d'asile. En conséquence, l'arrêté a été validé dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté les requêtes de Mme et M. B, qui contestaient des arrêtés préfectoraux du 3 juin 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour d'un an. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées à leur situation personnelle et familiale. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les conventions internationales précitées.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme C, ressortissante djiboutienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 juin 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet d'Ille-et-Vilaine avait légalement fondé sa décision sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après le rejet définitif de sa demande d'asile. Il a estimé que le droit d'être entendu de Mme C n'avait pas été méconnu, celle-ci ayant pu faire valoir ses observations lors de sa demande de titre de séjour. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 6 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation, le défaut d'examen, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 5 août 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions des articles L. 731-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que le préfet n'avait commis ni défaut d'examen ni erreur manifeste d'appréciation, l'assignation à résidence étant une mesure adaptée à la situation de M. B, qui ne pouvait quitter immédiatement le territoire. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur la demande du préfet des Côtes-d'Armor fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de Mme A du centre d'accueil pour demandeurs d'asile qu'elle occupait sans droit. La requête a été jugée recevable et utile, car Mme A, définitivement déboutée de sa demande d'asile par la Cour nationale du droit d'asile le 27 mars 2024, se maintenait irrégulièrement dans les lieux, ce qui faisait obstacle à l'hébergement d'autres demandeurs d'asile. Le tribunal a écarté les moyens de défense de Mme A, notamment l'absence d'urgence et la contestation sérieuse liée à son état de santé et à sa demande de titre de séjour, en application des articles L. 552-2 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'expulsion sans délai, avec autorisation de recourir à la force publique si nécessaire.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. A, un ressortissant roumain, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 août 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, incluant l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d'être entendu, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. C, qui contestait l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine fixant la Géorgie comme pays de destination pour l'exécution de sa peine d'interdiction du territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en désignant la Géorgie, pays dont M. C a la nationalité, conformément aux articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme B, qui contestait son transfert aux autorités suédoises et son assignation à résidence. La juridiction a estimé que l'arrêté de transfert était suffisamment motivé et ne souffrait d'aucun défaut d'examen particulier de sa situation. Elle a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) n'étaient pas fondés, et que l'application de l'article 17 du même règlement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la décision de transfert étant légale, l'assignation à résidence qui en découlait l'était également.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en formation d'urgence, a rejeté les requêtes de M. et Mme A, ressortissants étrangers, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 1er août 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et les assignant à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. Il a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. Les requêtes ont donc été rejetées dans leur ensemble, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais d'instance.
Le Tribunal Administratif de Rennes a examiné la requête de Mme B, ressortissante kosovare, contestant un arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un arrêté d'assignation à résidence. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen, une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de Mme B, jugeant les moyens non fondés au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et des conventions invoquées. La décision confirme ainsi la légalité des arrêtés préfectoraux d'éloignement et d'assignation à résidence.
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en urgence sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision du 26 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait refusé à Mme A, une demandeuse d'asile enceinte, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge a estimé que l'OFII avait commis une erreur d'appréciation en ne prenant pas en compte la particulière vulnérabilité de la requérante, liée à son état de grossesse, son isolement et son absence de ressources, en méconnaissance des articles L. 551-15 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision contestée.